Les audiences criminelles en cours au Tribunal de première instance de Macenta ont enregistré, ce vendredi 24 juillet 2026, un premier verdict très attendu. La Cour a condamné le caporal-chef Abdoulaye Keita à six ans de réclusion criminelle pour le viol d’une adolescente âgée de 14 ans.
Poursuivi pour ces faits commis dans la commune urbaine de Macenta, le prévenu a reconnu sa responsabilité au cours des débats. Cette reconnaissance n’a toutefois pas empêché la Cour de prononcer une peine privative de liberté, traduisant la gravité des faits reprochés.
Au nom du ministère public, le procureur de la République, Salimou Diaby, avait requis 15 ans de réclusion criminelle. Réagissant après le prononcé de la décision, il a estimé que ce jugement constitue un rappel important du principe selon lequel aucune fonction ni aucun uniforme ne place un citoyen au-dessus de la loi. Selon lui, cette condamnation renforce le combat contre les violences sexuelles, notamment celles visant les mineures.
Ce procès, suivi avec une attention particulière par la population, a ravivé le débat sur la protection des enfants et la nécessité d’une réponse judiciaire ferme face aux crimes sexuels. À Macenta, comme dans plusieurs Préfectures du pays, les appels à une répression plus sévère de ces actes se multiplient.
Avec ce premier verdict de la session criminelle, le Tribunal de Macenta entend réaffirmer son engagement à sanctionner les auteurs de violences sexuelles et à garantir que les victimes obtiennent justice, quels que soient le statut ou la profession des personnes poursuivies.
Gilbert Yoma Neyo Tinguiano depuis N’zérékoré Kalenews.org





