Le Ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle franchit une étape majeure dans la réforme du système éducatif guinéen. À compter de la session 2026 du Baccalauréat unique, une session de rattrapage sera organisée pour la première fois dans l’histoire du pays, offrant une nouvelle opportunité aux candidats ayant échoué de peu à l’examen.
Dans un communiqué officiel lu au journal télévisé, le département en charge de l’Éducation indique que cette mesure, « instituée par arrêté ministériel », vise à moderniser le système national d’évaluation tout en renforçant l’équité dans l’accès à l’enseignement supérieur et à la qualification professionnelle.
Selon les nouvelles dispositions, seuls les candidats ayant obtenu une moyenne générale comprise entre 8,50/20 et 9,99/20 lors de la session ordinaire seront éligibles à cette seconde chance. Ils seront automatiquement identifiés par la Direction Générale des Examens et Contrôles Scolaires, Concours et Passerelles (DGECS-CP), sans qu’aucune démarche administrative ne leur soit demandée.
Les candidats concernés composeront dans un maximum de deux disciplines non validées, avec une priorité accordée aux matières de spécialité.
Le ministère précise que les épreuves de rattrapage seront organisées selon les mêmes exigences que celles de la session ordinaire, tant en matière de surveillance, de correction que de délibération. Les nouvelles notes obtenues remplaceront les anciennes uniquement lorsqu’elles seront plus favorables aux candidats.
À l’issue des délibérations, les postulants ayant atteint une moyenne générale d’au moins 10/20 seront officiellement déclarés admis au Baccalauréat. Le ministère souligne que le diplôme délivré à l’issue de cette session de rattrapage aura « la même valeur académique et juridique » que celui obtenu lors de la session ordinaire.
Pour cette première édition, les nouveaux bacheliers issus du rattrapage bénéficieront d’une orientation prioritaire vers les filières de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle.
À travers cette réforme, le Gouvernement entend réduire les échecs dus à de faibles écarts de performance, tout en maintenant les principes de mérite et d’excellence qui régissent les examens nationaux.
Mansaré Soumah Naby Moussa





