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Décret : nomination partielle des membres du gouvernement (liste)

Dans un décret lu ce lundi à la télévision nationale (RTG), le président de la République, Mamadi Doumbouya a procédé à la nomination partielle des membres du gouvernement. 20 ministres ont été nommés et plusieurs qui étaient dans l’ancien gouvernement ont bénéficié de la confiance renouvelée du Chef de l’Etat. 

voici la liste

  1. 1. Garde des Sceaux, ministre de la justice et des droits de l’homme, Monsieur Ibrahima Sory de Tounkara.
  1. 2. Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Monsieur Ibrahima Khalil Condé.
  1. 3- Ministre de la sécurité et de la protection civile, général Ahmed Mohamed Oury Diallo.
  1. 4- Ministre des Affaires étrangères, de l’intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Dr Morissanda Kouyate.
  1. 5- Ministre de l’économie, des finances et du budget, Madame Mariama Ciré Sylla.
  1. 6- Ministre des mines et de la géologie, Monsieur Bouna Sylla.
  1. 7- Ministre de l’élevage, monsieur Félix Lama.
  1. 8- Ministre de la pêche et de l’économie maritime, Monsieur Fassou Théa.
  1. 9- Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, docteur Yaka Sidibé.
  1. 10- Ministre de l’éducation nationale, de l’alphabétisation, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, monsieur Alpha Bakar Barry.
  1. 11- Ministre de la culture, du tourisme et de l’artisanat, monsieur Moussa Moïse Sylla.
  1. 12- Ministre de la santé et de l’hygiène publique, Madame Kaïté Sall.
  1. 13- Ministre de la femme, de la famille et de solidarité, madame Patricia Adeline Lama.
  1. 14- Ministre de la jeunesse et des sports, monsieur Celou Baldé.
  1. 15- Ministre des infrastructures, Monsieur Fasinet Sylla.
  1. 16- Ministre des transports, porte-parole du gouvernement, monsieur Ousmane Gaoual Diallo.
  1. 17- Ministre de la communication, de l’économie numérique et de l’innovation, monsieur Mourana Soumah.

18- Ministre de l’environnement et du développement durable, porte-parole adjointe du gouvernement, madame Djamy Diallo.

  1. 19- Secrétaire général du gouvernement, avec rang de ministre, Monsieur Tamba Benoit Kamano.
  1. 20- Secrétaire général des affaires religieuses, avec rang de ministre, Elhaj Karamoh Diawara.

Kalenews

La conduite dans un état d’ivresse, que prévoit la loi? (Juriste Kalil Camara)

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L’article 25 de la loi 023 du 20 juin 2018 portant code de la route en République de Guinée prévoit la condamnation de la conduite de véhicule dans un état d’ivresse. Cependant, ce texte laisse une réserve pour être appliqué.

Il dispose que l’état d’ivresse est constaté dans le sang ou dans l’air expiré en référence à un taux fixé par voie réglementaire. Dès lors, l’application dudit texte dépend de l’acte réglementaire.

En effet, dans une loi, les dispositions dont l’exécution nécessite des mesures d’application ne peuvent s’appliquer sans ces mesures devant être prises par un texte réglementaire.

La question, existe-t-il un texte réglementaire fixant le taux d’alcool dans le sang ou dans l’air expiré ?
Je ne saurais y répondre. En tout état de cause, sans ce texte réglementaire, il n’y a pas d’infraction et le test obligatoire imposé aux conducteurs peut s’avérer arbitraire.

Le texte réglementaire est censé fixé le taux et les sanctions en cas de refus par un conducteur de se soumettre au test.

Kalil Camara

Quand de petits ajustements peuvent libérer de grandes ressources publiques (Par Mohamed Chérif Touré)

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Dans un service de l’administration publique, une imprimante en parfait état de fonctionnement était restée longtemps inutilisée, faute d’un simple dispositif de fixation. L’équipement existait, l’utilité était évidente, mais l’absence d’une petite pièce suffisait à bloquer son exploitation. Après un ajustement minime, la machine a repris du service, évitant ainsi une mise au rebut prématurée et un achat neuf.

