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Décret : Djiba Diakité reconduit ministre Directeur de cabinet de la présidence de la République 

Dans un décret publié ce mercredi à la télévision nationale (RTG), le président de la République, Mamadi Doumbouya a reconduit Monsieur Djiba Diakité dans ses fonctions de ministre directeur de cabinet de la présidence de la République. 

Kalenews 

Ministère de la Santé : l’heure de la vérité et de l’action (Dr Karamo Kaba)

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Madame la Ministre,

Il vous est confié un ministère exsangue, non point par insuffisance de ressources financières, mais en raison d’une gouvernance opaque et d’un laxisme institutionnalisé, patiemment nourris et entretenus par vos prédécesseurs.

Vous héritez ainsi d’un département désorienté, dont la boussole a perdu le nord ; d’un personnel profondément déconcerté par les pratiques antérieures ; et de directions affaiblies par une gestion autoritaire et inefficace.

Madame la Ministre, la responsabilité qui vous incombe dans les jours à venir est tout simplement immense.

Je ne prétends nullement vous instruire sur la physiopathologie de ce ministère. Vous en avez vous-même été, dans un passé récent, l’une des victimes.

Tout avait alors été cyniquement orchestré pour vous écarter, par jalousie et calcul loufoque. Vous mesurez donc pleinement la gravité de la situation dont vous héritez aujourd’hui. On apprend pas à un vieux corbeau comment se maintenir dans l’espace.

Comment comprendre qu’un ministre de la Santé puisse passer près de deux années sans délivrer le moindre agrément, alors même qu’il a annoncé de vastes opérations de fermeture de boutiques de faux médicaments et de cliniques fantômes et ce, en étant lui-même pharmacien ?

Comment expliquer, par ailleurs, que le Président de la République ait consenti une augmentation significative du budget de ce département, tandis que les promesses de construction de centres de santé et d’hôpitaux demeuraient lettre morte ?

Une telle gouvernance de ce département n’est-elle pas de nature à jeter le discrédit sur la plus haute magistrature de l’État ?

Madame la Ministre, comme le dit l’adage, « il faut savoir se regarder dans le miroir afin d’éviter de reproduire les mêmes erreurs, car les mêmes causes engendrent invariablement les mêmes effets ».

Pour réussir, et surtout pour faire mieux que vos prédécesseurs, permettez-moi de vous soumettre trois axes stratégiques essentiels :

  1. Privilégier l’action au discours.
Il s’agit de vous prononcer publiquement sur des projets dont l’exécution est concrète et mesurable, d’éviter le populisme pour embrasser résolument le pragmatisme. Une autopsie rigoureuse des dysfonctionnements du département s’impose afin de traiter le mal à la racine. Ce ministère stratégique requiert un nouveau logiciel de diagnostic et de décision.
  2. Être un ministre de terrain.
Non pas un ministre recluse derrière les quatre murs de son bureau, inaccessible aux citoyens. C’est au contact direct des réalités que vous prendrez la mesure des besoins urgents des populations, du vécu quotidien des agents, et des cris du cœur du peuple. Cette démarche est parfaitement en phase avec la vision du Chef de l’État, qui ne cesse de rappeler : ne décevons pas le peuple.
  3. Instaurer un management moderne et inclusif.
Inspiré des meilleures pratiques internationales, fondé sur l’écoute, la circulation de l’information et un leadership affirmé. Votre réussite dépendra largement de la relation de confiance et de collaboration que vous saurez instaurer avec votre entourage professionnel. Un ministre qui écoute avec exigence, sans complaisance ni orgueil, se trompe rarement et chute encore moins.

Madame la Ministre, si, sous la protection d’Allah, vous parvenez à agir dans cet esprit, votre nom sera, à n’en point douter, inscrit dans les années à venir au panthéon de l’honneur et de la reconnaissance nationale.

La responsabilité est lourde, les attentes immenses, et vous savez parfaitement ce qui vous attend.

Je vous souhaite plein succès dans l’exercice de vos hautes fonctions et demeure, comme toujours, disposé à soumettre mes propositions concrètes au service de l’amélioration de notre système de santé.

Qu’Allah vous accompagne dans cette noble et exaltante mission républicaine. Toutes mes félicitations à vous.

