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Culture : Thierry CHAM à Conakry pour la 4e édition de la Nuit de la Romance 

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Conakry s’apprête à vibrer au rythme de l’amour et de la musique ce samedi 14 février 2026, à l’occasion de la célébration de la Saint-Valentin. L’hôtel Palm Camayenne accueillera la 4ᵉ édition de la Nuit de la Romance, un rendez-vous désormais incontournable pour les mélomanes guinéens. En invité d’honneur : l’artiste Thierry Cham, figure emblématique de la musique romantique africaine.

À son arrivée à Conakry, le chanteur n’a pas caché son enthousiasme face à l’accueil chaleureux qui lui a été réservé. « Il fait chaud, donc, ça veut dire qu’on est bien vivant ici à Conakry », a-t-il lancé avec humour, avant de promettre une soirée mémorable aux amoureux.

Pour Thierry CHAM, cette Nuit de la Romance sera avant tout une célébration de l’amour et du partage. « plus il y aura d’amoureux, plus la soirée sera folle, ça sera magnifique. Moi, je suis venu pour chanter et le public viendra pour danser et surtout s’amuser. Alors, ça va être la fête des amoureux samedi », a-t-il déclaré, invitant le public à venir nombreux au Palm Camayenne.

Reconnaissant pour l’accueil reçu, l’artiste s’est dit touché par la ferveur du public guinéen : « Je vais donner le meilleur de moi-même. La chaleur, l’accueil… ça a déjà bien commencé. Je ne m’attendais pas à cet accueil-là. Merci pour votre gentillesse. Et je vous aime. »

Du côté des organisateurs, l’enthousiasme est tout aussi palpable. Daouda Cissé, chargé des opérations à la CPP, souligne l’importance de la présence de l’artiste pour la réussite de l’événement. « Si vous voyez l’artiste, ça veut dire que la soirée sera belle. Quand on organise une soirée internationale, c’est pour qu’elle soit réussie. Ce qui nous tient à cœur, c’est que l’artiste soit présent sur notre terre. Dieu merci, Thierry Cham est en Guinée pour la quatrième édition de la Nuit de la Romance », s’est-il réjoui.

Poursuivant, il confie par ailleurs que la venue de l’artiste était un objectif de longue date : « Ça fait pratiquement deux ans qu’on cherchait à le faire venir. Dieu merci, il a accepté. Il faut lui dire merci parce que cette date est très importante. Il a décidé de venir en Guinée pour fêter avec les mélomanes guinéens. Ça prouve à quel point il aime cette terre. »

Au-delà de l’aspect festif, les organisateurs souhaitent également faire passer un message fort en faveur de la paix et de la cohésion sociale. « Pour les amoureux, parler d’amour, c’est parler de paix, parce qu’on en a besoin. Quand il y a l’amour, tout se passe bien. Dans un contexte un peu tendu, il est très important de s’aimer dans la paix. Cette soirée est faite pour ça », a insisté Daouda Cissé.

La 4ᵉ édition de la Nuit de la Romance s’annonce ainsi comme un moment de communion, de musique et de fraternité. Un rendez-vous placé sous le signe de l’amour, où les couples, les femmes et tous les mélomanes sont attendus pour partager une soirée qui promet d’être inoubliable.

OLLADI IBRAHIMA

Football/Ligue1 : Karfamoriah écrase la Renaissance et poursuit son ascension au classement

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En marge de la 15ème journée du championnat national Ligue1, un seul match était à l’affiche ce mardi 10 février 2026. Au stade MBalou Madi Diakité « Glao », de Kankan, Karfamoriah FC recevait la Renaissance Football club. Une rencontre plaisante s’est soldée sur une victoire des locaux 3-0. 

À l’issue d’une première mi-temps tendue, les locaux ont reçu à trouver la faille grâce à leur recrue hivernale Alsény Bangoura « Messi » à la 47ème peu avant la pause sur coup franc. Au retour des vestiaires, les poulains de Ismael Kaba aggraveront le score par l’entremise de Mamoudou Konaté et de Mamadou Barry à la 80ème puis 95ème.

Cette victoire permet au Karfamoriah FC de remonter provisoirement à la 7ème place et replonge la Renaissance en bas du tableau.

Lamine Toutè Kaba

4ᵉ édition du Colloque national des femmes entrepreneures : la coordinatrice Hassatou Lamarana Bah remet le Prix régional de la femme rurale

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La 4ᵉ édition du Colloque national des femmes entrepreneures en milieu rural a démarré ce mardi 10 février 2026 en Haute-Guinée. Initiée par le site d’information actualitefeminine.com, cette édition se tient dans la région de Kankan autour du thème : « La femme rurale face au changement climatique ». La cérémonie d’ouverture a enregistré la présence des autorités administratives régionales.