Cette situation, loin d’être exceptionnelle, invite à une réflexion plus large sur la gestion quotidienne des ressources publiques, tant matérielles qu’humaines. Elle ne traduit pas une mauvaise volonté, mais plutôt les limites d’un système administratif parfois freiné par des procédures lourdes face à des problèmes simples.

Des ressources disponibles, mais pas toujours activées

L’administration guinéenne dispose aujourd’hui d’un patrimoine matériel important et, surtout, d’un capital humain de plus en plus qualifié. De nombreux cadres sont formés en droit, en finances publiques, en gestion de projets, en réformes sectorielles. Ils constituent un potentiel réel pour l’action publique.

Pourtant, dans la pratique, il arrive que ces compétences ne soient pas pleinement mobilisées. Certains agents se retrouvent affectés à des missions qui ne correspondent pas à leur profil, tandis que l’État recourt parallèlement à des expertises externes. Il ne s’agit pas d’un dysfonctionnement intentionnel, mais souvent d’un manque de mécanismes souples d’identification et de valorisation des compétences existantes.

Une administration prudente, parfois au détriment de l’efficacité

La rigueur procédurale est indispensable à la bonne gouvernance. Toutefois, lorsque la prudence administrative devient excessive, elle peut produire des effets contraires à l’objectif recherché. Des décisions simples prennent du temps, des initiatives utiles sont différées, et des ressources restent inexploitées.

Dans ce contexte, l’inaction est parfois perçue comme plus sûre que l’initiative, même lorsque celle-ci est motivée par l’intérêt général. Cette culture de la retenue, compréhensible au regard des exigences de contrôle, mérite aujourd’hui d’être rééquilibrée au profit de l’efficacité et des résultats.

Un enjeu budgétaire et humain

Dans un pays confronté à des contraintes budgétaires réelles, chaque optimisation compte. L’amélioration de l’utilisation des ressources existantes permettrait non seulement de réaliser des économies, mais aussi de renforcer la motivation des agents, en donnant un sens concret à leurs compétences.

Lorsque les talents sont durablement sous-utilisés, le risque est double : une perte de performance pour l’État et une frustration progressive des cadres, parfois tentés de chercher ailleurs la reconnaissance de leur savoir-faire.

Des réformes en cours, une opportunité à consolider

Les initiatives récentes, telles que les efforts d’assainissement de la fonction publique ou les ambitions portées par la Vision Simandou 2040, témoignent d’une volonté claire de modernisation de l’État. Elles offrent une opportunité précieuse pour aller plus loin, en intégrant pleinement la question de la valorisation effective des ressources existantes.

Des outils simples peuvent y contribuer : inventaires digitaux du matériel, cartographie des compétences, procédures allégées pour les décisions de faible impact financier, mobilité interne orientée projets, et reconnaissance des initiatives utiles.

Faire de l’optimisation une culture administrative

Il ne s’agit pas de bouleverser l’administration, mais de l’aider à mieux fonctionner, en favorisant une culture où l’initiative responsable est encouragée et où chaque ressource publique est utilisée à son plein potentiel.

Parfois, il ne faut ni grands discours ni réformes coûteuses, mais simplement le bon ancrage au bon endroit qu’il s’agisse d’une imprimante, d’une compétence ou d’une idée.

En prenant conscience de ces ajustements possibles, l’État guinéen peut renforcer son efficacité, améliorer le service public et faire en sorte que chaque franc investi produise un impact réel et durable au bénéfice des citoyens.

