L’affaire des personnes retrouvées mortes dans un véhicule à Petit Simbaya connaît de nouveaux développements après les révélations du médecin légiste, professeur Hassane Bah. Dans un entretien accordé à Africaguinée, il évoque une mort probablement accidentelle par intoxication au monoxyde de carbone. Une bouteille contenant un liquide de composition inconnue, deux téléphones et une somme de 23 420 000 francs guinéens ont également été retrouvés dans le véhicule.
Parmi les éléments relevés sur les lieux, la présence d’une bouteille de bière contenant un liquide dont la nature reste inconnue suscite des interrogations. Selon le professeur Hassane Bah, il n’est pas exclu que les occupants aient consommé une substance susceptible de provoquer un sommeil profond ou une altération de la conscience.
Le médecin légiste estime qu’une telle éventualité pourrait avoir aggravé les effets d’une intoxication au monoxyde de carbone, potentiellement à l’origine de leur décès.
« Nous avons retrouvé une bouteille de bière (dont nous ne connaissons pas la marque), et nous ne connaissons pas les produits qui se trouvaient à l’intérieur », a-t-il expliqué au micro de nos confrères d’Africaguinée
Toutefois, aucune conclusion définitive ne permet, à ce stade, d’établir un lien entre le liquide retrouvé et la mort des occupants. La composition du produit reste inconnue.
La piste criminelle écartée
Sur la base des examens médico-légaux réalisés, le professeur Hassane Bah privilégie la thèse d’un décès accidentel. Selon lui, aucun élément scientifique relevé lors de l’autopsie ne permet de suspecter l’intervention d’une tierce personne.
« Scientifiquement, il n’y a aucun doute sur l’absence d’intervention extérieure. C’est un décès accidentel », a-t-il déclaré.
Le spécialiste explique que les victimes seraient mortes pendant leur sommeil après avoir inhalé les gaz d’échappement du véhicule. Il évoque notamment un pot d’échappement défectueux et des vitres hermétiquement fermées, des circonstances qui auraient favorisé l’accumulation du monoxyde de carbone dans l’habitacle.
« Ce ne sont pas des personnes qui ont été tuées, mais des personnes qui sont mortes dans le véhicule en plein sommeil, après avoir inspiré les gaz du moteur », a-t-il précisé.
Ces déclarations reflètent l’interprétation des éléments médico-légaux par le médecin. Les investigations doivent permettre de compléter les informations disponibles sur les circonstances exactes du drame.
Au-delà des conclusions de l’autopsie, les objets retrouvés dans le véhicule constituent un autre volet de l’enquête. Selon le professeur Hassane Bah, deux téléphones portables ainsi qu’une somme de 23 420 000 francs guinéens ont été remis aux services de police.
L’origine de cet argent et les éventuelles informations contenues dans les téléphones devront être examinées par les enquêteurs dans le cadre de leurs investigations.
« Nous avons remis à la police deux téléphones ainsi qu’une somme de 23 420 000 francs guinéens. Il appartiendra à la police d’enquêter sur l’origine de cet argent, tout comme pour les deux téléphones qui ont également été mis à leur disposition », a-t-il conclu.
Si la piste d’une intoxication accidentelle au monoxyde de carbone est privilégiée par le médecin légiste, plusieurs questions restent à éclaircir, notamment concernant la nature du liquide retrouvé dans la bouteille et la provenance des fonds découverts dans le véhicule.
Mansaré Soumah Naby Moussa





