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Dialogue inter guinéen, menace sur la liberté de la presse : cet appel pressant de Sidya Touré vis-à-vis du CNRD

Lors de la dernière assemblée générale de l’année 2023 samedi, le président de l’Union des Forces Républicaines (UFR) s’est exprimé sur la conduite de la transition en Guinée. Du dialogue inter guinéen à la menace sur la liberté de la presse, Sidya Touré n’a pas manqué de faire un appel pressant à l’endroit des autorités de la transition. Parlant du dialogue, il a estimé que ça ne peut se faire qu’en commun accord avec tous les acteurs. Il a invité également le Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD) à ne pas museler la presse.

D’où son appel pressant à l’endroit des autorités de la transition sur ces deux sujets qui défraient la chronique dans la cité. « La seule solution, c’est de sortir de la méfiance et s’installer dans une discussion. Nous continuons à souhaiter ce dialogue inclusif qui fait que les principaux partis de l’opposition ne sont pas exclus de la discussion. Il ne faut pas se taper la poitrine pour ça. Nous sommes tous en train de parler de la Guinée, tout le monde a les raisons de vouloir la développer d’une manière ou d’une autre. Mais si nous mettons nos efforts en commun, partout où il y a la paix, l’entente des leaders, des politiques, avec le gouvernement, le pays se développe. Nous sommes dans un cadre bien connu qui est le nôtre (…) Nous souhaitons un dialogue inclusif, nous le réclamons parce que c’est comme cela que nous pouvons aller de l’avant. Notre pays est le nôtre, nous avons les mêmes ambitions pour que la Guinée change à bien, pour que les Guinéens améliorent leurs conditions de vie. Nous tenons à ce que cela soit affirmé, ça se fera à condition que tous les Guinéens soient autour de la table. Je souhaite vraiment que les conseils portent, que les esprits soient ouverts, qu’on pense pour la nouvelle année au développement que par les défis de provocations, des menaces, ça ne sert pas notre intérêt. Nous restons ouverts à toutes les discussions », a déclaré Sidya Touré.

« Le plus important aujourd’hui pour l’anniversaire du décès du président Conté, c’est les acquis démocratiques notamment en ce qui concerne la presse qui fait aujourd’hui l’objet d’un débat particulier. Nous n’avions pas de presse écrite à l’arrivée du pouvoir des militaires en 1984. Le premier qui a essayé de faire cela en publiant les lettres qu’il distribuait partout, c’était le doyen Bah Mamadou. Au lendemain de la révolution, personne ne savait comment faire. Mais finalement, on a fini par accepter les journaux. Ce qui manquait c’était la presse orale, notamment les radios privées. Nous avons dû faire des manifestations en 2005 pour que le président Conté prenne des décisions de décrets autorisant l’ouverture des radios privées. Mais ce n’est pas tout, nous avons eu trois mois de négociations avec lui en 2007 pour mettre en place la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). Donc, ça veut dire qu’on pouvait discuter. Et à l’époque, on discutait (…) C’est un moment malheureux, après que le président Conté ait autorisé la liberté de la presse, on fait tout aujourd’hui pour qu’il n’y ait plus de presse, je crois qu’il faut abandonner ces genres d’idées ».

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