La Finance Islamique, une finance socialement responsable

0
106

QARDH AL-HASSAN (FINANCEMENT SANS INTÉRÊT NI PROFIT)

 Les racines et principes de la Finance Islamique sont aussi vieux que l’islam lui-même. En effet, Fiqh Al Mouamalat donne depuis des siècles un cadre structuré des transactions financières et commerciales des musulmans sur la base de la transparence, l’éthique, l’équité et la responsabilité sociale.   Pourtant, ce n’est que vers la fin du XXe siècle que le système financier islamique s’est assez développé pour être considéré comme un modèle moderne distinct permettant aux musulmans (et non musulmans) de mener des activités financières conformes aux percepts et aux valeurs universelles de l’islam juste et équitable dans les activités économiques. 

En outre, cette économie a réussi historiquement parce qu’elle a unifié dans un cadre scientifique les principes éthiques du comportement social en Islam justice, équité, solidarité intégrité, avec des principes scientifiques d’efficacité ; de compétitivité, et d’innovation. Dans son système de répartition, qui combine à la fois une redistribution des revenus (Zakat Sadakat et Takaful) et une redistribution du capital (héritage, Waqf et autres donations).

C’est dans cette logique que l’offre d’une banque islamique se spécifie en produit et service, elle n’applique pas, ni la date de valeur, ni l’intérêt etc. Parmi ses outils d’assistance sociale figure le Qardh al-hasan.

Qardh al-hasan (financement sans intérêt)

Le Qard Hassan :  est un financement à caractère social au terme duquel l’intuition financière islamique n’applique pas d’intérêt ou marge au bénéficiaire. C’est-à-dire aucune rémunération ou intérêt. La seule obligation du client consiste à rembourser à l’échéance, le montant du capital qui lui a été prêté en contrepartie juste le vrai réel de la prestation de la banque. En plus, tous les prêts en (finance islamique) sont sans intérêt. D’ailleurs toutes les religions monothéismes prohibent l’intérêt. Le Qardh al-hasan est celui qui est offert aux personnes en besoin de trésorerie sans contrepartie.

En effet, forts de ces principes, la finance islamique demeure aujourd’hui une arme essentielle de lutte contre la pauvreté la précarité, ses principes et outils sont adaptés pour la promotion de la solidarité et l’entraide dans le domaine de la philanthropie.  En résumé, c’est une aide naturelle et gratuite recommande en finance islamique que des banques islamiques et microfinance islamiques donnent pour aider les personnes en besoin pour surmonter leurs difficultés financières temporairement, faire face à leurs problèmes auxquels elles sont confrontées dans leur vie économique.

Par conséquent, certains oulémas le considèrent comme une forme de prêt sans intérêt qui est consenti par un prêteur à un emprunteur sur la base de la bienveillance. Compte tenu de ses atouts, il est d’une nécessité impérieuse que la finance islamique s’acclimate aujourd’hui avec les outils alternatifs pour mieux orienter et réadapter notre écosystème d ‘ économies aux besoins de la population pour la réduction de la pauvreté et la précarité dans notre pays.

Conditions Conformité aux préceptes de la finance islamique

–          Les sources du fonds du Qardh al-hasan doivent être licites ainsi son utilisation ;

–          L’Obligation pour la personne bénéficiaire d’avoir la capacité judiciaire ;

–          Il est un contrat fiduciaire, les fonds sont remis à la bonne foi du bénéficiaire, la banque peut solliciter de garantie ;

–          La fin de contrat soit par le consentement des contractants, la fin d’échéance ;

–          Si nécessaire prise de la garantie en cas d’abus, négligence, ou manquement à la clause du contrat Qardh al-hasan.

Dieu dit dans le Coran : « Ceux qui mangent de l’intérêt ne font que se lever comme se lève celui que le toucher du Diable accable. Cela, parce qu’ils disent : ‘’Rien d’autre : le commerce, c’est comme l’intérêt ! Alors que Dieu a rendu licite le commerce et illicite l’intérêt »

Avantages :

–          Qardh al-hasan permet à un client d’avoir de la trésorerie ;

–          Accéder à un financement sans intérêt ni rémunération ;

–          Recevoir un financement conforme au principe de la charia ;

–          Financement socialement responsable.

Somme toute, la finance islamique a défini des normes éthiques et morales, pour défendre l’intégrité, l’équité, le partage des risques, promouvoir l’entraide et le bien-être de toute la société. Elle incite également à l’honnêteté, à la confiance, et à la justice sociale. Ces valeurs universelles islamiques africaines ont été la force de cette finance participative.  La finance islamique fait recours inlassablement à ces valeurs dans son management en termes d’offre et de service en garantissent ses qualités. C’est pourquoi, ces valeurs doivent être les forces des institutions financières à caractères islamiques.

MANSARE Ibrahim

Consultant en Finance Islamique

Secrétaire Général Adjoint de l’Association Guinéenne pour la promotion de la Finance Islamique (AGFI) 

 Courriel : ibramansaren@gmail.com

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

*

code