Grève de l’intersyndicale : fortes perturbations des cours au lycée Senghor et au collège Yaguine et Fodé

0
24

La journée de ce lundi 1er décembre 2025 a été marquée par la perturbation des cours dans plusieurs écoles dans la commune de Matoto. C’est une conséquence de la grève déclenchée par l’intersyndicale de l’éducation. 

Au collège Yaguine et Fodé, l’appel à la grève lancée par les enseignants a eu un incident sur les cours. Par contre, la direction affirme avoir réussi à maintenir l’essentiel des activités pédagogiques.

Le principal, Kabassan Condé, explique que sur les 20 groupes pédagogiques prévus, 19 ont fonctionné. 942 élèves étaient présents sur les 1416 inscrits, dont 608 filles. Selon lui, l’ambiance générale reste maîtrisée malgré l’inquiétude que la grève a semé chez les élèves. « je crois que les cours se tiennent correctement et il y’a une bonne atmosphère aussi », rassure-t-il.

Des incidents ont toutefois éclaté pendant la récréation, avec des échanges de pierres entre élèves. Le proviseur minimise la portée de ces événements, qu’il attribue à de simples regroupements spontanés. « Dès que nous avons sifflé, les élèves sont rentrés en classe et les professeurs ont pu donner leurs cours », a-t-il précisé.

Sur la même lancée, Kabassan Condé a lancé un appel pressant au maintien du dialogue social. « À l’endroit des syndicalistes, c’est de continuer comme ils l’ont toujours fait en prônant le dialogue avec l’État. Et ce que je demande aussi à l’État, c’est d’accepter quelques cris de cœur des enseignants. Qui façonne un État ? C’est l’enseignant. Si l’enseignant n’est pas à l’aise, il risque de mal former les enfants. Et quand les enfants sont mal formés, il n’y a pas de développement », insiste-t-il.

Pour Kabassan Condé, l’enjeu dépasse les acteurs immédiats. « nous prônons le dialogue. Nous voudrions qu’il y ait la paix et la quiétude sociale, afin que ces enfants qui sont les futurs cadres de nos communes, puissent mieux étudier dans de bonnes conditions. Cela n’arrange personne si les enfants souffrent. Ni l’État, ni le syndicat. C’est l’avenir de demain. Tout le monde doit se battre pour que ces enfants puissent étudier correctement ». 

Au lycée Léopold Sédar Senghor, enseignants absents et proviseur silencieux

La situation n’était guère différente au lycée Léopold Sédar Senghor. D’après les informations recueillies et confirmées par le secrétaire général de la SNE, l’une des structures en grève, 10 des 16 professeurs programmés avaient pris service. Dans plusieurs salles de classe, la majorité des enseignants restaient absents.

Au moment où nous quittions les lieux, de nombreux élèves quittaient déjà l’établissement pour rejoindre leurs domiciles.

Mansaré Soumah Naby Moussa

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici