Pour exiger la libération de SeKou Jamal Pendessa, le syndicat des professionnels de la presse de Guinée a dévoilé d’autres stratégies mardi 30 janvier. Ces actions ont été annoncées par le secrétaire général adjoint dudit syndicat suite à la conduite du dossier Jamal en information judiciaire par le procureur.
« Déjà nous avons écrit à des ambassades basées à Conakry mais aussi à des institutions internationales pour attirer l’attention de la communauté internationale sur la volonté des autorités à éteindre définitivement les médias libres et indépendants de notre pays. Ensuite, on a tenu une assemblée générale extraordinaire ce matin, avec les 13 centrales syndicales du pays, réunies au sein de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG). Assemblée à l’issue de laquelle, on a décidé de donner 72 heures aux autorités de Conakry pour procéder à la libération de Sékou Jamal Pendessa. A défaut, on se réservera tous les droits que nous confère la charte de la transition pour bien entendu, passer par d’autres moyens notamment, le déclenchement d’une grève générale et illimitée dans tous les secteurs publics et privés du pays, pour non seulement obtenir la libération du camarade Pendessa, mais aussi pour la satisfaction totale et intégrale des autres points de notre plate-forme revendicative notamment, la fin du brouillage des radios privées, la réintégration des chaînes privées au niveau du Canal+ et Startimes, mais aussi la fin de toutes les menaces qui planent sur la tête des journalistes en Guinée», a-t-il fait savoir.
«L’autre décision prise par le Syndicat des professionnels de la presse de Guinée est de se constituer en « prisonnier à partir des prochains jours, dans tous les tribunaux du pays, pour que ceux qui ont la volonté aujourd’hui de mettre sous le grappin les journalistes, finalement qu’on leur donne l’opportunité de rentrer tous dans les prisons et de les laisser faire ce qu’ils veulent faire de ce pays là», a martelé Ibrahima Kalil Diallo.
Mansaré Naby Moussa