Prévu pour se dérouler sur trois jours, du mardi 10 au jeudi 12 février 2026, ce colloque réunit une vingtaine de femmes entrepreneures autour de plusieurs activités, notamment des panels de discussion, des échanges, des séances de réseautage, l’attribution du Prix régional de la femme rurale, ainsi que des formations et une exposition-vente.

«Ce colloque de trois jours n’est pas qu’un lieu de discussion, c’est un espace d’action articulé autour de quatre piliers. Le plaidoyer, nous élaborerons un mémorandum concret pour interpeller les décideurs et partenaires. Le réseautage, permettre aux femmes entrepreneures de Kankan de briser l’isolement et partager leur savoir-faire. L’autonomisation à travers une exposition-vente et des formations pratiques en transformation des produits locaux pour vingt jeunes filles. La résilience, identifier ensemble des solutions pour adapter l’entrepreneuriat rural au défi climatique», a expliqué Hassatou Lamarana Bah, coordinatrice du colloque. 

Poursuivant, elle a souligné : «Cette année, nous marquons un tournant. Pour la première fois, nous lançons le prix régional de la femme rurale. Ce concours récompensera l’excellence dans quatre catégories : l’agriculture, élevage, Agro-business et poterie. Il s’agit de célébrer ces héroïnes de l’ombre malgré les difficultés, innovent et nourrissent la Nation», a-t-elle mentionné. 

De son côté, Keita Mohamed Mariam, inspecteur régional de la Femme, de la Famille et des Solidarités de Kankan, a exprimé un sentiment de satisfaction quant au choix de Kankan pour abriter cette quatrième édition. Selon lui, rares sont les initiatives qui s’intéressent aux femmes rurales.

« Le fait que les organisatrices aient pensé aux femmes rurales, en particulier dans un contexte de changement climatique, est un honneur pour nous. Lorsqu’on parle d’autonomisation, il faut penser à celles qui sont à la base du développement rural et de la production. Penser à la production, c’est penser aux femmes rurales », a-t-il déclaré.

Il a également salué l’initiative visant à créer un cadre d’échanges permettant aux femmes rurales de partager leurs expériences sur les stratégies d’atténuation de l’impact du changement climatique sur leurs activités agricoles. « Cela contribue à renforcer l’autonomisation de ces femmes dans leurs activités quotidiennes », a-t-il ajouté.

En conclusion, il a lancé un appel à renforcer le partage d’expériences et à tirer pleinement profit des enseignements des panelistes, notamment les spécialistes de l’environnement et de l’agriculture, afin de promouvoir des stratégies innovantes permettant de réduire l’impact du changement climatique sur la production des femmes rurales.

Mansaré Soumah Naby Moussa

Aboubacar « Toumba » Diakité transféré à la maison centrale de Coyah (parquet)

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Après les événements survenus dans la matinée de ce mardi 10 février 2026, à la maison centrale de Conakry, le parquet général près la cour d’appel a apporté des précisions. 

Selon un communiqué publié, le parquet a annoncé qu’une fouille inopinée a été menée lundi 9 février à la maison centrale. Une opération au cours de laquelle plusieurs objets interdits ont été saisis. Il ajoute que lors de cette opération, Monsieur Aboubacar DIAKITE, dit « Toumba », a fait preuve d’une attitude agressive en refusant de se soumettre à la fouille, tout en proférant des menaces à l’encontre des agents de sécurité.

Face à cette situation alarmante, qui compromettait la sécurité de l’établissement, l’administration pénitentiaire a pris la décision légale et appropriée de transférer Monsieur Aboubacar DIAKITÉ ce Mardi 10 février 2026 à la Maison centrale de Coyah.

Voir le communiqué 

Labé : collégiens interpellés suite à une bastonnade, le procureur promet de rendre justice

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Ces derniers jours, l’interpellation de neuf personnes, dont huit filles et un garçon, parmi lesquelles deux majeurs suite à une affaire de bastonnade, a fait grand bruit dans la ville de Labé. Dans une déclaration rendue ce mardi 10 février 2026, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Labé, Mohamed Samoura a précisé les circonstances de ces interpellations et promis le suivi d’une procédure judiciaire rigoureuse.

