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Renforcement des institutions de lutte contre la corruption et les pratiques assimilées, voici la proposition du Mouvement JUPA (Mohamed Chérif Touré)

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La corruption constitue l’un des principaux obstacles au développement économique, à la justice sociale, à la confiance des citoyens dans les institutions et à l’attractivité des investissements. La lutte contre ce fléau ne peut produire des résultats durables que si les institutions chargées de la prévention, de la détection, de l’investigation et de la répression bénéficient d’un soutien politique, juridique, financier et humain à la hauteur de leur mission.

Le Mouvement JUPA (Justice – Unité – Paix) salue le travail remarquable accompli par les responsables et les agents de l’Office de Répression des Détournements et Fraudes (ORDEF), ainsi que par l’ensemble des institutions nationales engagées dans la lutte contre la corruption. Malgré des conditions souvent difficiles, ces femmes et ces hommes contribuent chaque jour à la protection des ressources publiques, à la défense de l’État de droit et à la moralisation de la gestion publique.
Parce qu’un État fort se construit sur des institutions fortes, JUPA invite le Gouvernement à adopter un Programme national de renforcement des institutions de lutte contre la corruption, articulé autour des mesures suivantes :

1. Valoriser les femmes et les hommes qui combattent la corruption


Instituer un régime d’incitation professionnelle comprenant une prime spéciale de performance et de risque, attribuée selon des critères objectifs, transparents et régulièrement évalués. Cette reconnaissance permettra de motiver les agents tout en renforçant l’intégrité et l’exigence de résultats.

2. Doter les institutions de moyens modernes


Mettre à la disposition des structures compétentes des équipements adaptés à leurs missions : véhicules d’intervention, laboratoires numériques, logiciels d’investigation financière, systèmes sécurisés de traitement des informations, équipements informatiques performants, locaux modernes et ressources logistiques suffisantes.

3. Garantir la protection des enquêteurs


Créer un véritable mécanisme de protection des agents contre les intimidations, les représailles et les pressions de toute nature. Ce dispositif devra intégrer une couverture médicale renforcée, une assistance juridique permanente, des mesures de sécurité adaptées ainsi qu’un accompagnement psychologique lorsque les circonstances l’exigent.

4. Assurer un financement stable et transparent


Prévoir une ligne budgétaire spécifique et durable dans le budget national destinée aux institutions de lutte contre la corruption, tout en favorisant des partenariats techniques et financiers avec les partenaires au développement, dans le strict respect de la souveraineté nationale et des principes de transparence.

5. Renforcer le cadre juridique


Moderniser les textes régissant les institutions spécialisées afin de consolider leur indépendance fonctionnelle, de clarifier leurs compétences, d’encadrer les mécanismes de contrôle et d’assurer une meilleure coordination avec les juridictions, les services d’enquête et les organes de contrôle de l’État.

6. Investir dans la formation permanente


Mettre en œuvre un programme national de formation continue portant sur les enquêtes financières complexes, la criminalité économique, la lutte contre le blanchiment de capitaux, la cybercriminalité, les techniques modernes de renseignement financier, le recouvrement des avoirs illicites ainsi que la coopération judiciaire internationale.

7. Renforcer la coordination institutionnelle


Créer un cadre permanent de concertation entre les différentes institutions intervenant dans la prévention, le contrôle, l’enquête et la répression des infractions économiques et financières afin d’améliorer le partage d’informations, d’éviter les doublons et d’accroître l’efficacité des actions engagées.

8. Promouvoir la transparence et la redevabilité


Instituer un comité national indépendant de suivi chargé d’évaluer périodiquement les performances des institutions concernées, de publier un rapport annuel accessible au public et de formuler des recommandations destinées à améliorer la gouvernance du dispositif national de lutte contre la corruption.

9. Développer une culture nationale d’intégrité


Renforcer les programmes d’éducation civique, de sensibilisation et de prévention auprès des administrations publiques, des collectivités locales, des établissements scolaires, des universités, du secteur privé et des organisations de la société civile afin de faire de l’intégrité une valeur fondamentale de la République.
L’engagement de JUPA
Le Mouvement JUPA réaffirme que la lutte contre la corruption ne doit jamais être sélective, politisée ou instrumentalisée. Elle doit s’exercer dans le strict respect de la Constitution, des lois de la République, des droits fondamentaux et des garanties d’un procès équitable.
Nous sommes convaincus que protéger et valoriser les institutions chargées de défendre les ressources publiques revient à protéger l’avenir de la Nation.
JUPA exprime sa disponibilité à contribuer, aux côtés du Gouvernement, des institutions républicaines, des partenaires techniques et financiers et de la société civile, à l’élaboration et à la mise en œuvre de réformes ambitieuses permettant de bâtir une administration plus intègre, plus performante et plus responsable.
Pour JUPA, la bonne gouvernance n’est pas un slogan : elle est la condition indispensable du développement, de la justice sociale, de l’unité nationale et de la paix durable.

Mohamed Chérif Touré
Mohamedcheriftoure80@gmail.com

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