À l’occasion du 68ᵉ anniversaire de l’accession de la Guinée à l’indépendance, le président de la République a accordé une grâce à 217 détenus. La décision, matérialisée par un décret signé le 2 octobre 2026, porte sur la remise totale des peines privatives de liberté.
Cette mesure de clémence présidentielle ne signifie toutefois pas une libération sans condition pour les bénéficiaires. Le décret prévoit en effet une disposition particulière encadrant l’application de cette grâce.
Selon l’article 2 du texte, « le bénéfice de la grâce accordée par le présent décret est subordonné à l’accomplissement d’un stage d’encadrement civique et de préparation à la réinsertion d’une durée de 45 jours ».
Ainsi, les 217 détenus concernés devront, avant de bénéficier pleinement de la mesure, participer à ce programme d’une durée d’un mois et demi. L’objectif affiché à travers cette disposition est d’associer la mesure de clémence à un dispositif d’encadrement civique et de préparation à la réinsertion.
Le décret précise également que les modalités pratiques de ce stage ne sont pas encore détaillées dans le texte présidentiel. Celles-ci devront être définies par un arrêté conjoint du ministre chargé de la Justice et du ministre chargé de la Défense nationale.
La grâce présidentielle intervient dans le cadre des mesures traditionnellement prises à l’occasion de la fête nationale. Cette fois, le décret introduit donc une condition particulière, faisant de l’encadrement et de la préparation à la réinsertion une étape préalable pour les 217 détenus concernés.
Les modalités de mise en œuvre du stage devraient ainsi préciser notamment le cadre, le contenu et les conditions d’encadrement des bénéficiaires.
Mansaré Soumah Naby Moussa





