spot_img
spot_img
Accueil GUINEE Meurtre de la Canadienne Rachelle Wrathmall : la justice guinéenne ouvre une...

Meurtre de la Canadienne Rachelle Wrathmall : la justice guinéenne ouvre une enquête contre Rafiou Sow

0
23

Près de dix-neuf ans après la mort de la Canadienne Rachelle Wrathmall, retrouvée sans vie à son domicile le 29 juin 2007 au Canada, la justice guinéenne a décidé de rouvrir le dossier sous un nouvel angle. Le Parquet général près la Cour d’appel de Conakry a annoncé, mercredi 17 juin 2026, l’ouverture d’une enquête judiciaire visant un citoyen guinéen dans le cadre de cette affaire longtemps restée non élucidée.

Selon un communiqué des autorités judiciaires, une dénonciation formelle adressée au Parquet met en cause Rafiou Sow, un ressortissant guinéen vivant à Conakry. Face à la gravité des faits allégués, le procureur général près la Cour d’appel de Conakry, Fallou Doumbouya, a ordonné l’ouverture d’investigations afin de vérifier la crédibilité des accusations et d’établir les circonstances exactes de cette affaire.

Une affaire relancée après près de deux décennies

Le décès de Rachelle Wrathmall avait marqué les esprits au Canada, sans toutefois déboucher sur une résolution judiciaire définitive. Dix-neuf ans plus tard, l’affaire connaît un rebondissement inattendu avec l’implication de la justice guinéenne. Les enquêtes qui s’ouvrent devront permettre de déterminer si les éléments contenus dans la dénonciation sont suffisamment fondés pour engager d’éventuelles poursuites. Le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Dixinn a été chargé de coordonner les démarches judiciaires nécessaires, tandis que la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) a été saisie pour conduire les investigations.

La compétence des juridictions guinéennes invoquée

Pour justifier l’ouverture de cette procédure, le Parquet général s’appuie sur les dispositions de l’article 759 du Code de procédure pénale. Ce texte autorise les juridictions guinéennes à connaître de certaines infractions graves commises hors du territoire national lorsque les conditions prévues par la loi sont réunies et qu’un citoyen guinéen est concerné. Cette base légale permet ainsi à la justice guinéenne d’examiner des faits présumés survenus à l’étranger, dans le respect des règles de coopération judiciaire internationale.

La présomption d’innocence rappelée

Les autorités judiciaires ont toutefois tenu à souligner que Rafiou Sow bénéficie pleinement de la présomption d’innocence. À ce stade de la procédure, aucune culpabilité n’est établie et les investigations ont précisément pour objectif de vérifier les accusations portées à son encontre. Le Parquet assure également que les droits de la défense, le principe du contradictoire ainsi que le respect de la dignité de la personne mise en cause seront garantis tout au long de la procédure.

Déterminé à faire toute la lumière sur ce dossier, le procureur général Fallou Doumbouya a indiqué que l’enquête sera conduite « avec toute la rigueur requise par la loi », afin d’établir les responsabilités éventuelles dans cette affaire qui refait surface près de deux décennies après les faits. Une enquête dont les conclusions pourraient apporter un nouvel éclairage sur l’un des dossiers criminels les plus énigmatiques liés à la communauté guinéenne à l’étranger.

Mansaré Soumah Naby Moussa

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici