Kaly Diallo sur la présidence de Dansa Kourouma au CNT : « J’ose espérer qu’il sera le socle de la démocratie… »

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Mamadou Kaly Diallo, a donné son point de vue sur la désignation des membres du Conseil National de la Transition (CNT) et Dr Dansa Kourouma, qui est président de cet organe. Cet activiste des droits de l’homme, espère qu’il tiendra compte des critiques formulées à son encontre pour se remettre en cause.

« Nelson Mandela l’a dit, dans la vie il ne faut jamais mener un combat contre les hommes mais il faut se battre contre le système. Comme vous le savez, Dansa Kourouma est une personne qui s’est beaucoup battu dans le pays à lône de la société civile au sein même de la première plateforme de la société guinéenne. Sur ce côté il n’y pas nul doute c’est un acteur clé de la société civile. Maintenant de l’autre côté, aujourd’hui il y a une autre opinion qui pense que c’est quelqu’un qui ne s’est pas beaucoup battu contre le tripatouillage constitutionnel intervenu en Guinée sous le régime d’Alpha Condé. De toutes les façons nous sommes dans une situation d’exception, peut-être il y aura une remise en cause pour que la transition soit conduite au bon port. Et le CNT est l’outil principal pour la mise en œuvre de cette démarche. Parce qu’il fera office de législation qui aura pour mission d’élaborer la nouvelle constitution qui orientera le pays. J’ose espérer qu’il sera le socle de la démocratie et contrôler l’action du gouvernement. Sans oublier le défi relevé sur la question cruciale celle portant sur la durée de la transition », espère M. Diallo.

En tant qu’acteur de la société civile guinéenne, Mamadou Kaly Diallo, indique que le Conseil National de la Transition doit s’inscrire désormais dans une logique d’ancrage des principes et règles démocratiques.

« Les priorités sont connues car nous sommes à une période d’exception. Et il n’est dans l’intérêt de personne de perdurer dans cette période d’exception. Le travail devrait être dans le sens du retour de la Guinée à un ordre constitutionnel. Pour que la Guinée retrouve son honneur au niveau des instances sous régionales et internationales. Mais surtout pour que le pays s’inscrit désormais dans une logique d’ancrage des principes et règles démocratiques pour la construction d’un état de droit, qui sera respectueux des libertés fondamentales et publiques. En s’occupant des questions du développement du pays ».

Mohamed Barry

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