La circulation routière normale est basée sur le droit routier appelé couramment Code de la route. Celui-ci est constitué de lois et de règlements dont le respect constant par les usagers de la route permet de circuler sans couacs.
En dépit des principes sacro saints du code de la route, l’usage du bon sens partout où c’est nécessaire fait partie des ingrédients d’une conduite vertueuse en circulation routière.
De ce qui précède, je réponds ci-dessous à la question posée à partir de l’image jointe à cet écrit à savoir: qui passe en premier entre les trois véhicules ?
En effet, la réponse directe est que la voiture blanche (A) doit passer en première position (j’évoquerai plus bas le pourquoi de ce choix), suivie du camion (C) et enfin le camion (B) ferme la marche, au nom du principe de la priorité à droite lorsque les deux voies routières présentes ont le même statut.
Si les deux voies ont le même gabarit mais la priorité est accordée à la voie directe empruntée par le camion en jaune (B), celui-ci serait le second à passer après la voiture blanche (A). Dans ce cas, devant le camion en blanc (C) un panneau « céder le passage » devait figurer.
Avec le même obstacle devant la voiture blanche (A), dans l’hypothèse d’une file de plusieurs véhicules de chaque côté, un régulateur de passage (un agent de la sécurité routière ou un flagman) serait nécessaire pour mieux concilier le droit et le bon sens.
Ce jugement est à la fois basé sur le droit (règle de la priorité à droite) et sur le bon sens (qui tient compte de l’obstacle que la voiture blanche (A) a devant elle indépendamment de sa volonté, y compris sa position de remontée d’une pente).
Sans obstacle devant la voiture blanche (A), seules les règles de la priorité à droite seront appliquées. Dans cette condition, la voiture blanche continuera sur son sens de circulation le plus librement possible, que cette voie soit prioritaire ou pas. Pour les deux camions, se référer à ce que j’ai sus mentionné.
À mon avis, une telle réflexion est nécessaire au regard du constat visuel et simple que chacun peut faire du comportement de nos usagers de la route en général, en particulier à l’intérieur du pays, où un grand de motocyclistes, de conducteurs de véhicules légers et mêmes de poids lourds ont une insuffisance notoire dans l’application des règles élémentaires de la circulation routière et les nuances entre elles.
Ce défaut, qui devient presque de plus en plus caractériel, a un fort impact négatif sur la qualité de notre circulation routière et sur la sécurité routière dans notre pays.
Mes prochains écrits seront plus explicites sur ce sujet.
Ensemble, agissons préventivement contre le retour des accidents graves et récurrents sur nos routes.
Balla Moussa Konaté, Ingénieur des ponts et chaussées.






