À Conakry, la tension monte dans plusieurs stations-service de la capitale. Depuis quelques jours, automobilistes et conducteurs de motos s’interrogent sur une possible pénurie de carburant. Entre longues files d’attente et rumeurs persistantes, l’inquiétude gagne du terrain, notamment dans la commune de Lambanyi.
Rencontré dans une station-service, Hamed Sylla ne cache pas son inquiétude : » Je suis venu ici pour chercher de l’essence. Actuellement, je pense qu’on est en crise de l’essence », confie-t-il.
Présent sur les lieux depuis près d’une heure, il explique avoir déjà parcouru plusieurs stations sans succès. « Je suis là, ça fait presque une heure. Depuis hier, j’ai cherché l’essence, mais je n’ai pas pu l’avoir. J’aimerais au moins avoir 7 à 10 litres », ajoute-t-il, visiblement préoccupé.
Même constat pour Abdourahman Diallo, rencontré dans la même file d’attente. « Je suis là pour voir si je peux gagner de l’essence. C’est ce matin qu’on m’a informé que l’essence est en rupture. Apparemment, dans plusieurs stations, il n’y a pas de service », explique-t-il.
Selon lui, la situation l’a même contraint à se tourner vers le marché noir, sans résultat. « Je suis allé d’abord au marché noir, dans tout le quartier de Lambanyi, je n’ai pas pu en trouver. On m’a ensuite dit que la station Total de Lambanyi était en train de servir. Je suis venu, j’ai trouvé du monde et il fallait faire la queue », raconte-t-il.
Face à cette situation, les hypothèses fusent. Pour Abdourahman Diallo, la crise pourrait avoir des origines internationales. « Je peux parier sur la crise qui se passe, c’est-à-dire la guerre entre l’Iran et Israël. Je pense bien que ça peut être la cause », avance-t-il.
À rappeler que la société nationale des pétroles (SONAP) a dans un communiqué rassuré qu’il n’y a pas pénurie de carburants. Malgré ce communiqué, de longues files sont observées dans certaines stations alimentent les spéculations.
OLLADI Ibrahima





