À une semaine du lancement des examens nationaux session 2026 sur toute l’étendue du territoire guinéen, le Directeur préfectoral de l’Éducation (DPE) de Macenta, Laye Kéita, affiche une fermeté sans précédent. Son objectif est clair : organiser des examens crédibles, transparents et sans aucune défaillance dans sa juridiction.
Joint par le correspondant de votre quotidien électronique kalenews.org, le patron de l’éducation à Macenta a dévoilé les statistiques des candidats inscrits. Au Certificat d’études élémentaires (CEE), la préfecture compte 6 430 candidats dont 2 688 filles répartis dans 26 centres. Au Brevet d’études du premier cycle (BEPC), 2 484 candidats, dont 998 filles, composeront dans 12 centres, parmi lesquels neuf sont situés dans la commune urbaine. Quant au Baccalauréat unique, 459 candidats, dont 107 filles, sont attendus dans trois centres, tous localisés dans la commune urbaine. Au total, 9 373 candidats, dont 3 793 filles, prendront part aux différents examens nationaux à Macenta.
Pour prévenir toute forme de fraude, Laye Kéita a rappelé les recommandations issues de l’atelier préparatoire des examens nationaux. Selon lui, la lutte contre la tricherie doit être l’affaire de tous les acteurs impliqués. « Si nous, enseignants, sommes sérieux, avec deux surveillants pour trente candidats dans une salle, je me demande pourquoi nous ne pouvons pas empêcher l’introduction des téléphones et les fraudes venant de l’extérieur », a-t-il déclaré.
Le DPE de Macenta a également insisté sur la nécessité d’assurer des corrections impartiales afin de garantir l’équité entre les candidats.
Dans cette dynamique, les forces de sécurité, les agents de santé et l’Association des parents d’élèves (APAE) ont été sensibilisés et responsabilisés. Les policiers et gendarmes auront pour mission d’empêcher tout envahissement des centres, tandis que les agents de santé devront rester à leur poste pour prendre en charge les éventuels cas de malaises. « Nous ne voulons pas d’envahissement. Nous voulons que les enfants restituent ce qu’ils ont appris durant toute l’année dans la transparence et l’honnêteté », a insisté le responsable préfectoral.
Se disant prêt à accueillir les épreuves dans la sérénité, Laye Kéita a assuré que tous les dispositifs logistiques sont déjà en place. « Je n’hésiterai pas à traduire un fraudeur parmi les enseignants devant les juridictions. Je ne serai pas sanctionné à cause de quelqu’un », a-t-il averti.
Enfin, Laye Kéita a appelé les candidats à aborder les examens avec responsabilité et honnêteté, tout en mettant en garde les délégués et surveillants contre toute tentative de favoritisme ou de corruption. « Ce qui doit se passer à Boké, à Conakry ou à N’Zérékoré doit se passer avec la même rigueur dans ma préfecture de Macenta. On ne va pas aux examens pour dormir ni pour des pots-de-vin », a-t-il conclu.
Par cette sortie musclée, le Directeur préfectoral de l’Éducation de Macenta entend faire de la session 2026 des examens nationaux un modèle de crédibilité et de transparence.
Gilbert Yoma Neyo Tinguiano depuis N’zérékoré kalenews.org