Mohamedcheriftoure80@gmail.com

Mariage de Moussa « Enzo » Scifo Camara : une célébration de la fidélité et de la reconnaissance (Abass Pablo Bangoura)

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Le dimanche 31 janvier 2026, Moussa « Enzo » Scifo Camara a convolé en justes noces dans la capitale, lors d’une cérémonie empreinte d’émotion et de solennité, en présence de nombreuses personnalités du monde culturel, sportif, économique et social.

Pour donner un cachet particulier à cet heureux événement, le couple a choisi comme parrain de mariage la grande icône de la musique guinéenne, Sékouba Bambino Diabaté, qui était accompagné de son épouse.Une présence remarquée qui a rehaussé l’éclat de la cérémonie.

Au-delà de l’aspect festif, ce mariage a surtout mis en lumière le parcours d’un homme reconnu pour sa loyauté et sa constance. Depuis sa jeunesse, Moussa Scifo Camara a entretenu une relation fondée sur la fidélité et la reconnaissance avec le philanthrope Antonio Souaré, qui l’a soutenu, encadré et considéré comme son propre fils. Homme de foi et d’engagement social, Antonio Souaré a contribué à l’insertion professionnelle de milliers de jeunes guinéens.

Malgré les aléas et les périodes difficiles traversées par son bienfaiteur ces dernières années, Moussa Scifo Camara est demeuré fidèle à ses principes, restant aux côtés de celui qui lui a tendu la main. Une attitude saluée par de nombreux observateurs.

La forte mobilisation enregistrée lors de cette cérémonie apparaît ainsi comme un véritable retour de l’ascenseur. Plusieurs éminentes personnalités ont tenu à témoigner leur reconnaissance à Moussa Scifo Camara pour ses loyaux services rendus à la Guinée, à travers son engagement constant aux côtés d’Antonio Souaré, qui lui a ouvert les portes des grands cercles et des hautes sphères de décision. Ce mariage aura donc été bien plus qu’une simple union : il a consacré un parcours, des valeurs et une fidélité devenue exemplaire.

Qu’Allah élargisse la subsistance du couple, protège leur foyer contre toute épreuve et fasse de leur maison un lieu de foi et de sérénité.
Qu’il leur accorde une descendance pieuse, utile à la communauté et respectueuse de Ses prescriptions.

Amina Yarabi

Abass Pablo Bangoura

Quel profil pour le futur « Super-Ministre » de l’Éducation et de la Formation professionnelle ? (Mamoudou Nagnale Diakité)

À la suite de la démission du gouvernement Bah Oury 1, le vent de la restructuration souffle sur le sommet de l’État. La fusion du ministère de l’Éducation Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) avec celui de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle (METFP) n’est pas qu’un simple jeu de chaises musicales. C’est un signal fort : la fin d’un système cloisonné.
Doter la Guinée d’un système éducatif cohérent, du primaire à l’insertion professionnelle, qui forme des citoyens critiques, des professionnels compétents et des acteurs économiques capables de répondre aux besoins du marché national et régional — par une refonte des curricula, la création de lycées professionnels et la modernisation de la formation des enseignants.
Pour piloter ce paquebot, la Guinée n’a plus besoin d’un simple gestionnaire de calendriers d’examens, mais d’un stratège-réformateur. À mon humble avis, voici le portrait-robot de celui ou celle qui devra dessiner le citoyen guinéen de demain.

Un Visionnaire, pas un « Préfet des Examens »

Ces dernières années, l’action ministérielle a trop souvent été réduite à la sécurisation des examens nationaux. Si la lutte contre la fraude est nécessaire, elle ne constitue pas une politique éducative.
Le futur ministre doit posséder une vision holistique. Il doit comprendre que l’école ne sert pas uniquement à obtenir un diplôme, mais à forger une main-d’œuvre qualifiée et une conscience citoyenne. Son profil doit allier :
Une expertise pédagogique avérée : Comprendre comment on apprend au XXIe siècle ;
Une culture de l’anticipation : Savoir de quels métiers la Guinée aura besoin dans 10 ans (Mines, Agriculture, Nouvelles Technologies).

