Après le limogeage de deux membres du gouvernement, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a réaffirmé sa détermination à lutter contre la corruption au sein de l’administration publique. Dans un message publié sur sa page Facebook, le chef de l’État a assuré qu’aucun responsable, quel que soit son rang ou sa proximité avec le pouvoir, ne sera épargné par les exigences de la rigueur républicaine.
« Contre la corruption, ma main ne tremblera pas », a martelé Mamadi Doumbouya, avant d’insister sur le principe selon lequel « aucun rang, aucune fonction, aucune proximité ne met quiconque à l’abri de la rigueur républicaine ». Peut on lire.
Pour le président guinéen, les décisions prises au sein de l’appareil d’État constituent une illustration de cette volonté d’appliquer l’exigence d’exemplarité à tous les responsables publics, y compris ceux qui travaillent directement à ses côtés. « L’exigence d’exemplarité s’applique à tous, sans exception, à commencer par ceux qui servent à mes côtés », a-t-il déclaré.
La Refondation face à l’exigence d’exemplarité
Dans son message, Mamadi Doumbouya a également rappelé que la Refondation, principe central de son action politique, ne devait pas se limiter à un simple slogan. « La Refondation n’est pas un slogan, elle est une discipline que nous nous imposons d’abord à nous-mêmes », a-t-il affirmé.
Cette vision, selon le chef de l’État, s’inscrit dans les trois principaux objectifs assignés à la Refondation : le vivre-ensemble, la construction d’une économie au service du peuple et la mise en place d’institutions fortes et crédibles.
Le président a particulièrement insisté sur la préservation de l’unité nationale, qu’il présente comme une priorité de son action.
« Je ne laisserai personne jouer avec notre union sacrée. Le vivre-ensemble reste ma priorité première », a-t-il souligné.
Restaurer la confiance entre l’État et les citoyens
Au-delà de la lutte contre la corruption, le chef de l’État estime que la construction d’une nation repose sur la confiance et la cohésion sociale. Il a ainsi appelé à dépasser les divisions liées aux régions, aux origines et aux différences entre les citoyens.
« Une nation ne se bâtit pas dans la division ni dans l’impunité », a-t-il indiqué, estimant qu’elle se construit plutôt à travers « la confiance retrouvée entre l’État et ses citoyens, et entre les Guinéens eux-mêmes ».
Mansaré Soumah Naby Moussa