Dr. Karamo Kaba
Docteur d’Etat en Pharmacie ~ Spécialiste en gestion des services de santé ~ MBA Gestion Pharma Biotech

Tatakaba66@gmail.com

Ministère de la santé et de l’hygiène publique : Khaïte Sall installée dans ses fonctions 

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Nommée par décret présidentiel le lundi 2 février 2026, la nouvelle ministre de la Santé publique et de l’Hygiène publique, Madame Khaïte Sall, a été officiellement installée dans ses fonctions ce mercredi 4 février. La cérémonie de passation de service s’est déroulée dans les locaux dudit département, sous la présidence de Tamba Benoît Kamano, ministre secrétaire général du Gouvernement.

Dans son discours, le ministre sortant, Oumar Diouhé Bah, après avoir dressé le bilan des acquis de sa gouvernance a également mis en lumière les perspectives et défis à venir.

« Cette liste d’acquis non exhaustifs ne comporte pas que de simples chiffres, elle représente des vies sauvées, des femmes protégées, des enfants vaccinés et une confiance progressivement restaurée. Mais une véritable fondation ne se mesure pas seulement à ce qui a été accompli, elle se juge aussi à ce qu’elle prépare pour l’avenir. C’est dans cet esprit que des perspectives structurantes ont été clairement définies et engagées. C’est ainsi programmé le lancement de la construction des nouveaux centres de santé dans les zones enclavées, le corridor stratégique du projet Simandou 2040 et la réhabilitation et l’extension de tous hôpitaux régionaux et préfectoraux du Pays. La reconstruction de l’hôpital national Ignace Deen et de l’Institut national de Santé et de la nutrition de santé de l’enfant à Donka, constituera une étape majeure dans la modernisation du plateau technique national. La construction de treize centres (…) communaux et sièges de direction communale de la santé dans les nouvelles communes de Conakry. La construction de centres de santé le long de nos frontières. La construction d’un hôpital régional dans la préfecture de Siguiri compte tenu de sa position géographique. La construction d’un hôpital africain de référence sous-régionale servant de pool d’excellence en matière de soin… Le processus de recrutement de 15 000 agents de santé y compris des spécialistes par l’envoi une demande au ministère de la fonction publique…», a-t-il fait part. 

Prenant la parole, la nouvelle patronne de la Santé a exposé sa stratégie de travail. Selon Khaïté Sall, le travail sera fondé sur une gestion rigoureuse.

«Dans un contexte mondial marqué par la rareté des ressources et de  contraintes budgétaires croissantes, notre responsabilité collective est plus grande que jamais. Nous devons faire preuve de rigueur et d’intelligence stratégique. Je mettrais donc un point d’honneur sur une gestion rigoureuse et rationnelle des ressources financières. Une transparence absolue dans l’allocation et l’utilisation des fonds publics. Une réduction des comptes exemplaires vis-à-vis de nos citoyens et de nos partenaires. Le strict respect des engagements pris auprès de nos partenaires au développement. Et le développement de mécanismes de financement innovants du secteur de la santé pour asseoir notre souveraineté sanitaire. Notre priorité sera de concentrer nos efforts sur des stratégies à fort impact. De promouvoir le financement basé sur les résultats et de privilégier les activités à haut potentiel transformateur », a rassuré, Khaïte Sall.

Mansaré Soumah Naby Moussa

Insalubrité à Conakry : le ministère de l’Hydraulique et des Hydrocarbures hausse le ton

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Face à la recrudescence des problèmes d’insalubrité liés à l’évacuation anarchique des eaux usées dans la capitale, le ministère de l’Hydraulique et des Hydrocarbures tire la sonnette d’alarme et appelle à une mobilisation immédiate des autorités locales.

Dans un courrier officiel adressé à la Gouverneure de la Ville de Conakry, le ministère fait état d’une situation jugée préoccupante : dans plusieurs concessions, les canaux de drainage des eaux usées se déversent directement sur la chaussée et les voies publiques. Une pratique qui entraîne, selon le département, de graves conséquences, notamment l’insalubrité chronique, la dégradation accélérée des infrastructures routières et des risques sanitaires majeurs pour les populations.

Souhaitant préserver la santé publique, garantir la sécurité collective et faire respecter les normes d’hygiène et d’urbanisme en vigueur, le ministère estime indispensable la prise de mesures rigoureuses à tous les niveaux de l’administration territoriale.

À cet effet, le ministère de l’Hydraulique sollicite l’implication active de la Gouverneure afin que les Maires, les Chefs de quartier et les Chefs de secteur soient formellement instruits de prendre toutes les dispositions nécessaires. Ces dernières consistent principalement à sensibiliser et informer les ménages concernés, à veiller à la correction immédiate des dispositifs d’évacuation non conformes, et à assurer un suivi strict ainsi qu’un contrôle effectif de la mise en conformité.

