Dans une video diffusée ce dimanche sur sa page facebook, Moussa Condé, ex-directeur de la Communication et de l’Information (DCI) à la présidence, est sorti de son silence pour apporter des clarifications sur les raisons de son limogeage.
Face aux nombreuses spéculations relayées sur les réseaux sociaux et dans l’opinion publique, l’ancien responsable affirme avoir pris la parole pour « rétablir les faits » et assumer pleinement ses responsabilités dans cette affaire.
Dans sa vidéo, Moussa Condé reconnaît des manquements graves à l’éthique et aux exigences liées à ses fonctions. Il admet notamment avoir tenté de soutirer des informations confidentielles au sein de la présidence, dans le but de les transmettre à certains blogueurs. Un comportement qu’il qualifie lui-même « d’indigne » pour un responsable en charge de la communication d’une institution aussi stratégique.
L’ex-directeur évoque également des contacts réguliers qu’il entretenait avec des membres de l’ancien régime, une situation qu’il juge aujourd’hui incompatible avec ses responsabilités au sein de l’appareil étatique.
Parmi les éléments ayant déclenché les soupçons, il cite un échange téléphonique avec un agent de sécurité du Chef de l’État, au cours duquel il aurait sollicité des informations sensibles. Cet appel, selon lui, aurait été intercepté, entraînant l’ouverture d’investigations internes.
Les vérifications effectuées sur ses communications auraient par ailleurs révélé des échanges avec des marabouts, dans le but d’obtenir des faveurs ou une position plus influente auprès du président. À cela s’ajoutent des comportements personnels inappropriés sur son lieu de travail, ainsi que des accusations de mauvaise gestion interne, notamment le non-paiement de primes à certains collaborateurs, ayant contribué à un climat de frustration au sein de la DCI.
« Lorsque tous ces éléments sont réunis, le Chef de l’État ne peut que prendre ses responsabilités », reconnaît-il, estimant que la décision de le relever de ses fonctions était justifiée.
Dans une posture rare, Moussa Condé assume sans détour l’entière responsabilité de ses actes : « Ce limogeage, je le mérite. C’est moi le fautif et j’en assume toutes les conséquences », a-t-il déclaré, appelant à mettre fin aux spéculations autour de cette affaire.
Cette sortie médiatique marque une tentative de clarification, mais aussi un aveu public qui pourrait durablement marquer la carrière de cet ancien haut responsable de la communication institutionnelle.
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Olladi Ibrahima