L’Architecte des Curricula : « Apprendre à Faire »

Le constat est sans appel : nos programmes sont souvent déconnectés des réalités économiques, sociopolitiques et culturelles. Le futur ministre devra s’attaquer au chantier titanesque de la refonte des curricula.

Dépoussiérer les contenus : Introduire le codage, l’entrepreneuriat et l’éducation civique dès le plus jeune âge ;
La révolution des Lycées Professionnels : C’est le cœur de la fusion. Le futur ministre doit briser le tabou qui veut que l’enseignement technique soit une voie de garage. Il doit instaurer des Lycées de Métiers d’excellence, où un bachelier sort avec une compétence technique réelle, prêt à l’emploi ou à l’auto-emploi ;
Une vision prospectiviste de l’éducation : l’école ne sert pas seulement à former les jeunes pour des métiers actuels, c’est aussi le lieu où les imaginations doivent être sans limite.L’avenir n’est pas une promesse passive, mais un chantier qui se bâtit des années d’avance, l’école doit s’y prêter.

Un Manager de la Fusion

Fusionner deux ministères aussi massifs est un défi administratif et humain. Le profil idéal doit être un excellent négociateur et un gestionnaire de ressources humaines hors pair pour parvenir à :
Harmoniser les corps d’inspection ;
Répartir les budgets de manière efficiente entre l’éducation de base et la formation technique ;
Motiver un corps enseignant souvent désabusé par des conditions de travail précaires.
Un Secrétariat d’État pour l’Enseignement Technique


Le « Mouleur » de Citoyens

L’école détermine le comportement du futur ministre, du cadre et du citoyen. Le futur titulaire du poste doit être un modèle d’intégrité.
S’il échoue à instaurer la méritocratie et l’éthique au sein de l’école, il produira des cadres qui reproduiront la corruption et l’inefficacité au sommet de l’État. La réforme doit donc être aussi morale que technique. « L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde, mais seulement si le porteur de l’arme sait où il vise. » Nelson Mandela

Le choix du Président de la République pour ce portefeuille sera le test ultime de la volonté de transformation réelle du système guinéen. La Guinée ne peut plus se permettre de former des chômeurs diplômés, mais doit désormais bâtir des bâtisseurs.
La fusion récente des portefeuilles ministériels offre une opportunité structurelle rare : aligner l’éducation de base sur la formation technique et l’insertion professionnelle. Le pays n’a pas besoin d’un « manager des examens » mais d’un ministre réformateur, doté à la fois d’une expertise pédagogique, d’un sens aigu du management public et de la capacité politique de rassembler parties prenantes et partenaires. Sa réussite se mesurera non pas seulement en diplômes délivrés, mais en citoyenneté formée, en compétences utiles à l’économie et en trajectoires d’emploi durable pour la jeunesse guinéenne.

Mamoudou Nagnale Diakité,
Juriste, citoyen concerné par l’éducation
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Guinée : pour créer son parti présidentiel, Mamadi Doumbouya mise sur un vieux routier, Bah Oury (Par Oumar Kateb Yacine)

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En confiant au premier ministre, Bah Oury, la mission de structurer la mouvance Génération pour la Modernité et le Développement, le président Mamadi Doumbouya s’appuie sur une figure politique expérimentée, présente sur la scène nationale depuis plus de trois décennies, pour poser les bases d’un cadre politique en vue des prochaines échéances électorales..

Il y a des décisions politiques qui ne relèvent ni du hasard ni de la simple gestion du temps. En chargeant le premier ministre, Bah Oury, de structurer la mouvance Génération pour la Modernité et le Développement (GMD), le président Mamadi Doumbouya ne se contente pas de créer un simple parti présidentiel. Il pose un geste calculé, qui en dit long sur sa stratégie de sortie de transition et sur sa lecture du paysage politique guinéen.

