Le ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités a réagi avec fermeté à l’affaire de violences sexuelles commises contre des mineurs dans la préfecture de Mandiana. Dans un communiqué officiel, le département indique suivre avec la plus grande attention l’évolution de cette affaire, dont la récente diffusion de vidéos sur les réseaux sociaux a profondément choqué l’opinion publique.
Le Gouvernement guinéen condamne sans réserve ces actes, qualifiés de crimes graves portant atteinte aux droits de l’enfant, à la dignité humaine et sévèrement sanctionnés par les lois de la République. Il dénonce également l’enregistrement, la diffusion et le partage des images des violences, estimant que ces pratiques aggravent le traumatisme des survivantes, compromettent leur reconstruction et violent les principes fondamentaux de protection de l’enfance.
Selon le ministère, les autorités compétentes avaient été saisies dès le mois d’avril. Les services d’enquête ont procédé à l’interpellation des auteurs présumés, désormais mis à la disposition de la justice afin de répondre de leurs actes conformément aux dispositions légales en vigueur.
Parallèlement aux procédures judiciaires, un dispositif de prise en charge psychologique, sociale et médicale a été mis en place au profit des survivantes. Ces dernières ont également été accueillies au Centre d’autonomisation des femmes de Mandiana afin de favoriser leur réinsertion sociale et économique dans un environnement sécurisé et respectueux de leur dignité.
Le département rappelle que le viol est un crime et souligne qu’aucune considération sociale, culturelle ou communautaire, ni aucun règlement à l’amiable, ne peut faire obstacle à l’application de la loi. Les auteurs ainsi que leurs éventuels complices devront répondre de leurs responsabilités devant les juridictions compétentes.
Le ministère exprime en outre sa vive préoccupation face aux discours misogynes, aux propos culpabilisant les survivantes et aux tentatives de banalisation ou de justification des violences sexuelles observés sur certaines plateformes numériques. Il insiste sur le fait qu’aucune victime ne peut être tenue responsable des violences qu’elle subit.
Le Gouvernement appelle les parents, les autorités administratives, les élus locaux, les chefs de quartier, les leaders religieux et communautaires ainsi que l’ensemble des citoyens à signaler systématiquement tout cas de violences sexuelles ou de violences contre les enfants auprès des services compétents, notamment le Service central de protection des personnes vulnérables, l’OPROGEM et les services sociaux. Il invite également chacun à s’abstenir de partager des contenus portant atteinte à la dignité des victimes.
S’inscrivant dans la vision du président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, qui fait de la protection des personnes vulnérables une priorité de l’action publique, le ministère annonce le renforcement des mécanismes de prévention, de protection et de prise en charge des survivantes sur toute l’étendue du territoire national.
À cet effet, le département prévoit d’intensifier les campagnes de sensibilisation au sein des communautés, de renforcer la coordination avec les acteurs judiciaires, sécuritaires, sanitaires et sociaux, ainsi que de poursuivre les initiatives destinées à prévenir durablement les violences sexuelles et à améliorer la protection des enfants.
En conclusion, le ministère réaffirme que la dignité des survivantes est « non négociable » et rappelle que la lutte contre les violences sexuelles constitue une responsabilité collective. Il exprime sa profonde compassion aux survivantes et à leurs familles, tout en renouvelant son engagement à œuvrer, aux côtés des institutions compétentes, pour que justice soit rendue, que les victimes bénéficient d’une prise en charge adaptée et que leurs droits soient pleinement garantis.
Mansaré Soumah Naby Moussa





