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Kolaboui :des citoyens demandent le retour du conseil communal dissout

Depuis la dissolution du conseil communal de Kolaboui, la municipalité n’est presque pas fonctionnelle depuis bientôt deux mois et cela n’est pas sans conséquence sur les activités de la communauté. La coordination locale des jeunes ainsi que le patriarche de cette sous-préfecture s’inquiètent pour l’avenir de leur localité. Ils tirent la sonnette d’alarme et appellent l’Etat à remettre en place le conseil communal dissout à défaut de la mise en place d’une délégation spéciale.
Le conseil communal de Kolaboui a été dissout par le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation le 27 août 2022 pour mauvaise gestion et détournement de fonds présumés. Des accusations que le maire et ses conseillers réfutent catégoriquement. La sous-préfecture de Kolaboui une localité avec plus de 64 mille habitants se trouve à date sans aucune autorité locale. Sur les lieux, l’endroit reste très calme, seul le secrétaire général assure le service minimum, Mory Kourouma n’a pas voulu s’exprimer. Yakhouba Kalissa est le président de la coordination locale des jeunes « c’est une situation amère que nous vivons, l’absence de la commune c’est comme si nous sommes abandonnés à nous même, parce que chaque autorité a son rôle à jouer, la commune c’est la clef du développement d’une communauté et aujourd’hui elle n’est pas là plus de deux mois, donc franchement c’est un peu critique pour nous les communautés » s’inquiète-t-il.
Les inquiétudes sont grandissantes chez le responsable de la jeunesse UFR, Amara Woutem Camara, qui pense que la dissolution de la mairie n’est pas une bonne décision « aujourd’hui nous sommes dans l’inquiétude et dans l’incertitude de voir vraiment cette situation-là toujours calme et sans solution. On demande maintenant l’installation d’une délégation spéciale ou de retourner la commune parce qu’il n’y a pas eu de preuve qui prouve que les gens là ont détourné » a-t-il aussi réagi.
La sous-préfecture de Kolaboui étant une zone minière, la municipalité ne devrait pas rester durant tout ce temps sans des responsables locaux. S’il est nécessaire qu’une délégation spéciale soit mise à la tête de la commune, le doyen du village souhaite que ce soit un fils de la localité qui la préside « nous ne voulons pas qu’on nous impose quelqu’un ici, nous voulons que ce soit un fils résidant de Kolaboui qui connait bien ici et qui aime notre intérêt » a-t-il souhaité.
Déjà, la tension commence à monter entre la communauté Landouma et le secrétaire général. Le patriarche Amadou Coumbassa ainsi que son adjoint reprochent à Mory Kourouma de gérer les affaires de la communauté en catimini sans aucun compte rendu à leur niveau. Lansana Camara hausse le ton et demande au MATD de fermer momentanément la commune « il signe les documents sans nous informer, comme ça il est capable de revendre chez nous et partir. Maintenant ce que nous voulons c’est de fermer d’abord la commune et remettre la clef au sous-préfet, mais en attendant le secrétaire général lui n’a qu’à partir » dit-il.
La cour patriarcale de Kolaboui demande donc le retour aux affaires de l’équipe dissoute à défaut de la mise en place d’une délégation spéciale « qu’il retourne le conseil communal dissout, parce que nous nous n’avons pas vu leur défaut, personne ne peut justifier que c’est ce que le maire Ansoumane Zito a fait avec son équipe » souhaite-t-il.
Ces derniers temps, les factions de jeunes s’agitent autour de la composition de la future délégation spéciale, une situation qui commence à créer des divisions entre camps rivaux.

Hassatou Lamarana Bah

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