Le ministère accorde un délai de trente (30) jours aux ménages concernés pour remédier à cette situation, délai qui court à compter de la date de réception du courrier. Passé ce terme, tout contrevenant s’exposera aux sanctions prévues par les textes en vigueur. Celles-ci incluent notamment une amende de quinze millions (15 000 000) de francs guinéens, ainsi qu’une peine d’emprisonnement ferme pour mise en danger de la vie d’autrui.

voir le document

Mansaré Soumah Naby Moussa

N’ZÉRÉKORÉ : un incendie dévastateur frappe une concession à Komou

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Un violent incendie a causé d’importants dégâts matériels dans le district de Komou, relevant de la sous-préfecture de Samoé, préfecture de N’Zérékoré, le mardi 03 février 2026. Le sinistre, survenu aux environs de 13 heures, a entièrement ravagé une concession familiale, laissant plusieurs personnes sans abri.

Selon les informations recueillies sur place, le feu s’est déclaré alors que les occupants étaient absents. Alerté alors qu’il se trouvait en ville, Thierno Amadou Diallo, journaliste et l’un des membres de la famille sinistrée, s’est précipité sur les lieux pour constater l’ampleur du drame.

« J’étais en ville lorsqu’on m’a informé que le feu avait encore pris à la maison. À mon arrivée, les voisins tentaient déjà d’intervenir, mais malheureusement, tout le bâtiment et son contenu avaient été entièrement consumés. Rien n’a pu être sauvé », témoigne-t-il, visiblement bouleversé.

Ce nouvel incendie est d’autant plus troublant qu’il s’agit du cinquième sinistre enregistré dans cette même concession en moins de quatre mois. Une récurrence inquiétante qui laisse la famille sans explication rationnelle.

« C’est la cinquième fois que ce bâtiment prend feu. Pourtant, il n’y a aucune installation électrique, ce qui exclut l’hypothèse d’un court-circuit. Le feu apparaît de manière inexpliquée, parfois sous les lits, parfois au milieu des chambres. Pour nous, il s’agit clairement d’un fait mystique », explique Thierno Amadou Diallo.

La maison sinistrée était un vaste bâtiment composé de trois chambres avec toilettes internes, d’un grand salon, d’une salle à manger, d’une cuisine, d’un garage et de deux magasins. Elle abritait une grande famille. Tous les biens matériels — meubles, vêtements, documents et effets personnels — ont été entièrement réduits en cendres.

Aucune intervention des services de sapeurs-pompiers n’a été enregistrée au moment du drame. Les tentatives pour maîtriser les flammes ont été menées par des voisins et des personnes de bonne volonté, mais se sont révélées insuffisantes face à la violence du feu.

Aujourd’hui, les victimes se retrouvent sans abri, contraintes de passer la nuit à la belle étoile, dans une situation de grande détresse.

« Nous lançons un appel pressant aux autorités et aux personnes de bonne volonté pour nous venir en aide, afin de retrouver un toit et soulager notre souffrance », implore le sinistré.

Ce nouvel incendie relance avec acuité la question de la prise en charge des sinistrés et de la nécessité d’enquêtes approfondies pour déterminer les causes réelles de ces incendies à répétition, qui plongent une famille entière dans le désarroi.

De N’zérékoré Gilbert Yoma Neyo Tinguiano kalenews.org

Mamadi Doumbouya, le nouvel allié africain de Trump? (Par Oumar Kateb Yacine)

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À peine investi à la tête de la Guinée, Mamadi Doumbouya est devenu l’objet d’une attention diplomatique soutenue de Washington. En misant sur un rapprochement rapide avec Conakry, l’administration Trump assume une realpolitik fondée sur les ressources stratégiques et la rivalité avec la Chine, au détriment des exigences démocratiques. Un virage révélateur des nouveaux équilibres géopolitiques en Afrique de l’Ouest.

La victoire écrasante de Mamadi Doumbouya à l’élection présidentielle en décembre 2025, suivie de son investiture officielle le 17 janvier 2026, a servi de catalyseur à une recomposition rapide des rapports diplomatiques entre Conakry et Washington. Après le retour à la Maison-Blanche de Donald Trump en janvier 2025, l’administration américaine a engagé une offensive diplomatique assumée et méthodique envers la Guinée, rompant avec la prudence affichée par de nombreux partenaires occidentaux depuis le coup d’État militaire de 2021.

