L’affaire opposant la société Rema Tip Top Guinea Sarl à Mathurin Bangoura, Mory Diané et la Société Guinéenne des Mines S.A connaît un nouveau rebondissement devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Alors qu’ils étaient attendus ce mercredi 4 novembre 2026 devant la Chambre de jugement, les trois prévenus ont brillé par leur absence.
Ils sont poursuivis pour des faits présumés d’« escroquerie, abus de confiance, faux et usage de faux en écritures authentiques et de commerce, et entrave au droit d’un actionnaire de participer à une assemblée générale », à la suite d’une plainte déposée par la société Rema Tip Top Guinea Sarl.
À l’audience, la raison de leur absence n’a pas été précisée. Prenant la parole, le ministère public, représenté par le substitut du procureur spécial Biwon Millimouno, a toutefois attiré l’attention du tribunal sur l’existence de deux procédures inscrites au rôle du jour, impliquant les mêmes parties et portant sur les mêmes faits.
En effet, dans une démarche de contre-attaque judiciaire, Mathurin Bangoura, Mory Diané et la Société Guinéenne des Mines S.A ont également engagé des poursuites contre leurs accusateurs. Cette fois, ils visent la société Rema Tip Top Guinea Sarl, Alpha Oumar Bah et Abdoulaye Barry, qu’ils poursuivent pour des faits présumés d’« escroquerie et complicité d’escroquerie ».
« Nous tenons à relever, Monsieur le président, une divergence de statut des parties », a fait observer Biwon Millimouno devant la juridiction.
Le représentant du ministère public a néanmoins estimé que les deux procédures pouvaient suivre leur cours « simultanément mais séparément », malgré le fait qu’elles concernent les mêmes protagonistes et s’inscrivent dans le cadre du même contentieux.
En l’absence des prévenus et de leurs avocats, le juge a finalement décidé de renvoyer l’affaire au 16 décembre 2026.
Mansaré Soumah Naby Moussa