« Les 6 et 7 février 2026, la brigade de recherche de Labé a interpellé neuf personnes dans le cadre de la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant de jeunes collégiennes en train de battre leurs camarades. Parmi les neuf personnes interpellées, sept sont mineures. Le juge des enfants sera saisi. Le procureur de la République a pris un réquisitoire introductif et a saisi le juge d’instruction afin d’ouvrir une information judiciaire pour des faits de coups et blessures volontaires, de violences et de diffusion de données portant atteinte à la dignité humaine, ainsi que pour atteinte à la vie privée par l’enregistrement et la transmission de paroles prononcées dans un lieu privé sans le consentement des personnes concernées », a expliqué Mohamed Samoura.

Rappelant la gravité de ces faits et leur cadre légal, le procureur a ajouté : « Ces faits sont prévus et punis par les articles 239 et 358 du code pénal, ainsi que par les articles 31 et 32 de la loi relative à la cybersécurité et à la protection des données à caractère personnel. Lundi, le juge d’instruction a procédé à leur inculpation et les a placés sous mandat de dépôt, y compris le garçon parmi eux. La loi prévoit également la possibilité de traiter séparément les dossiers impliquant des mineurs et des majeurs. Toutefois, nous avons décidé, pour le moment, de renvoyer l’ensemble des personnes devant le juge des enfants, qui, après information, procédera à une disjonction et ouvrira deux procédures distinctes si nécessaire. »

Le procureur a également rappelé : « Il est interdit par la loi de filmer une personne sans son consentement. Dans ce cas précis, certaines des personnes poursuivies ont enregistré leurs camarades sans autorisation, ce qui a déclenché toute cette affaire. »

Pour conclure, Mohamed Samoura promet qu’aucune influence, interne ou externe, ne pourra entraver la procédure judiciaire, et toutes les personnes concernées seront jugées conformément à la loi, leurs droits étant strictement respectés.

Boubacar Garki Diallo, correspondant régional de Kalenews.org à Labé.

Kankan  : La mairie tient « enfin » sa session ordinaire et adopte un budget primitif qui s’élève à plus de 6 milliards

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Reportée à plusieurs reprises, la session ordinaire de la mairie de Kankan a eu lieu le lundi 09 fevrier dans la salle des délibérations de la dite commune. Une rencontre rendue possible grâce à l’implication du préfet Colonel Mohamed Niang.

Avant de donner la parole au président de la délégation spéciale, le prefet a déploré le climat de mefiance qui y prévaut depuis des mois pour lui  : « La délégation spéciale doit être une équipe soudée, sereine et tournée vers le développement communautaire, en s’appuyant sur le Programme annuel d’investissement (PAI). » dit-il

Dans son discours, Arafan Moussa Koulibaly, président de la délégation spéciale de Kankan, a remercié les populations pour leur attention et tout l’intérêt relatif aux actions qu’il mène depuis sa prise des commandes de la mairie de Kankan. « Je suis très ravi et très content de constater que la commune de Kankan est suivie par la population, notamment la société civile, la presse et toutes les parties prenantes. Nous avons demandé à toute la population de venir prendre part à cette session extraordinaire consacrée à la clôture et à la validation du budget primitif 2026. Comme toute session, il y a eu des débats. Chacun de nous en sort avec des leçons à tirer. Moi, en tant que président, j’ai appris mes faiblesses, tout comme les conseillers ont identifié les leurs. Notre priorité reste le bonheur de Kankan et le bien-être de la population. Après le vote du budget, qui s’élève à six milliards cent soixante-quatorze millions de francs guinéens pour l’exercice 2026, la tutelle va procéder à l’approbation. Ensuite, nous passerons à la présentation du budget citoyen » a expliqué Arafan Moussa Koulibaly et d’ajouter « Nous souhaitons que cette présentation se fasse publiquement à Batomba (ndrl Maison des jeunes) afin que chacun comprenne comment mobiliser les recettes, payer les taxes et utiliser ces ressources pour le bien de la population de Kankan. »

Pour Nakany Konaté, conseillère communale, cette grogne n’était pas une guerre. Elle était plutôt une revendication pour voir clair sur une gestion dont ils sont amenés à défendre l’interet des populations  : « Nous venons de clôturer la session extraordinaire et budgétaire qui avait été suspendue. Il n’y avait pas de problème majeur. Il s’agissait plutôt d’une incompréhension liée à la revendication de droits. Souvent, la revendication de droits est assimilée à une révolte, ce qui n’est pas toujours le cas. Nous sommes à la commune pour être la voix des sans-voix et représenter la population. Nous avons demandé à l’exécutif de nous fournir toutes les informations nécessaires afin de les vulgariser auprès de nos populations. » a-t-elle déclaré à la presse.

