À quelques heures du lancement officiel de la campagne électorale en vue de l’élection présidentielle de 2025, une polémique éclate autour du refus opposé au FRONDEG par la mairie de Matoto. En effet, le Front démocratique de Guinée dénonce un refus d’autorisation de la part du président de la délégation spéciale de Matoto concernant la tenue de son meeting d’ouverture de campagne, prévu le 30 novembre 2025 dans cette circonscription.
Selon les informations recueillies, le parti dirigé par l’ancien ministre Abdoulaye Yero Baldé affirme avoir respecté toutes les formalités prévues par le Code électoral afin d’obtenir une autorisation officielle pour procéder au lancement de sa campagne ce dimanche dans la commune de Matoto.
« Nous avons fait une demande conformément aux textes, notamment le Code électoral. Nous avons sollicité une autorisation de campagne pour le dimanche à Matoto afin de lancer nos activités, et un courrier a été adressé à la mairie », explique une source proche du parti.
Cependant, la réponse reçue de l’autorité communale aurait surpris les responsables du FRONDEG. Dans un courrier officiel signé par Moussa Diallo, président de la délégation spéciale de Matoto, la mairie indique ne pas disposer des informations nécessaires pour valider la demande.
« Malheureusement, le président de la délégation spéciale nous répond qu’il ne possède ni toutes les informations sur le parti, ni celles concernant le candidat. Par conséquent, il dit ne pas pouvoir autoriser le lancement de notre campagne dans sa commune », poursuit la même source.
Ce refus intervient à un moment où les formations politiques multiplient les démarches administratives en préparation de la campagne électorale prévue pour débuter officiellement le 28 décembre.
Pour l’heure, aucune communication officielle de la mairie ou des autorités électorales n’a été publiée concernant ce blocage administratif. Du côté du FronDeG, le dossier serait en cours de réexamen, et des démarches supplémentaires devraient être entreprises pour obtenir l’autorisation requise.
Cette situation relance le débat sur la transparence, l’égalité d’accès aux espaces publics et la gestion administrative des activités politiques, alors que le pays se dirige vers un scrutin présenté comme crucial pour son avenir.
Olladi Ibrahima