Bah Oury n’est pas un novice parachuté dans l’arène. Sexagénaire, cet ancien banquier traîne une longévité rare dans un environnement où les carrières politiques s’étiolent souvent vite.

Il est, qu’on le veuille ou non, l’un des derniers survivants politiques d’une génération entrée en scène au début des années 1990, lorsque la Guinée s’ouvrait au multipartisme. Depuis 1992, il a connu l’opposition radicale, la prison, l’exil, les alliances improbables, les ruptures brutales et, enfin, l’exercice du pouvoir. Peu d’acteurs politiques guinéens peuvent aujourd’hui revendiquer une telle continuité sur près de quatre décennies, sans disparition prolongée du radar politique.

En lui confiant la structuration de la GMD, Mamadi Doumbouya semble avoir fait un choix lucide : celui de l’expérience contre l’improvisation, de la mémoire politique contre l’illusion de la table rase. Car bâtir un parti présidentiel n’est jamais une pratique improvisée et hasardeuse. Au contraire, c’est une opération hautement politique, qui suppose de connaître les territoires, les hommes, les susceptibilités, les fractures anciennes et les fidélités silencieuses. Autant de savoirs qui ne s’acquièrent ni dans les communiqués ni dans les bureaux climatisés.

L’appel lancé par Bah Oury à la dissolution des mouvements ayant soutenu Mamadi Doumbouya, lors de l’élection présidentielle de décembre dernier, au profit d’un grand parti traduit une volonté claire de mettre fin à la dispersion. Derrière le discours sur l’inclusivité et le caractère fondateur du projet GMD – Bâtir Ensemble, se dessine une logique classique de ressemblement et de consolidation de toutes les forces politiques se réclamant du président de la République. Une logique assumée certes, mais risquée, car elle exige une autorité politique à la fois forte et raffinée pour éviter frustrations, marginalisations et autres départs.

Ce choix stratégique résonne étrangement avec un précédent historique que la Guinée connaît bien. En 1992, le général Lansana Conté avait confié à Elhadj Biro Diallo, disparu en 2025, la mission de bâtir le Parti de l’Unité et du Progrès (PUP). Là aussi, il s’agissait de donner un bras politique solide à un pouvoir en quête de légitimation électorale. Pour y arriver, la tâche avait été confiée à un homme d’expérience, compagnon de l’indépendance, capable d’affronter une opposition populaire et structurée. L’histoire montre que cette stratégie avait permis au régime de s’implanter durablement, sans pour autant éteindre les contestations.

Mais l’histoire, précisément, ne se répète jamais à l’identique. Le contexte de 2026 n’est plus celui de 1992. Les attentes sociales sont plus fortes, l’opinion publique plus exigeante, les réseaux sociaux plus implacables. En donnant la priorité à la construction du parti présidentiel en ces temps durs, le pouvoir prend le risque d’apparaître déconnecté des urgences quotidiennes : cherté de la vie, précarité, accès aux services de base. Le pari politique ne peut réussir que s’il s’accompagne d’une réponse crédible à ces souffrances.

Au fond, la mission confiée à Bah Oury dépasse sa personne. Elle pose une question centrale : la Guinée est-elle en train de préparer une fin de transition vers un ordre politique structuré, ou de reproduire les schémas classiques de captation du pouvoir par un parti dominant ? Bah Oury, fort de ses quarante années de combat politique, sait mieux que quiconque que la frontière est mince.

.En choisissant cet homme de l’histoire, Mamadi Doumbouya parie sur l’expérience, la continuité et la maîtrise des équilibres politiques. Reste à savoir si ce pari sera validé par l’histoire ou s’il se heurtera, une fois encore, aux imprévisibles embûches du marigot politique guinéen.

Oumar Kateb Yacine est Analyste-Consultant en Géopolitique
Contact: bahoumaryacine777@gmail.com

Publication de l’image des enfants sur les réseaux, ce qu’il faut savoir ( Par Kalil Camara, Juriste)

Les enfants ont droit au respect de leur vie privée et de leur image. Photographier, enregistrer, filmer ou diffuser l’image d’un enfant sur internet ou sur les réseaux n’est pas libre et peut être sanctionné.

