Le Syndicat National de l’Enseignement Franco-Arabe de Guinée – Snefag tient à rassurer l’opinion publique : il n’y a point de crise profonde au niveau du mouvement syndicale de l’éducation, mais une simple divergence de vue entre le Doyen Aboubacar Soumah, sage averti du mouvement, et le Camarade Pépé Balamou, jeune leader engagé et responsable.
Une unité d’action pour l’intérêt supérieur des enseignants, comme toute organisation humaine, le mouvement syndical peut connaître des moments de flottement. Cependant, l’essentiel demeure : nos leaders se battent tous pour un objectif commun, à savoir la défense des intérêts matériels et moraux du corps enseignant.
Le véritable défi réside aujourd’hui dans l’inertie de l’État. Malgré un moratoire accordé, les trois commissions paritaires tardent à être mises en place. Il est regrettable que les départements ministériels concernés n’aient pas encore posé d’actes concrets. Si le dépôt d’un préavis de grève devient le seul levier pour faire bouger les lignes, cette démarche reste légitime et conforme à nos principes.
Appel à la responsabilité gouvernementale
Nous déplorons que le gouvernement guinéen traite la plateforme revendicative, et plus spécifiquement le Statut Particulier de l’Éducation, comme une priorité de second ordre. Une nation ne vaut que par son école. Il est paradoxal de constater que ceux qui ont la charge de dénouer cette crise privilégient souvent pour leurs propres enfants des systèmes éducatifs à l’étranger ou des écoles privées de haut standing. Cette injustice sociale doit cesser. L’avenir de l’école guinéenne ne doit pas être sacrifié sur l’autel d’intérêts personnels ou administratifs.
Focus sur l’Enseignement Franco-Arabe : Un mépris inacceptable
Monsieur le Ministre de l’Éducation Nationale est appelé à assumer ses responsabilités. Après plus de 100 jours à la tête du département, le bilan en matière de dialogue social reste préoccupant.
À titre d’exemple, l’absence de suite donnée à la demande d’audience du SNEFAG (Syndicat National de l’Enseignement Franco-Arabe de Guinée) pour la réception des lauréats du concours national inter-écoles est révélatrice d’un certain mépris.
L’enseignement franco-arabe représente plus de 21 % de l’effectif du département. Ignorer une telle composante est une erreur stratégique. Monsieur le Ministre, quelle place accordez-vous réellement à l’enseignement franco-arabe dans votre vision ?
Recommandations et Conclusion
Nous lançons un appel solennel au gouvernement pour :
L’ouverture immédiate d’un couloir de négociation sincère et productif.
L’engagement des contractuels communautaires non retenus, par souci d’équité, d’éthique et d’humanisme.
Le dialogue reste le socle de toute stabilité. Ensemble, œuvrons pour une école guinéenne dynamique, pilier du développement socio-économique et prête à relever les défis de la mondialisation et des nouvelles technologies.
Ibrahima MANSARE, PhD.
Secrétaire Général du SNEFAG
