Entre l’accident mortel de la circulation du lundi 29 juin 2026 qui a fait 15 morts,1 blessé grave et celui du mardi 7 juillet 2026 (c’est-à-dire huit jours plus tard) avec 7 tués, ont les remarques suivantes qui nous questionnent:
▪︎ Les deux accidents se sont succédés, chacun par collision due à une série d’imprudences aggravée par l’excès de vitesse;
▪︎ Toutes les victimes mortelles dans les deux cas (au total 22 morts) ont laissé leurs vies sur place;
▪︎ Chacun de ces deux accidents s’est produit entre un poids lourds et un poids léger à usage commercial de transport en commun de passagers;
▪︎ Tous les deux sont survenus sur le même tronçon Kindia – Mamou;
▪︎ Dans les deux cas, l’un a choisi 1h après minuit pour se produire et l’autre à 1h après midi.
Le premier a lieu sous la pluie et le second en plein soleil, au cours desquels le sang humain a abondamment coulé à même sur la chaussée;
▪︎ Tous ces deux événements tragiques continuent de défrayer la chronique dans l’indifférence apparente de nombreux usagers de la route sur le même axe.
ll ressort de ces remarques que malgré la répétition des faits, dont les nouvelles n’échappent à personne, les accidents graves de la circulation peuvent presque nous frapper quand ils voudront et comme ils voudront.

Les mesures parcellaires, encore moins non appliquées, après la commission de chaque accident grave de la circulation ne sauraient être la solution appropriée contre cet état de fait.
Au contraire, le meilleur remède contre les accidents de la route demeure toujours le respect constant de tous les principes de la sécurité routière par tous les usagers de la route et par tous ceux qui sont en charge d’élaborer et de mettre en application des stratégies qui tiennent effectivement compte de tous les aspects de la problématique des accidents de la route dans notre pays.
Réfléchissons et agissons ensemble pour mieux protéger des vies sur nos routes.
Par Balla Moussa Konaté, Ingénieur des ponts et chaussées.