Autorité Nationale de cybercriminalité: Ouverture d’un atelier de validation des attributions…

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Ouverture ce vendredi 13 mai 2022, de l’atelier de validation de l’avant-projet de décret portant des attributions, organisations , fonctionnement de l’autorité nationale de cybersécurité et des titres sécurisés et du projet portant sur  la plateforme nationale de signalement des faits de cybercriminalité.
L’objectif de cette rencontre est d’apporter des amendements pour  permettre de se focaliser sur leurs missions au plan national, qui d’abord sera de coordonner les efforts nationaux de lutte contre la cybercriminalité en rapport avec des autres entités ayant les mêmes missions, mais aussi, pour faciliter le signalement des infrastructures relevant de ce domaine d’intervention. 
« Il  vous souviendra que les deux décrets s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre la cybercriminalité. Et cette lutte comme vous le savez déjà, fait partie des préoccupations majeures du gouvernement de la transition qui a bien voulu assigner au Ministère de la sécurité, dans le cadre de la charte de la transition, une mission fondamentale qui est celle de la protection des personnes et de leurs biens. Et dans le cadre de protection des personnes et leurs biens que nous assumons au ministère de la sécurité, la lutte contre la criminalité qui s’inscrit en lettres d’or dans la mesure où nul n’ignore aujourd’hui aussi bien l’importance de l’utilisation de la technologie numérique mais aussi ces méfaits.
Aucune activité humaine ne peut s’effectuer aujourd’hui sans l’appui de la technologie numérique. Que ça soit en administration, que ça soit dans le domaine de l’agriculture, n’importe quel domaine d’activité de la vie aujourd’hui s’effectue grâce à la technologie numérique. Mais l’utilisation de ces  technologies là aussi, il faut toujours la reconnaître a des inconvénients, des conséquences qui sont autres que la commission des activités illicites telles que la cyber pornographie, la cyber escroquerie, le cyber terrorisme, l’intrusion illégale dans le secteur d l’information, l’atteinte aux données personnelles des utilisateurs, qui sont autant d’activités illicites qui s’exercent sur internet. Voilà pourquoi, le gouvernement préoccupé par ce fléau là a cru devoir intervenir en mettant en place ce cadre institutionnel, je veux parler de la plateforme nationale de cybersecurité au niveau du ministère de la sécurité et de la protection civile.
L’objectif qui va être assigné à cette plateforme nationale n’est autre chose que la coordination des efforts nationaux de lutte contre la cybercriminalité. À partir de là tous les intervenants, que ce soit au niveau de la justice, que ce soit au niveau de la gendarmerie, la sécurité pourrait trouver un cadre dans lequel le combat pourra être mené à bon escient » , a expliqué Nouhan Traoré Secrétaire général du ministère de la sécurité et de la protection civile.


Prenant par à ces travaux , Alseny Sall Chargé de communication à l’OGDH  à pour sa part souhaité que ces présents projets prennent en compte les anciens acquis en matière de lutte contre la cybercriminalité tout en respectant les droits de l’homme.
« Nous on est à cet atelier pour plusieurs raisons, premièrement c’est d’abord avoir des informations, quelle est l’opportunité et comment tout cela va se faire d’autant plus qu’il y a déjà beaucoup de mécanismes sur le terrain? Et comment la collaboration va se faire avec les mécanismes existant déjà sur le terrain? Ça c’est le premier aspect qui nous intéresse par rapport à cet atelier. Deuxièmement, pour nous assurer que tout ça répond aux normes nationales et internationales en matière des droits de l’homme et parce qu’aujourd’hui comme vous le savez au niveau des Etats, les régimes d’exception sont des contextes où, souvent on élabore des lois qui détruisent les conditions des populations mais aussi qui restreindent les libertés publiques mais aussi qui occasionnent les violations de droit de l’homme, notamment pour assurer notre rôle de veille sur le respect des droits de l’homme. Donc on est là, pour assurer notre rôle de veille sur le respect des normes internationales en matière des droits de l’homme dans l’élaboration de ce texte, mais aussi nous informer davantage comment  cela va se passer sur le terrain quand le mécanisme va être mis en place », indique-t-il.

Cette rencontre a connu la présence de plusieurs cadres de ce département et d’autres services , venus pour apporter leurs contributions à la coordination de la lutte contre la cybercriminalité.
Maken Fofana 

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