Cette session est la première ténue par la  délégation spéciale depuis sa nomination il y’a un an et demi. Les conseillers reprochent au président une gestion opaque et surtout de complicité avec le receveur.

Lamine Toutè Kaba

Quand une prise de parole devient un acte de réappropriation d’une identité assumée

Partir sans un mot, publié aux éditions Les Étaques, est le premier livre de Mohamed Yarie Touré, un jeune auteur guinéen vivant en France.

Le vendredi 6 février 2026, Mohamed Yarie Touré a présenté son récit autobiographique captivant, devant un public large et attentif dans les locaux de la Nouvelle Librairie Internationale V.O, à Lille.

À travers le récit de ses années d’école en Guinée, le narrateur Momo brosse le portrait d’un système éducatif fragilisé, où l’espoir d’émancipation se heurte à des infrastructures scolaires défaillantes, des classes surchargées et des conditions de vie précaires des enseignants.
Momo évoque les liens familiaux et amicaux qui ont structuré son enfance dans un Pays où la solidarité doit compenser les failles du gouvernement.

Partir sans un mot est également le récit du parcours migratoire de Momo, son accueil en France, et un hommage glacial à tous ceux qui ont échoué avec leur rêve dans les creux de la Méditerranée.

Un parcours intime se transforme en un véritable plaidoyer politique.

La force de cet ouvrage réside dans sa capacité à transcender le témoignage individuel pour atteindre l’univers politique. Ce livre touche par sa sincérité des épreuves et impressionne par sa portée politique. Sa force de situer avec lucidité les responsabilités partagées entre le Nord et le Sud.


Mohamed Yarie Touré ne se contente pas de raconter, il analyse et dénonce, souvent de manière caustique, la corruption endémique des dirigeants africains, leurs manipulations électoralistes et la répression d’État, parfois sanglante.

L’auteur interroge aussi les fondements économiques et postcoloniaux de l’Europe forteresse et met à nu la brutalité des frontières:《 Toutes les matières premières circulent librement. Tous les hommes doivent circuler. Librement.》Dit-il !

Partir sans un mot est ainsi une lecture essentielle pour comprendre les enjeux de la migration et s’impose comme une voix incontournable du débat sur la dignité humaine.

Ibrahima Barry

Politique : l’ancien journaliste Ibrahima Kalil Diallo rejoint le MODEL et plaide pour la libération de Aliou Bah

Dans un geste qui illustre l’engagement croissant de la jeunesse guinéenne en politique, l’ancien journaliste Ibrahima Kalil Diallo a annoncé son intégration officielle au sein du parti MODEL.

Dans sa déclaration, il explique : « Je rejoins le MODEL parce que je partage pleinement sa doctrine démocratique libérale et parce que je crois à la primauté des libertés, à la force des institutions et à l’État de droit. Son leader, Aliou Bah, incarne à mes yeux une alternative crédible, cohérente et rassurante pour le peuple de Guinée. C’est pour cette raison que je plaide pour sa libération afin qu’il puisse continuer à apporter sa contribution au débat public national. »

Il souligne également sa vision de la politique comme un espace de responsabilité et de construction collective : « Je crois que la politique peut et doit être un espace de responsabilité, de pédagogie et de construction collective. Je fais partie de cette jeunesse qui croit que le changement véritable demande du temps, de la patience, de la rigueur et une vision à long terme. »

Cette décision, qu’il qualifie de mûrement réfléchie, s’inscrit dans une démarche de contribution constructive au débat politique national : « C’est dans cet esprit, et en toute responsabilité, que j’ai pris une décision personnelle que j’annonce aujourd’hui officiellement : j’ai choisi d’intégrer le parti MODEL. »

Ce geste marque un signal fort sur l’importance croissante de la jeunesse dans la dynamique politique guinéenne et sur son rôle dans la consolidation des valeurs démocratiques et du respect des institutions.

Olladi Ibrahima.

Circulation routière : la RN Mamou – Labé paralysée par des camions en panne à Bouliwel 

La circulation est quasiment à l’arrêt sur la route nationale Labé–Mamou, à hauteur de la colline de Bouliwel. Dans cette zone réputée pour sa montée difficile, deux camions gros porteurs sont tombés en panne, provoquant un blocage partiel de la chaussée et un énorme embouteillage.

