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Décès d’un candidat condamné pour fraude au Bac à Kindia : son père raconte les dernières heures de son fils et appelle à la clémence

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La mort de Mamadou Djouma Bah, candidat au baccalauréat unique session 2026 condamné pour fraude aux examens, suscite une vive émotion à Kindia. Décédé ce mardi 21 juillet, le jeune homme faisait partie des candidats placés en détention après leur condamnation. Alors que plusieurs informations faisaient état d’un décès survenu en prison, son père a apporté des précisions sur les circonstances de ce drame.

Selon son témoignage, son fils souffrait de problèmes de santé avant même son incarcération.

« Ils ont été enfermés pendant 14 jours, mais lui ne se portait pas bien. Il souffrait de rhumatismes et ne supportait pas la fraîcheur. Quand son état s’est aggravé, les autorités nous ont autorisés à l’envoyer à l’hôpital régional, où il est resté deux jours », a-t-il expliqué.

Le père de famille poursuit en indiquant que, sur autorisation, son fils avait ensuite quitté l’hôpital pour regagner le domicile familial. Mais à peine arrivé devant le portail de la maison, son état s’est brusquement détérioré.

« Il est tombé au niveau du portail. Nous sommes immédiatement repartis à l’hôpital. Nous y sommes restés jusqu’à 23 heures. Il m’a demandé de lui acheter du jus. Après l’avoir bu, il m’a dit : « Papa, je n’arrive plus à bien respirer ». Je lui ai demandé ce qui n’allait pas, mais il m’a répondu qu’il ne savait pas. Je suis allé chercher les médecins. À mon retour, il m’a demandé de le laisser s’adosser à moi avant de me dire : « Papa, je vais mourir » », a raconté le père, la voix chargée d’émotion.

Profondément éprouvé par cette perte, il dit s’en remettre à Dieu, tout en lançant un appel aux autorités guinéennes en faveur des autres candidats encore détenus à la Maison d’arrêt de Kindia.

« Ce que je demande aux autorités compétentes, c’est de revoir la situation. Je pensais qu’un élève devait être protégé, tout comme un gendarme, un militaire ou un journaliste. C’est l’élève qui deviendra demain policier, enseignant, journaliste ou même président de la République. Je ne maîtrise pas la loi, mais je demande humblement que les autres candidats soient libérés afin qu’ils ne connaissent pas le même sort que mon fils », a-t-il plaidé.

Mansaré Soumah Naby Moussa

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