Le président de l’Union Démocratique de Guinée a donné son point de vue sur la nomination des membres du gouvernement de transition. L’ancien chef de file de l’opposition n’a pas manqué de signaler sa non satisfaction vis-à-vis de la composition de l’équipe dirigée par le premier ministre Mohamed Beavogui.
Parlant de ce gouvernement qui aura la lourde tâche de diriger la transition guinéenne, Mamadou Sylla fait remarquer qu’un gouvernement de la transition est différent de celui du développement. Avant de s’interroger sur la durée de cette transition.
« Nous devons savoir que ce gouvernement n’est pas un gouvernement de développement mais c’est un gouvernement qui a pour mission de conduire à bon port la transition. Aujourd’hui ce qui devrait être le plus important c’est la mise en place d’un conseil national de la transition (CNT) pour qu’on commence dès maintenant à travailler. Parce qu’il y a assez de choses qui nous attendent comme rédaction et adoption d’une nouvelle constitution. Surtout il faut savoir que la transition n’est pas une fin en soi mais le défi majeur de la Guinée reste à savoir la durée que cela prendra pour un retour à l’ordre constitutionnel. Et la durée de la transition reste le gros point d’interrogation » affirme l’ancien chef file de l’opposition chez confrères de Star21TV.
C’est pourquoi le président de l’UGD invite les nouvelles autorités à tout mettre en œuvre pour réussir cette transition. Notamment, le cas du fichier électoral qui divise toujours les acteurs politiques.
« Parmi les missions qui urgent de la transition il y a celle liée au recensement de la population enfin que le fichier électoral soit complètement nettoyé. Parce que toutes les opérations de révision de ce fichier que le pays a connu ont été émaillées de violences mais aussi source de beaucoup de crise politique. Je pense que de notre côté, nous estimons que deux ans est suffisant pour réussir ce pari » se justifie-t-il.
Depuis la chute du régime d’Alpha Condé, nombreux sont des partis politiques qui recherchent à se faire une place sur la scène politique.
Pour l’ancien chef de file de l’opposition, c’est le moment opportun de se lancer à la conquête des militants dans le camp de l’ancien parti au pouvoir. Parce que, précise-t-il, « là où on est, on est dans une période favorable pour pêcher beaucoup de militants dans les rangs de l’ancien parti au pouvoir qui est tombé ».
Mohamed Barry