Les épreuves du Certificat d’études élémentaires (CEE), marquant l’entrée en 7e année, ont officiellement démarré ce jeudi 18 juin sur toute l’étendue du territoire national. Dans la commune de Ratoma, le lancement officiel a été présidé par le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, à l’école primaire de Konimodou.
Cette année, la commune de Ratoma enregistre un total de 33 066 candidats répartis dans 79 centres d’examen, dont trois centres dédiés à l’enseignement franco-arabe.
« Dans Ratoma, vous avez vu que nous avons trois DCE réunis pour cet examen. Nous comptons 33 066 candidats, répartis en 79 centres. Et parmi ces 79 centres, il y a trois centres pour le franco-arabe », a indiqué Gono Traoré, chef de la section pédagogique de la Direction communale de l’éducation (DCE) de Ratoma.
Prenant la parole, le ministre Alpha Bacar Barry a insisté sur les mesures prises afin de permettre aux candidats d’aborder sereinement leur premier examen national.
« Il faut d’abord préciser que ces examens sont les tout premiers de nos enfants. Ce sont les toutes premières épreuves d’examen qu’ils affrontent. Les dispositifs mis en place visent donc à réduire leur stress et à leur permettre de s’installer paisiblement et tranquillement dans leurs salles de classe », a-t-il expliqué.
Le ministre a également mis en avant la volonté des autorités éducatives de rendre les examens plus inclusifs, notamment à travers la prise en compte des candidats en situation de handicap visuel.
« Nous avons voulu que ces examens soient inclusifs. Toutes les dispositions ont été prises pour transcrire les épreuves en braille afin de permettre aux candidats malvoyants de composer dans les meilleures conditions », a-t-il souligné.
Par ailleurs, Alpha Bacar Barry a rappelé que les centres d’examen ont été rapprochés des lieux de résidence des élèves afin de faciliter leur accès, tandis que l’ensemble des acteurs impliqués dans l’organisation des examens ont été mobilisés sur le terrain.
« Nous avons pris les dispositions pour que les centres soient le plus proches possible des élèves. Tout le personnel encadrant, les surveillants, les coordinateurs ainsi que les agents du ministère sont mobilisés pour répondre efficacement aux éventuelles difficultés », a-t-il assuré, se déclarant satisfait du déroulement des premières épreuves.
Le ministre a également adressé des consignes aux surveillants, les invitant à accompagner les candidats avec pédagogie tout en veillant au respect strict de la réglementation.
« Il s’agit surtout de stresser moins les enfants, d’être à leur écoute et de les accompagner dans la rigueur, la discipline et le respect du règlement », a-t-il affirmé.
Pour le département de l’Éducation, ces examens constituent également un moment d’évaluation des réformes engagées dans le système éducatif guinéen.
« Nous sommes dans un moment de décision et de vérité où nous opérons des réformes dans le système. C’est l’occasion de constater si ces réformes produisent les résultats attendus », a déclaré le ministre.
Il a notamment évoqué la révision récente des programmes du primaire, la mise à disposition de nouveaux manuels scolaires et l’introduction progressive de l’approche ESTEM dans les apprentissages.
Enfin, Alpha Bacar Barry s’est réjoui de la forte participation des jeunes filles à cette session du CEE.
« Je constate avec satisfaction qu’une majorité de jeunes filles se présentent à ces examens. Les statistiques sont positives et confirment les progrès réalisés en matière de scolarisation de la jeune fille dans notre pays », a-t-il conclu.
Pour cette première journée, les candidats seront confrontés aux épreuves de la Rédaction, Géographie et de l’éducation civique et morale.
Mansaré Soumah Naby Moussa