Au moment où nous publiions cette information, ce lundi 9 février 2026, de longues files de véhicules s’étiraient le long de l’axe. Klaxons, moteurs coupés et conducteurs résignés : l’attente s’annonce longue, notamment pour les engins lourds, incapables de manœuvrer sur cette portion étroite.

Seuls les véhicules légers, peu chargés, réussissent à se faufiler avec prudence. À bord des transports en commun, les passagers, immobilisés depuis plusieurs heures, expriment fatigue et frustration face à cette situation qui perturbe fortement les déplacements sur cet axe routier stratégique.

Boubacar Garki Diallo pour Kalenews.org

Matam : l’initiative citoyenne « OSONS »affiche ses ambitions politiques et locales

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À l’occasion d’un dîner de presse tenu ce samedi 07 février à Matam plus précisément Coléah-Lanseboungni Monsieur Senkoun Kourouma, coordinateur national de l’initiative OSONS, a levé le voile sur la vision, les objectifs et les ambitions politiques de cette initiative citoyenne, sociale et politique portée par des acteurs locaux de la commune.

Face aux professionnels des médias, le coordinateur national a tenu à clarifier l’identité et l’orientation d’OSONS, qu’il présente comme un mouvement résolument ancré dans la dynamique de transformation nationale impulsée par le Chef de l’État. « L’initiative  OSONS est portée par des acteurs locaux qui comptent être au cœur de la transformation nationale amorcée par le Président de la République, et que nous comptons également mettre en œuvre au niveau local », a-t-il déclaré.

Une ambition assumée pour les prochaines élections communales

Sans détour, Senkoun Kourouma a annoncé les ambitions politiques de l’initiative. OSONS entend porter une candidature aux prochaines échéances communales, avec l’objectif de proposer une gouvernance locale fondée sur la modernité, le développement et l’engagement citoyen.

« Nos ambitions sont très claires : porter la candidature aux prochaines élections communales avec la dynamique de la génération, de la modernité et du développement. Nous osons aujourd’hui, en tant qu’acteurs du développement local, prendre nos responsabilités », a-t-il affirmé.

Selon lui, cette démarche s’inscrit dans une volonté de rompre avec certaines pratiques du passé, tout en assumant pleinement le présent et les défis actuels. « Nous assumons notre présent, qui est d’être les acteurs de la transformation de notre collectivité à travers la mise en œuvre locale de la vision nationale », a-t-il précisé.

Un cadre d’échange avec les médias pour lever toute ambiguïté

Le dîner de presse visait également à établir un cadre d’échange franc avec les médias, que le coordinateur considère comme des acteurs incontournables de la démocratie. Il a souligné la nécessité de clarifier les objectifs d’OSONS, face à certaines interprétations qu’il juge hâtives.

« Nous avons souhaité échanger avec vous afin d’exprimer de manière claire et précise l’objectif de cette initiative, car certains, à travers une analyse paresseuse, ont voulu nous rattacher à un passé révolu », a-t-il déploré.

Une vision de gouvernance locale articulée à la vision nationale

Abordant la question de la gouvernance, Senkoun Kourouma a établi une distinction nette entre une délégation spéciale chargée de la gestion courante et une équipe élue porteuse d’une vision structurante.

Pour OSONS, l’enjeu majeur reste l’« atterrissage territorial » du programme Simandou, considéré comme le pilier central de la vision nationale actuelle. « Pour que ce programme soit effectif au niveau local, il faut une gouvernance capable d’en être l’outil opérationnel », a-t-il soutenu.

Il a également pointé le manque d’approche stratégique dans la gouvernance locale actuelle, estimant que l’absence d’articulation entre la vision nationale et les réalités locales constitue un frein au développement. « Une commune est une partie du territoire national. Si la vision nationale n’est pas traduite au niveau local, des difficultés apparaîtront inévitablement », a-t-il averti.

Une candidature déclarée à la mairie de Matam

En conclusion, le coordinateur national d’OSONS a officiellement annoncé sa candidature à la mairie de Matam, tout en indiquant que son vice-coordinateur est pressenti pour occuper le poste de vice-maire.

« Nous avons décidé de prendre nos responsabilités. Je suis candidat à la mairie et nous sommes déjà d’accord pour entrer dans cette dynamique », a-t-il conclu.

À travers cette sortie médiatique, l’initiative OSONS se positionne clairement comme un acteur politique émergent à Matam, déterminé à inscrire son action dans la continuité de la vision nationale, tout en répondant aux enjeux concrets du développement local.

Olladi Ibrahima