La vulgarisation de l’avant-projet de constitution a été à l’ordre du jour ce samedi 16 novembre à l’assemblée générale hebdomadaire de l’ancien parti au pouvoir le RPG arc-en-ciel. Abordant cette activité du Conseil national de la transition (CNT), honorable Mohamed Lamine Kamissoko, membre du bureau politique dénonce une irresponsabilité dans la gestion des fonds publics.
« Si aujourd’hui les gens se lèvent parce qu’ils ne veulent pas du tout laisser le pouvoir, les gens se lèvent pour dire on a fait une constitution on va aller expliquer à la population. Mais honnêtement à quelle population les gens là sont en train de s’adresser, à quelle population? on dit avant projet donc on n’a pas encore vu le projet, le peuple n’a pas encore vu le projet. Est-ce qu’une institution comme le CNT peut vraiment se mettre en harmonie avec le gouvernement pour décaisser des fonds et aller expliquer un avant projet qu’on peut appeler un brouillon. Ce n’est pas responsable de mobiliser des fonds, des personnes pour venir tromper nos paysans, pour venir tromper nos ouvriers, pour venir tromper la population à la base. Ce n’est pas normal, ce n’est pas sincère. Et pourtant les gens ont dit que c’est la justice qui doit être la boussole, mais ce que nous voyons ce n’est pas faisable. Le peuple n’a pas son compte dans le programme de travail du CNT…», a déploré ce député de la 8ème législature.
C’est pourquoi il invite les militants et sympathisants des partis politiques à être dans l’esprit du mémorandum des forces vives: «Donc conformément à ce que vient de dire ce mémorandum des forces vives, le RPG, l’UFDG, l’UFR, les grands partis sont solidaires à cette déclaration. Et les responsables de l’UFDG de Conakry jusqu’à l’intérieur, les responsables de l’UFR de Conakry jusqu’à l’intérieur, les responsables du RPG de Conakry jusqu’à l’intérieur doivent rester fidèles à ce mémorandum. Doivent suivre de près de cette déclaration des forces vives. Cette explication d’un brouillon de constitution ne concerne nullement pas la classe politique guinéenne. Nous savons que nous représentons les 98% de l’électorat national de notre Pays. Si c’est vrai que c’est nous qui représentons les élections, les candidats, c’est nous qui sommes les acteurs des élections, si c’est vrai qu’un gouvernement n’est que organisateur des élections, mais ceux qui participent aux élections c’est les partis politiques, si cela est une réalité on ne peut pas faire un tel travail à l’absence des partis politiques», a martelé Mohamed Lamine Kamissoko.
Naby Moussa