Après plusieurs jours de perturbations dans le secteur du transport, la circulation des véhicules de transport en commun reprend progressivement à Labé. Ce vendredi 11 septembre 2026, plusieurs lignes ont renoué avec les activités, à la suite de discussions engagées entre responsables syndicaux et autorités. Toutefois, le mouvement reste maintenu sur l’axe Labé-Sénégal, où les négociations se poursuivent.
Selon Mamadou Bâ Camara, chargé des conflits et des négociations à la CNTG de Labé, cette reprise fait suite aux différentes démarches entreprises pour trouver une issue à la crise. Il rappelle que les chauffeurs ont déclenché le mouvement pour dénoncer les tracasseries routières et réclamer de meilleures conditions de travail.
« Les chauffeurs n’ont pas déclenché cette grève par manque de respect. Ils demandent une amélioration de leurs conditions de vie et une réduction des difficultés liées aux tracasseries qu’ils subissent sur les routes. Après les négociations, notre secrétaire général a informé sa hiérarchie à Conakry. Celle-ci a demandé aux chauffeurs de reprendre les activités en attendant l’aboutissement des discussions. Le secrétaire général de Labé a également échangé avec le directeur de cabinet et un accord a été trouvé pour préserver la paix dans le secteur du transport. Les négociations se sont poursuivies hier jusqu’à 19 heures. Les lignes Labé-Conakry, Labé-Bamako et Labé-N’Zérékoré ont été invitées à reprendre les activités. Pour Labé-Sénégal, nous attendons encore une réponse », explique-t-il.
Le responsable syndical salue par ailleurs l’attitude des chauffeurs et des citoyens durant cette période de tension. Il se montre optimiste quant à une éventuelle issue favorable des discussions concernant la ligne Labé-Sénégal.
« Nous remercions les citoyens, particulièrement les chauffeurs. Sans leur compréhension, cette situation aurait pu occasionner beaucoup de dégâts. Nous demandons également aux sages de prier pour la population et les chauffeurs. Les discussions concernant la ligne Labé-Sénégal sont toujours en cours et nous espérons parvenir à une solution d’ici la fin de la journée », ajoute Mamadou Bâ Camara.
Chez les chauffeurs, la décision de reprendre le travail est notamment justifiée par le respect des orientations données par leurs responsables syndicaux. Abdourahmane Baldé précise cependant que l’arrêt des activités avait été décidé par les conducteurs eux-mêmes face aux difficultés rencontrées sur les routes.
« Nous avons repris le travail par respect pour nos responsables. Nous ne voulons pas les offenser. Ce ne sont pas eux qui nous ont demandé d’aller en grève ; la décision venait des chauffeurs eux-mêmes à cause des difficultés que nous rencontrons sur les routes. Si nos responsables nous invitent à la table des négociations, nous sommes prêts à y participer pour voir ce que les discussions vont donner. Ils nous ont informés qu’ils allaient rencontrer le gouverneur, le préfet et d’autres responsables afin de trouver une solution. Pour le moment, seule la ligne Labé-Sénégal n’a pas repris les activités », indique-t-il.
Le chauffeur insiste également sur les principales revendications à l’origine du mouvement. « Nous demandons une réduction du nombre de barrages et des montants que nous sommes obligés de payer sur les routes. À chaque barrage, il faut payer quelque chose et, parfois, même nos passagers ne sont pas épargnés », dénonce Abdourahmane Baldé.
Alors que le trafic a repris sur plusieurs axes, les discussions se poursuivent entre les différentes parties pour tenter de parvenir à un règlement des revendications et permettre une reprise totale des activités.
Boubacar Garki Diallo Correspondant régional de Kalenews.org à Labé.





