Le tribunal correctionnel de première instance de Labé a rendu son verdict ce mercredi 4 mars 2026 dans l’affaire impliquant deux élèves majeures poursuivies pour des faits de violences sur une camarade.
Il s’agit de Ramatoulaye Bah et Hadja Kadiatou Barry, toutes deux reconnues coupables. Le tribunal les a condamnées chacune à un an d’emprisonnement assorti de sursis ainsi qu’au paiement d’une amende d’un million de francs guinéens.
Statuant publiquement, contradictoirement, en matière correctionnelle et en premier ressort, le tribunal, après en avoir délibéré, a relevé, au titre de l’action publique, qu’il ressort du rapport médico-légal en date du 6 février 2026 que l’incapacité totale de travail (ITT) est fixée à zéro jour.
Les faits, initialement qualifiés de coups et blessures volontaires, ont été requalifiés en violences et voies de fait. En conséquence, Ramatoulaye Bah a été déclarée coupable des faits de violences et voies de fait qui lui étaient reprochés.
Hadja Kadiatou Barry a, quant à elle, été reconnue coupable de violences et voies de fait, ainsi que de mise à disposition de données de nature à troubler l’ordre public ou à porter atteinte à la dignité humaine par le biais d’un système informatique.
Pour la répression, le tribunal a condamné chacune des prévenues à un an d’emprisonnement avec sursis et à une amende d’un million de francs guinéens. Il a également ordonné la suppression des vidéos concernant la victime.
Sur l’action civile, il a été donné acte à Djeinabou Cellou Diallo de ce qu’elle ne sollicitait aucun dommage et intérêt. Les frais de justice sont mis à la charge des condamnées.
Cette décision, rendue par le président du tribunal de première instance de Labé, met fin à la procédure judiciaire engagée contre neuf collégiens, dont la majorité étaient mineurs, poursuivis pour des faits de violences sur leurs camarades.
Boubacar Garki Diallo, correspondant régional de Kalenews.org à Labé.





