La ville de Mamou, située à près de 300 kilomètres de Conakry, a abrité ce week-end la cérémonie officielle de lancement du concours de recrutement des enseignants. L’événement a été présidé par le ministre du Travail et de la Fonction publique, Faya François Bourouno, en présence de la ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Bintou Keita.
Au total, 39 260 candidats affrontent les épreuves pour 6000 postes. À cette occasion, le ministre Faya François Bourouno a expliqué que l’organisation des épreuves dans les chefs-lieux des régions administratives s’inscrit par la volonté du gouvernement de rapprocher les services publics des citoyens et de garantir l’égalité des chances à tous les candidats.
« Le capital humain constitue aujourd’hui une priorité majeure pour le président de la République. Le gouvernement est mobilisé pour investir davantage dans le secteur éducatif », a-t-il déclaré.
Selon le ministre, le déficit d’enseignants enregistré dans plusieurs établissements scolaires a conduit les autorités à mettre en place un programme spécial de recrutement, afin de renforcer les effectifs et d’améliorer les conditions d’enseignement et d’apprentissage. Faya François Bourouno a également rappelé que les instructions du chef de l’État visent à faire du recrutement régionalisé un principe dans l’organisation des concours de la Fonction publique.
Dans cette perspective, Conakry n’a pas été retenue comme centre d’examen. Les chefs-lieux des régions administratives ont plutôt été privilégiés pour permettre aux candidats de composer dans leurs régions respectives et favoriser une meilleure équité dans l’accès aux emplois publics.
« C’est une autre approche de prestation des services publics, en garantissant les conditions d’équité, d’égalité de chances, de transparence et en promouvant le mérite », a souligné le ministre.
Cette démarche vise ainsi à limiter les inégalités entre les candidats et à renforcer la confiance dans les procédures de recrutement au sein de l’administration publique.
Le chef du département du Travail et de la Fonction publique a insisté sur l’importance de sélectionner les meilleurs profils pour répondre aux besoins des établissements scolaires et contribuer à l’amélioration de la qualité de l’éducation en Guinée.
Pour assurer la crédibilité du concours, les autorités affirment avoir mobilisé les moyens logistiques et techniques nécessaires. De l’appel à candidatures à la validation des dossiers, en passant par l’organisation des épreuves, les différentes étapes ont été préparées dans le souci de garantir la transparence du processus.
Satisfait du déroulement des opérations à Mamou, Faya François Bourouno a salué l’implication des autorités régionales dans l’organisation du concours.
« Nous constatons une organisation parfaite. Il y a du calme, de la sérénité et tout le matériel nécessaire est disponible. Nous souhaitons que les opérations se déroulent dans les meilleures conditions et bonne chance à tous les candidats », a-t-il déclaré.
Le ministre a par ailleurs réaffirmé que seuls les candidats ayant obtenu les meilleurs résultats seront retenus à l’issue du processus, conformément aux principes de mérite, d’équité et de transparence défendus par le gouvernement.
À travers cette opération de recrutement, les autorités guinéennes ambitionnent de réduire significativement le manque d’enseignants dans les établissements scolaires du pays.
Au-delà du renforcement des effectifs, ce recrutement constitue un enjeu important pour l’amélioration de la qualité des enseignements et des apprentissages sur l’ensemble du territoire national.
Kalenews.org
