En prélude à la prochaine édition des 72 Heures de la Terre Guinéenne, prévue en octobre prochain à Kankan autour de la filière igname, une importante session de formation d’une semaine est organisée dans la ville de Kankan.
Cette initiative, portée par Racines Communication, s’inscrit dans le cadre des activités préparatoires de l’événement et vise à renforcer les capacités des acteurs intervenant dans la chaîne de valeur de l’igname.
La formation est exécutée avec l’appui du partenaire technique ONFPP (Office National de Formation et de Perfectionnement Professionnels), en collaboration avec les acteurs et structures concernés par le développement de la filière.
Réunissant 50 participants, cette session se déroule à la Bibliothèque Lansinè Williams de Kankan et met l’accent sur le renforcement des connaissances et des compétences des bénéficiaires afin de favoriser une meilleure organisation et une plus grande valorisation de la filière igname.
Pour Mamadou Saliou BAH, commissaire général des 72 Heures de la Terre Guinéenne, cette formation constitue une étape importante avant la tenue de l’événement d’octobre.
« Nous avons voulu que les 72 Heures de la Terre Guinéenne ne soient pas seulement un rendez-vous de trois jours. Il était important pour nous de commencer en amont par des actions concrètes de renforcement de capacités. Cette formation permet de préparer les acteurs, de les outiller et de créer les conditions d’une meilleure valorisation de la filière igname à Kankan », explique-t-il.

Selon le commissaire général, l’ambition est également de faire de cette édition un espace de réflexion, de partage d’expériences et de mise en relation entre producteurs, organisations professionnelles, partenaires techniques et autres acteurs de la chaîne de valeur.
Au-delà des enseignements théoriques, les bénéficiaires voient dans cette formation une opportunité de mieux comprendre les enjeux liés à leur activité et de développer de nouvelles compétences.
« Cette formation nous permet d’acquérir de nouvelles connaissances et surtout de mieux comprendre les différentes étapes liées à la production et à la valorisation de l’igname. Nous espérons pouvoir mettre ces acquis en pratique dans nos activités quotidiennes. » Mariam Camara participante.

La participation de différents profils traduit également la volonté des organisateurs de favoriser une dynamique collective autour de la filière.
Pour M. Koné, point focal de l’ONFPP à Kankan, l’accompagnement de cette activité répond à la nécessité de renforcer les compétences des acteurs locaux.
« L’ONFPP a pour mission de contribuer au développement des compétences professionnelles. Dans le cadre de cette activité, notre objectif est d’accompagner les bénéficiaires à travers une formation adaptée aux besoins des acteurs de la filière. Nous souhaitons que les connaissances acquises puissent être effectivement utilisées sur le terrain », souligne-t-il.

Cette collaboration entre Racines Communication, l’ONFPP et les acteurs de la filière igname constitue ainsi l’une des premières étapes concrètes des préparatifs des 72 Heures de la Terre Guinéenne.
Après cette semaine de formation, les préparatifs se poursuivront pour la tenue de la prochaine édition des 72 Heures de la Terre Guinéenne, prévue en octobre à Kankan.
L’événement sera consacré à la filière igname, avec notamment des activités de formation, des panels, des rencontres entre acteurs, des expositions-ventes et des espaces de promotion des produits agricoles locaux.
À travers cette édition, Racines Communication entend contribuer à mettre davantage en lumière le potentiel de la filière igname, tout en favorisant le dialogue entre producteurs, organisations professionnelles, institutions publiques, partenaires techniques et opérateurs économiques.
La formation actuellement organisée à Kankan apparaît donc comme un premier rendez-vous majeur avant le lancement officiel des activités des 72 Heures de la Terre Guinéenne, qui ambitionnent de placer l’agriculture et les acteurs du monde rural au cœur des réflexions sur le développement économique et la sécurité alimentaire en Guinée.