L’article 22 du code de l’enfant dispose : «L’enfant a droit à la protection de sa vie privée et de son image.
Toute action pouvant affecter la vie privée ou familiale ou l’image de l’enfant est interdite.»

Cette disposition a deux composantes :

D’une part la protection de la vie privée de l’enfant,
D’autre part l’interdiction de toute action pouvant affecter ce droit.
I-PROTECTION DE LA VIE PRIVÉE DE L’ENFANT
Le droit de l’enfant à la protection de sa vie privée et de son image incombe à ses parents et à l’Etat. La négligence dans la protection peut sanctionnée.
-Sur la responsabilité des parents
Les parents exercent l’autorité parentale. Ils décident (par principe en commun) de tout ce qui va dans l’intérêt de l’enfant.
Conformément à la loi précitée, cette autorité consiste pour eux à protéger l’enfant dans sa sécurité, sa santé, son éducation scolaire, sa moralité et son développement.
La sécurité de l’enfant s’entend à le protéger contre les atteintes à la vie et à l’intégrité physique ou psychique.

Les parents peuvent s’opposer à une action pouvant affecter l’un de ses éléments. Ils peuvent par exemple s’opposer à la photographie ou à la diffusion de l’image de leur enfant. Leur consentement est, par principe, indispensable pour un tel acte. En fonction de l’âge, le consentement de l’enfant est nécessaire ou peut s’opposer à celui de ses parents.
En cas d’atteinte, les auteurs peuvent être poursuivis en justice.
Sur la responsabilité de l’Etat

L’Etat prend des mesures visant à protéger les enfants contre les tiers d’une part et contre leurs parents d’autre part. La loi met à sa charge des obligations pour protéger la vie et l’intégrité physique et psychique de l’enfant contre quiconque.
Les parents ne sont pas exempts des poursuites pénales en cas de violation de leur devoir envers l’enfant ou d’attente au droit de l’enfant.

En vertu de la constitution, du code de l’enfant et des textes internationaux, l’Etat doit adopter des mécanismes social, juridique, structurel, institutionnel , économique ou financier pour la protection des droits de l’enfant.

En 2024, la France promulgue une loi spéciale visant à garantir le respect au droit à l’image des enfants. ( LOI n° 2024-120 du 19 février 2024).
II- L’INTERDICTION DE TOUTE ATTEINTE au DROIT protégé

L’enfant, qu’il soit en conflit ou non avec la loi, il est interdit de porter atteinte à sa vie privée et à son image.

L’enfant dans une situation normale

L’article 358 du code pénal punit quiconque porte volontairement atteinte à la vie privée d’autrui. Selon le même texte, il y’a atteinte à la vie privée, en fixant, en enregistrant ou transmettant au moyen d’un appareil quelconque l’image d’une personne se trouvant dans un espace privé, sans son consentement.
Il en résulte que la prise d’image et la diffusion de l’image en privé exige le consentement de l’intéressé. Il n’en est pas moins exigé lorsqu’il s’agit d’un enfant.

En France, la loi de 2024 soumet expressément la prise d’image et la diffusion de l’image d’un enfant au consentemen de ses parents. Les parents décident en commun accord de l’utilisation de l’image de l’enfant sur l’internet ou sur les réseaux.

En fonction de son âge, l’accord de l’enfant est nécessaire pour toute utilisation de son image. Autrement dit, les enfans doivent être associés à toute action qui les concerne.

En dehors de toute infraction pénale, l’atteinte à l’image et l’intimité de la vie privée de l’enfant est sanctionnée par des dommages-intérêts ( art 67 CE)

L’enfant en conflit avec la loi

Comme l’enfant en situation normale, celui mis en cause dans une affaire pénale a droit au respect de sa vie privée, de son image et à la présomption d’innocence.

