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UGANC de Conakry : Droit, égalité et autonomisation pour toutes les femmes et filles au centre d’une conférence-débats

L’amphithéâtre de l’Université Gamal Abder Nasser de Conakry (UGANC) a servi de cadre à l’organisation d’une conférence-débats ce mardi 25 mars 2025. Cette initiative qui vient de la cellule genre et équité de ladite université, a pour thème « Droit, égalité et autonomisation pour toutes les femmes et filles ». Elle se tient dans dans ce mois de mars pendant lequel l’humanité milite pour la promotion des droits des femmes. Maimouna Yombouno, 1ère vice-présidente du CNT a rehaussé de sa présence cet événement solennel.

Devant de nombreuses étudiantes, elle a prononcé un discours d’engagement. « Je commence d’abord par remercier la cheffe de service genre et équité de l’université, mais aussi féliciter pour la parfaite organisation de cette cérémonie, pour cette forte mobilisation dans cette salle. Je vois les enseignants, les étudiants, c’est parce que vous accordez une grande importance à cet événement. Depuis 1977, la communauté internationale célèbre la journée du 8 mars. Aujourd’hui, compte tenu des enjeux, de l’importance, des défis à relever, les femmes se sont imposées tout le mois pour célébrer la femme. Aujourd’hui, nous remarquons avec satisfaction que toutes les entités importantes organisent des journées de plaidoyer pour attirer l’attention sur le rôle important que les femmes doivent jouer dans la société. Je rentre de New York où j’ai pris part à la 69e session sur la femme. Après j’étais à Mexico au forum des femmes parlementaires […]. J’ai appris là-bas que la parité n’est pas un objectif, mais la parité doit être une norme. Aujourd’hui, on dit merci à Dieu. Chez nous en Guinée nous avons un chef de l’État champion de l’autonomisation des femmes, de l’égalité des sexes, de la promotion et de la protection des femmes de Guinée, c’est le Général Mamadi Doumbouya », dira-t-elle avant de poursuivre.

« Depuis son avènement le 5 septembre 2021, les actes qu’il a eu à poser se font sans commentaire. Au CNT grâce à la charte qu’ils ont mise en place, on nous a accordé 31% de représentativité féminine par rapport au pourcentage des deux dernières législatures. Il y a des thématiques sur lesquelles on se pose pour faire bouger les droits des femmes, c’est leur autonomisation, c’est leur indépendance économique et financière. En 2022, le président a décidé d’accorder les subventions aux femmes en milieu rural. Ces femmes étaient laissées pour compte alors qu’elles jouent un rôle primordial dans le développement économique et social de notre nation. Chacun des 300 groupements a reçu 50 millions de francs guinéens. Le dernier cadeau que le président nous a accordé, c’est la nomination des cheffes de cabinet des départements ministériels à hauteur de 48% », a salué Maimouna Yombouno.

Pour Mohamed Ansoumane Camara, vice recteur de l’UGANC « cet important événement, la journée internationale de la femme est célébrée chaque année dans le monde entier depuis près d’un siècle. L’objectif de cette cérémonie consiste à reconnaître et célébrer les réalisations des femmes mais également à sensibiliser concernant les dispositions et mesures à prendre face à l’inégalité, à la discrimination entre les sexes. A l’instar des autres nations de la planète, notre pays la République de Guinée a célébré avec éclat la journée internationale des droits des femmes le samedi 8 mars 2025. Dans cette logique des faits, la journée d’aujourd’hui le 25 mars 2025 qui nous réunit aujourd’hui a été choisie par l’antenne genre et équité de notre établissement d’enseignement supérieur avec l’accompagnement de l’autorité universitaire pour célébrer cet événement sous le thème : droit, égalité et autonomisation pour toutes les femmes et filles de la Guinée. Cela prouve à suffisance que les questions de genre et le respect de l’égalité entre les sexes se trouvent au cœur des actions entreprises par notre institution. C’est pourquoi au nom de M. le recteur de l’UGANC et au nom de toute l’autorité de l’université, je vous souhaite la bienvenue dans notre temple du savoir », a-t-il déclaré.

