Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) réagit à l’annonce du recrutement de 8 000 nouveaux enseignants. L’organisation syndicale salue une décision qu’elle juge importante pour répondre aux besoins en personnel enseignant et exige le respect des engagements pris dans le protocole d’accord du 3 janvier 2026.
Le SLECG interpelle notamment le ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique et celui de l’Éducation nationale, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (MENA-ETFP) sur l’application « intégrale et sans aucune interprétation restrictive » du point 7 dudit protocole. Selon cette disposition, « les enseignants contractuels communaux non retenus ayant obtenu la moyenne en pratique de classe seront prioritaires au prochain engagement ».
Pour le syndicat, cette clause constitue un engagement formel entre les parties et doit, par conséquent, être pleinement respectée. Le SLECG estime notamment que la reprise de l’ensemble du processus, incluant la biométrie, l’identification et la pratique de classe pour des enseignants déjà concernés par le dispositif, reviendrait à remettre en cause l’accord conclu.
Les contractuels de Conakry au cœur des préoccupations
Le SLECG évoque également la situation des enseignants contractuels de la zone spéciale de Conakry. Se référant au protocole d’accord du 2 décembre 2025, le syndicat rappelle que ces enseignants doivent se préparer aux prochains concours et/ou épreuves pratiques de classe et bénéficier de la priorité prévue dans les engagements convenus.
L’organisation entend par ailleurs rectifier une information qui aurait été avancée par un cadre du MENA-ETFP concernant le nombre de contractuels concernés dans la zone spéciale de Conakry. Contrairement à 200 enseignants qui aurait été évoqué, le SLECG affirme que la zone spéciale de Conakry compte « des milliers de contractuels ».
Le syndicat rejette toute remise en cause de l’accord
À la suite d’une rencontre entre le MENA-ETFP et le ministère de la Fonction publique, le SLECG dit avoir exprimé sa « profonde surprise » face aux résolutions concernant les enseignants contractuels communaux non retenus, notamment celles relatives à la reprise du processus. Le syndicat rejette fermement toute décision susceptible, selon lui, de remettre en cause ou de vider de sa substance le point 7 du protocole d’accord du 3 janvier 2026.
Pour le SLECG, un protocole d’accord signé entre les parties constitue un engagement qui doit être respecté et exécuté de bonne foi, et non un simple document de circonstance.
Le SLECG appelle au dialogue, mais exige le respect des engagements
Le syndicat réaffirme son soutien aux enseignants contractuels communaux non retenus ainsi qu’aux enseignants contractuels de la zone spéciale de Conakry. Il annonce qu’il restera vigilant quant à la mise en œuvre des engagements pris en leur faveur.
Tout en se déclarant disponible pour un « dialogue constructif et responsable » avec les autorités compétentes, le SLECG estime que celui-ci ne peut être dissocié du respect des accords conclus entre les parties.
Le syndicat demande ainsi aux autorités de prendre toutes les dispositions nécessaires pour garantir l’application intégrale du point 7 du protocole d’accord du 3 janvier 2026. Pour le SLECG, « le respect des accords est la meilleure garantie de la paix sociale dans le secteur de l’éducation ».
Mansaré Soumah Naby Moussa