Toute diffusion audiovisuelle le visant est formellement interdite.
Comme les majeurs, l’utilisation des images des enfants sur les réseaux est protégée par la loi. Il n’est pas exclu que les parents portent plainte et demander des dommages intérêts, indépendamment de toute poursuite pénale, pour l’utilisation de l’image de leurs enfants.

L’atteinte à ses droits est exclusif de toute atteinte à la dignité ou à l’honneur. Elle réside dans la violation d’un droit protégé par la constitution et des textes internationaux.

Sur le fondement de l’article 9 du code civil français ( équivalent des articles 44 du code civil et 67 du code de l’enfant), la Cour de cassation française a eu l’occasion dans un cas similaire de trancher que l’atteinte aux droits susvisés n’exige pas la démonstration d’un préjudice. Le juge peut fixer peut souverainement fixer le montant( cass 1ère 5 nov.1996, SNC Prisma Presse…).

Kalil Camara, Juriste

Drame conjugal à Guéckédou : une femme tue son mari à Feindou-Bélian

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Un drame lié à des violences conjugales a endeuillé la localité de Feindou-Bélian, relevant du district de Yaradou Kao, dans la sous-préfecture de Témessadou-Djigbo, préfecture de Guéckédou. Dans la nuit du vendredi à samedi 31 janvier 2026, une femme du nom de Finda Kalia Kondiano, a ôté la vie à son époux, Saa Tchobèlè Lèno, au cours d’une violente dispute survenue aux environs de 2 heures du matin. Selon les premières informations recueillies, la dispute aurait dégénéré en bagarre, au cours de laquelle la victime a été étranglée.

Après les faits, la mise en cause se serait rendue volontairement au commissariat central de Guéckédou pour se présenter aux services de sécurité. Informées au petit matin, les autorités locales de la sous-préfecture de Témessadou ont alerté celles de Guéckédou, qui se sont déplacées sur les lieux pour les constats.

Aux dernières nouvelles, une enquête est en cours afin de faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame et d’établir les responsabilités.

Gilbert Yoma Neyo Tinguiano depuis N’zérékoré kalenews.org

Sonfonia : né le jour de l’investiture du Chef de l’Etat, un bébé porte le nom du président Mamadi Doumbouya

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Un fait symbolique et chargé d’émotion a été enregistré dans la commune de Sonfonia, à Conakry. Un couple résidant au quartier Sonfonia Centre 2, secteur 4, cité Orange, a décidé de donner à son nouveau-né le nom du président de la République, Mamadi Doumbouya.

L’enfant est né le samedi 17 janvier 2026, jour de l’investiture de son homonyme à la magistrature suprême de l’Etat. Un concours de circonstances que les parents jugent significatif et porteur d’espoir.

Interrogé, le père de l’enfant, Ibrahima Sory Camara, explique les raisons de ce choix : « J’ai donné le nom de Mamadi Doumbouya à mon enfant parce que j’aime naturellement le président, mais aussi parce qu’il est le président de la République de Guinée. Peut-être qu’en portant son nom, mon enfant pourra suivre le même chemin que lui », confie-t-il.

Il évoque également un geste des forces de sécurité le jour de l’accouchement, qu’il qualifie de déterminant.

« Le jour de l’investiture, toutes les routes étaient sécurisées. Mais lorsque j’ai présenté le carnet de consultation de ma femme, les agents nous ont laissé passer pour rejoindre l’hôpital. C’est un acte à saluer et à reconnaître », ajoute-t-il.

Pour cette famille, le choix du nom est à la fois un hommage au chef de l’État et un symbole d’espoir pour l’avenir de leur enfant, né à une date marquante de l’histoire politique récente de la Guinée.