De son côté, Mariama Camara cheffe de l’antenne genre et équité de l’UGANC est revenue sur le bien fondé de cet événement. « C’est un grand honneur pour moi de prendre la parole devant l’auditorium en ce jour solennel devant cette auguste assemblée à la faveur de cette grande cérémonie du 8 mars en différé de la journée internationale du droit de la femme que le service genre et équité de l’UGANC a bien voulu organiser avec l’appui des autorités universitaires à l’occasion du mois international de la femme avec pour thème principal : droit, égalité et autonomisation pour toutes les femmes et filles. C’est le lieu et place de remercier très sincèrement le recteur, le Pr Alpha Kabinet Keïta et toute son équipe pour avoir créé les conditions optimales pour la tenue de cette importante rencontre. Je me réjouis également de la présence massive des femmes et filles de l’UGANC ainsi que de nombreux invités qui ont répondu à l’invitation. La rencontre qui nous réunit ce matin revêt une importance capitale pour le service genre et équité de l’UGANC car elle nous permet d’évaluer droit, égalité et autonomisation des femmes et filles de façon générale et à l’échelle nationale et internationale, et de s’inspirer des meilleures pratiques et des méthodes d’insertion de la junte féminine pour sa promotion et son autonomisation d’autre part. En effet, le 8 mars a été choisi par les Nations-Unies pour les rassemblements à travers le monde et l’occasion de faire un bilan sur la situation des femmes. Traditionnellement, les groupes et associations, des femmes militantes préparent des événements partout dans le monde pour fêter les victoires et les acquis, faire entendre leurs revendications et à l’effet d’améliorer la situation des femmes. Le corps de l’éducation rappelle que la transmission de la valeur d’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes, se fait dès l’école primaire. Cette politique publique est une condition nécessaire pour que progressivement les stéréotypes s’estompent et que d’autres modèles de comportements se construisent peu à peu sans discrimination sexiste ni violence. Les institutions d’enseignement supérieur comme l’UGANC, sont invitées à inscrire cette problématique dans leurs règlements intérieurs et à mettre en place dans Le cadre des comités d’éducation à la santé. Nous engageons également les collèges et lycées à établir des partenariats avec le monde économique et associatif pour développer les projets éducatifs autour de l’égalité entre les sexes. J’ose espérer que cette rencontre va apporter des réponses nécessaires aux nombreuses questions qui se posent aux questions de droit, égalité et autonomisation des femmes et filles en apportant de nouvelles méthodes et pratiques d’insertion des femmes et filles. Je ne saurais terminer mon allocution sans remercier les personnalités ici présentes pour avoir accepté d’être des nôtres. Au recteur Pr Alpha Kabinet Keïta et de toute son équipe pour le nombre sans cesse croissant de femmes qui occupent des postes de responsabilité dans l’administration universitaire et d’avoir installé un réseau d’internet dans tous les bureaux de l’administration ».

Quant à Pre Fanta Touré, cheffe de cabinet du ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, elle s’est réjouie de l’effort du président de la République. « Permettez moi au nom du Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation de remercier les autorités de l’UGANC plus particulièrement l’antenne genre et équité de l’université pour avoir invité le ministère à la célébration de la journée internationale des droits des femmes. Cette journée célèbre les réalisations sociales, économiques, culturelles et politiques des femmes. Elle marque aussi un appel à l’action pour accélérer la réalisation de l’égalité entre les sexes. Dans le monde entier, nombreux groupes unissent leurs voix pour célébrer les réalisations des femmes et pour soutenir l’égalité entre les genres. C’est aussi une journée d’action, de sensibilisation, de mobilisation dédiée à la lutte pour les droits des femmes, pour l’égalité et pour la justice […]. Chaque année un thème précis est fixé par l’ONU et donne lieu à de nouveaux débats et actions. Nous savons que des efforts ont été déployés. Face à l’engagement du président de la République le Général Mamadi Doumbouya, du Premier ministre et de rout le gouvernement. Nous devons continuer la lutte à travers les sensibilisations », a-t-elle lancé.

Alpha Mamadou Bobo Baldé

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