Cette “offensive de charme” marque un tournant décisif dans la politique africaine de Washington; les impératifs géoéconomiques et stratégiques priment désormais sur les conditionnalités démocratiques, dans un contexte international dominé par la rivalité sino-américaine et la fragmentation sécuritaire du Sahel.

Mamadi Doumbouya, un cas test pour la realpolitik américaine

Ancien légionnaire formé en France et chef de la junte ayant renversé Alpha Condé en 2021, Mamadi Doumbouya s’est imposé comme un acteur central du nouvel échiquier ouest-africain. Son élection, acquise avec environ 86,7 % des suffrages lors d’un scrutin sans les principaux partis d’opposition, a été validée par la Cour suprême le 5 janvier 2026, dans un cadre institutionnel profondément remanié.

La nouvelle Constitution adoptée en 2025, prolongeant le mandat présidentiel à sept ans, a verrouillé juridiquement la transition. Si ce processus électoral est dénoncé par ses détracteurs comme une institutionnalisation du pouvoir issu du putsch, il a néanmoins offert à Washington le prétexte légal nécessaire pour acter une normalisation rapide.

L’investiture de Mamadi Doumbouya au stade Général Lansana Conté, en présence de chefs d’État africains (Mali, Rwanda, Sénégal, Gambie ou Sierra Leone etc…), de représentants chinois de haut niveau, de responsables nigérians, ainsi que d’émissaires français et américains, a illustré cette nouvelle respectabilité internationale, malgré les accusations persistantes de violations des droits humains..

Une reconnaissance américaine rapide et hautement stratégique

L’administration Trump s’est distinguée par sa réactivité diplomatique. L’ambassade des États-Unis à Conakry a figuré parmi les toutes premières à féliciter le président élu, devançant même Paris et Bruxelles. Cette proactivité a culminé avec la présence remarquée de Nick Checker, haut responsable du Bureau des affaires africaines du Département d’État, à la cérémonie d’investiture du 17 janvier.

En marge des cérémonies officielles, Checker a multiplié les échanges avec les autorités guinéennes, les acteurs régionaux et des représentants du secteur privé, martelant un discours centré sur le renforcement des relations commerciales bilatérales, présentées comme bénéfiques à la fois pour la croissance guinéenne et pour l’économie américaine. Cette rhétorique s’inscrit pleinement dans la doctrine trumpienne de diplomatie transactionnelle.

La séquence s’est prolongée à Bamako, où le même responsable américain s’est rendu fin janvier pour afficher le respect de Washington envers la souveraineté malienne, confirmant une stratégie régionale cohérente vis-à-vis des régimes issus de coups d’État au Sahel et en Afrique de l’Ouest.

Ressources minières : le nerf de la séduction américaine

Au cœur de cette offensive se trouve un enjeu central : les ressources stratégiques guinéennes. La Guinée détient les plus importantes réserves mondiales de bauxite, estimées à plus de 40 milliards de tonnes, soit plus de 25 % des réserves mondiales, avec des gisements de très haute qualité concentrés notamment dans la région de Boké. Ce positionnement fait du pays un maillon clé de la chaîne mondiale de l’aluminium, indispensable aux industries de l’aéronautique, de la défense, de l’automobile et des énergies renouvelables. À cela s’ajoute un potentiel ferrifère exceptionnel : les réserves de minerai de fer guinéennes sont évaluées à près de 20 milliards de tonnes, dont environ 8 milliards de tonnes pour le seul gisement de Simandou, considéré comme le plus grand gisement de fer non exploité au monde, avec une teneur dépassant souvent 65 %. À terme, Simandou pourrait produire jusqu’à 120 millions de tonnes de fer par an, faisant de la Guinée un acteur stratégique incontournable dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, à l’heure où la transition énergétique et les rivalités géopolitiques accroissent la valeur des minerais critiques.

Or, ces secteurs sont aujourd’hui largement dominés par la Chine, qui a su lier investissements miniers et infrastructures dans une logique de troc stratégique. Pour Washington, cette dépendance représente une vulnérabilité majeure dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, exacerbée par les tensions commerciales et technologiques avec Pékin.

La participation attendue de ministres guinéens au sommet sur les minéraux critiques organisé à Washington le 4 février 2026, aux côtés de délégations de la RDC, du Kenya ou de la Zambie, illustre la volonté américaine de sécuriser des partenariats alternatifs face à la montée en puissance chinoise.

Le maintien du ministre des Mines, Bouna Sylla, dans le gouvernement partiellement formé le 2 février 2026, ainsi que la confirmation au paravent d’Amadou Oury Bah au poste de Premier ministre, envoient un signal clair : la continuité économique et minière est la priorité absolue du nouveau régime tout comme le déplacement de Mariama Ciré Sylla, une ancienne cadre de la Banque mondiale, du ministère de l’Agriculture pour celui du Budget , de l’Économie et des Finances renforce cette lecture.

Droits humains relégués au second plan

Ce rapprochement n’est pas sans controverse. Les organisations de défense des droits humains et une partie de la société civile dénoncent une complaisance américaine à l’égard d’un régime accusé de museler l’opposition et de vider le pluralisme politique de sa substance.

L’approche de l’administration Trump rompt nettement avec les politiques américaines antérieures, qui conditionnaient coopération et assistance à des progrès en matière de gouvernance. Cette realpolitik assumée peut produire des gains tactiques à court terme, mais elle risque aussi d’encourager d’autres juntes régionales à se maintenir au pouvoir par des processus électoraux contrôlés.

Une pièce stratégique dans le grand jeu mondial

Au-delà du cas guinéen, l’offensive de charme de Washington révèle une transformation profonde de la diplomatie américaine en Afrique : le continent est désormais abordé comme un théâtre central de la rivalité des grandes puissances, où la sécurisation des ressources prime sur les considérations normatives.

Mamadi Doumbouya, fin manœuvrier, cherche à tirer parti de cette rivalité sans s’aliéner totalement ses partenaires chinois, européens ou régionaux. Mais un rapprochement durable avec les États-Unis pourrait rebattre les cartes en Afrique de l’Ouest, influencer les marchés mondiaux de l’aluminium et du fer, et redéfinir l’équilibre des influences dans une région déjà fragilisée par l’insécurité.

L’offensive de charme de l’administration Trump envers Mamadi Doumbouya incarne une diplomatie de puissance décomplexée, centrée sur les minerais critiques, la compétition avec la Chine et la stabilisation pragmatique des partenaires, quitte à reléguer la démocratie au second plan. Les prochains mois — avancées sur Simandou, résultats du sommet sur les minéraux critiques, positionnement guinéen dans les rivalités globales — serviront de test décisif pour cette relation naissante et pour la place de la Guinée dans le nouvel ordre géopolitique africain.

Oumar Kateb Yacine est Analyste-Consultant en Géopolitique
Contact: bahoumaryacine777@gmail.com

Alphonse Charles Wright nommé à la cour d’appel de Conakry, Algassimou Diallo à la cour suprême (décret) 

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L’ancien ministre de la justice, garde des sceaux, Alphonse Charles Wright signe son retour aux affaires. À travers un décret lu ce mardi à la RTG, le magistrat est nommé premier président de la cour d’appel de Conakry. 

Alphonse Charles Wright prend la place de Ibrahima Sory II Tounkara qui a été promu lundi ministre de la justice. 

Dans un autre décret, M. Algassimou Diallo jusque là procureur de la république près le tribunal de première instance de Kankan a été bombardé Avocat général de la cour suprême. 

Pour terminer, Mohamed Bangoura a été lui nommé procureur de la République près le tribunal de première instance de N’Zérékoré. 

Kalenews 

Décret : Fatima Camara et Aminata Kaba nommées au commerce et à l’Agriculture

Le president de la République, Mamadi Doumbouya poursuit la nomination des membres du gouvernement. Dans un décret lu ce mardi 3 février 2026, le chef de l’Etat a nommé deux nouvelles ministres. Il s’agit de Madame Aminata Kaba, ministre de l’agriculture et Madame Fatima Camara ministre du commerce et de l’industrie.

Toutes les deux ministres étaient dans le précédent gouvernement démissionnaire. Mme Fatima Camara était au département du commerce et Mme Aminata Kaba était ministre de l’enseignement technique.

Kalenews

Présidence de la République : Dr Bernard Gomou nommé conseiller principal du président Mamadi Doumbouya

Dans une série de décrets lue ce mardi 3 février 2026, a la télévision nationale (RTG), l’ancien premier ministre Dr Bernard Gomou a été nommé conseiller principal du président de la République, Mamadi Doumbouya.

Kalenews

Décret : le directeur national des postes, Mohamed Sita Cissé limogé pour faute lourde 

Dans un décret publié dans la soirée de ce lundi 2 février 2026 à la télévision nationale, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a limogé M. Mohamed Sita Cissé de ses fonctions de directeur national des Postes pour faute lourde.

Kalenews