Mansaré Soumah Naby Moussa

Ruée vers l’or : l’opportunité africaine à l’épreuve de la gouvernance ( Par Oumar Kateb Yacine)

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Le prix de l’or a explosé ces derniers jours. Ce jeudi 29 janvier 2026, l’once d’or a dépassé les 5 500 dollars américains pour la première fois de l’histoire ! C’est énorme : en seulement un an, le prix a doublé (+100 %). Ce n’est plus une petite hausse normale. C’est un signal très fort que beaucoup de gens et de pays n’ont plus confiance dans l’argent habituel, surtout le dollar américain.

Pourquoi ce grand bond ? Il y a quatre raisons principales, très claires.

  1. Le dollar américain perd de la force et de la confiance

Le dollar est en baisse depuis plusieurs mois. Il est au plus bas depuis 4 ans. Les États-Unis ont une dette énorme et beaucoup de problèmes politiques à l’intérieur (menaces de fermeture du gouvernement, instabilité). Du coup, les grandes banques centrales du monde préfèrent acheter de l’or plutôt que des bons du Trésor américains. C’est la première fois depuis 1996 que l’or devient plus attractif que le dollar pour les réserves officielles.

  1. Les banques centrales achètent beaucoup d’or

Beaucoup de pays veulent moins dépendre du dollar (on appelle ça la « dédollarisation »). La Chine, l’Inde, et plusieurs pays du Moyen-Orient achètent des tonnes et des tonnes d’or pour protéger leur argent contre les sanctions ou les crises. En 2025, les banques centrales ont acheté environ 860-900 tonnes d’or au total. Même si c’est un peu moins qu’avant, ça reste très élevé et ça soutient le prix.

  1. Le monde est très inquiet à cause des guerres et des conflits

L’or est l’actif « refuge » quand tout va mal. Les guerres en Ukraine et au Proche-Orient continuent. Il y a aussi des menaces de nouvelles guerres commerciales (tarifs douaniers très élevés annoncés par les États-Unis contre plusieurs pays). Tout cela pousse les investisseurs à mettre leur argent dans l’or, qui est stable et ne dépend pas d’un seul pays.

  1. Les grands investisseurs reviennent en force

Les fonds spéciaux (les ETF sur l’or) ont reçu des milliards de dollars ces derniers mois (plus de 26 milliards récemment). Les grandes banques et les fonds d’investissement achètent à nouveau beaucoup d’or. Cela accélère la hausse et rend le mouvement encore plus fort.

Et pour l’Afrique, qu’est-ce que ça change ?

L’Afrique est un continent très important pour l’or. Plusieurs pays produisent beaucoup : le Ghana, l’Afrique du Sud, le Mali, le Burkina Faso, la Guinée, la Tanzanie, le Soudan… Ces pays gagnent beaucoup plus d’argent avec leurs mines quand le prix est haut. C’est une très bonne nouvelle pour les budgets de l’État, les emplois dans les mines, et les communautés locales.
Mais attention : quand le prix monte trop vite, cela attire aussi des problèmes (travail illégal, conflits autour des sites miniers, pollution). Les gouvernements africains doivent bien gérer cette richesse pour que tout le monde en profite vraiment, pas seulement quelques-uns.

Vers 6 000 dollars bientôt ?

Beaucoup d’experts pensent que oui. Si les problèmes aux États-Unis continuent (dette, politique instable) et si les tensions dans le monde ne s’arrêtent pas, l’or pourrait tester les 6 000 dollars dès le printemps 2026.
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Au-delà du record, l’envolée de l’or au-dessus de 5 500 dollars révèle un basculement stratégique : la confiance dans le dollar s’érode, tandis que la quête de sécurité s’intensifie. Pour l’Afrique, riche en ressources aurifères, l’enjeu est désormais clair : transformer cette manne exceptionnelle en levier de développement durable, plutôt qu’en source de déséquilibres.

Oumar Kateb Yacine est Analyste-Consultant en Géopolitique
Contact: bahoumaryacine777@gmail.com