Le président de l’Organe provisoire du Parti National pour la Démocratie et le Développement (PNDD), Mamadou Macka Diallo, appelle les autorités guinéennes et la future Assemblée nationale à engager une réflexion sur la révision du code électoral dans ses articles 192 des conditions d’éligibilité à la fonction de sénateur et 184 des critères d’éligibilité au sénat , qui fixe actuellement à 40 ans l’âge minimum requis pour être candidat au Sénat.
Dans une analyse rendue publique, le responsable politique estime que cette disposition mérite d’être réexaminée afin de permettre une participation plus importante de la jeunesse aux plus hautes institutions de la République. Il invite les nouvelles autorités parlementaires, dont l’installation est annoncée dans les prochains jours, à inscrire cette question parmi les priorités du débat législatif.
Mamadou Macka Diallo rappelle qu’il soutient, depuis le 21 septembre 2021, la dynamique de refondation engagée par les autorités de la transition. Selon lui, cette phase de reconstruction nationale doit s’accompagner de réformes institutionnelles favorisant une gouvernance plus inclusive et une meilleure représentation des différentes composantes de la société.
Le président du PNDD estime que, dans un contexte où les citoyens exercent leurs droits civiques dès l’âge de 18 ans, il est légitime d’ouvrir une réflexion sur les conditions d’éligibilité aux fonctions sénatoriales. Son parti propose ainsi que l’âge minimum pour briguer un siège au Sénat soit ramené à 25 ou 30 ans.
À ses yeux, une telle réforme permettrait de favoriser le renouvellement de la classe politique, de promouvoir les compétences de la jeunesse et de renforcer la représentativité des institutions républicaines.
S’adressant à la future Assemblée nationale, Mamadou Macka Diallo invite les députés à examiner cette proposition dans un esprit de responsabilité et d’ouverture. Il estime que les futurs parlementaires auront la mission de mettre en place un cadre juridique capable de répondre aux aspirations des différentes générations et de consolider les acquis démocratiques du pays.
Le président de l’Organe provisoire du PNDD précise toutefois que cette initiative ne s’inscrit dans aucune logique de confrontation avec les institutions de l’État. Il la présente plutôt comme une contribution au débat public, destinée à enrichir les réformes institutionnelles en cours dans l’intérêt supérieur de la Nation.
En conclusion, le PNDD réaffirme sa disponibilité à prendre part à toute concertation visant à renforcer l’architecture institutionnelle du pays et à accompagner les réformes en faveur d’une gouvernance plus inclusive et adaptée aux défis de la Guinée contemporaine.
OLLADI IBRAHIMA





