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Ousmane Gaoual Diallo : « Aucune disposition n’interdit aux responsables politiques de rentrer en Guinée »

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Le porte-parole du gouvernement guinéen, Ousmane Gaoual Diallo, a assuré qu’aucune mesure officielle n’empêche les responsables politiques vivant à l’étranger de regagner la Guinée. Selon lui, leur absence du territoire national relève d’un choix personnel et ne peut être assimilée à un exil dès lors qu’aucune interdiction de retour n’a été prononcée à leur encontre.

Interrogé sur la situation de plusieurs figures politiques notamment Cellou Dalein Diallo qui se trouve hors du pays, le ministre des Transports a déclaré qu’aucune disposition légale ne leur interdit de revenir.

« Il (Cellou Dalein) est libre de rentrer en Guinée, mais ça, c’est sa propre liberté », a-t-il affirmé, estimant que chacun demeure libre de prendre la décision de rentrer ou non.

Le porte-parole du gouvernement a toutefois reconnu que toute personne faisant l’objet d’un intérêt judiciaire pourrait être entendue par la justice à son retour. Selon lui, cette éventualité ne saurait être interprétée comme une situation d’exil.

« Si la justice estime qu’on doit te questionner, on va te questionner. Mais ça, ce n’est pas l’exil, parce que tu n’es pas interdit de séjour », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de distinguer les procédures judiciaires d’une interdiction de revenir dans son pays.

Ousmane Gaoual Diallo estime que la qualification d’exil dépend avant tout de la situation propre à chaque personne. Il a notamment évoqué les déclarations de certains responsables politiques qui affirment être en mission à l’étranger plutôt qu’en exil.

Pour lui, l’élément déterminant demeure l’absence de toute décision officielle privant un citoyen de son droit de revenir sur le territoire national. « Il n’y a pas aujourd’hui de disposition qui interdise à tel ou tel de rentrer dans notre pays », a-t-il soutenu.

Son expérience personnelle en exemple

Afin d’illustrer son argumentation, le ministre est revenu sur son propre parcours lorsqu’il appartenait à l’opposition. Il affirme avoir choisi de rentrer en Guinée malgré les avertissements de ses proches qui lui annonçaient une arrestation à son retour.
« J’ai été bien sûr arrêté, mais j’assumais mes propos, j’assumais mon comportement », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il refusait de rester à l’étranger par crainte d’une interpellation.

Selon lui, le risque d’être poursuivi ou placé en détention ne constitue pas en lui-même une preuve d’exil, mais relève de la responsabilité individuelle de chacun face à ses actes.

Dans la dernière partie de son intervention, Ousmane Gaoual Diallo a insisté sur la différence entre l’expression d’opinions politiques et la commission d’infractions pénales.
À ses yeux, une personne qui défend publiquement ses convictions doit être prête à en assumer les conséquences, tout en rappelant que les auteurs d’actes criminels ou de délits ne peuvent invoquer leurs opinions pour échapper à la justice.

En conclusion, le porte-parole du gouvernement a réaffirmé que le choix de rentrer en Guinée appartient à chaque responsable politique. Selon lui, chacun doit apprécier individuellement sa situation et assumer les conséquences de ses décisions et de ses prises de position publiques.

Mansaré Soumah Naby Moussa

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