La Chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a ordonné, ce lundi 15 juin, la remise en liberté de l’ancien directeur général de l’Office guinéen de publicité (OGP), Mandian Sidibé. La juridiction a toutefois décidé de le placer sous contrôle judiciaire en attendant la poursuite de son procès renvoyé au 20 juillet prochain. Cette décision intervient à la suite d’une requête formulée par les avocats de l’ancien responsable de l’OGP lors de l’audience du 10 juin dernier.
La défense avait alors alerté la Cour sur la détérioration de l’état de santé de son client et sollicité soit son évacuation sanitaire vers une structure médicale plus adaptée, soit sa mise en liberté.
Dans son ordonnance, la CRIEF autorise également Mandian Sidibé à poursuivre ses soins dans un centre médical spécialisé du pays. Une mesure qui répond aux préoccupations exprimées par ses conseils quant à la prise en charge médicale de leur client.
Selon Me Sékou Traoré, l’ancien directeur général de l’OGP était hospitalisé à l’hôpital Ignace Deen, où les équipes médicales auraient atteint les limites de leurs capacités de traitement. L’avocat a également indiqué que son client assumait personnellement les frais de sa cabine d’hospitalisation, estimés à neuf millions de francs guinéens par mois.
Au cours des débats, la défense a par ailleurs dénoncé la non-exécution d’un arrêt judiciaire ayant infirmé, il y a six mois, l’ordonnance de prorogation du mandat de dépôt de Mandian Sidibé. Un argument qui a été mis en avant pour soutenir la demande de remise en liberté.
Le dossier reviendra devant la Chambre de jugement de la CRIEF le 20 juillet 2026 pour la poursuite de l’examen des faits reprochés à l’ancien patron de l’Office guinéen de publicité.
Mansaré Soumah Naby Moussa





