Les populations du district de Kalafilila, sous-préfecture de Boula, préfecture de Kankan ont passé l’une des nuits les plus terrifiantes de leur histoire. Des coups de gaz et d’armes ont retenti toute la nuit du Mardi 14 à Mercredi 15 juillet entraînant la mort d’une femme.
Selon nos informations, des gendarmes déployés par les autorités administratives et locales de Kankan pour assurer le maintien d’ordre suite aux menaces d’attaque contre le village voisin de Bölossö, auraient fait usage de gaz lacrymogène après qu’ils aient été attaqués par les populations : « L’EGMI, assurait la sécurité. Entre-temps, ils ont été pris à partie par les populations qui cacheraient des armes. Malgré, le souhait du préfet de déposer les armes afin de ne pas attaquer aussi leurs voisins de Bölossö. C’est suite à cela qu’une dame aie inhalé le gaz avant de rendre l’âme. »nous a confié un responsable de la préfecture.
Depuis le village de Kalafilila, un leader de jeune dont on a joint réfute catégoriquement ces accusations : « Dans la soirée du Mercredi 14 juillet, nous avons vu des pick-up remplis des gendarmes. Qui ont encerclé le village. Ils ont pillé, détruit, calciné nos concessions et tirer des balles réelles et des bonbonnes de gaz lacrymogène provoquant le décès d’une dame. Nous avons complètement déserté le village. »nous a-t-il confié.
Pour rappel, depuis des années, un conflit oppose le village de Kalafilila à celui de Bölossö dans lequel un homme y a perdu la vie. Et depuis, des tensions montaient de jour en jour. Des centaines de personnes ayant quitté le village de Bölossö sont sur le territoire ivoirien qui seraient empêchées de retourner selon les autorités préfectorales.
Nou y reviendrons
Lamine Toutè Kaba





