À l’occasion de la présentation de la quatrième déclaration d’observation électorale, ce dimanche 31 mai, à l’issue des élections communales et législatives, Gabriel Haba, président du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG), a salué le climat apaisé ayant marqué le processus électoral tout en appelant à une utilisation responsable des réseaux sociaux.
Devant les observateurs et les acteurs impliqués dans le suivi du scrutin, le responsable de la société civile a exprimé ses préoccupations concernant l’usage des plateformes numériques durant les périodes électorales. Selon lui, certains utilisateurs contribuent à exacerber les tensions au lieu de favoriser un environnement propice à la paix et à la cohésion sociale.
« Aujourd’hui, l’un des problèmes que nous avons, c’est la mauvaise utilisation des réseaux sociaux. Au lieu qu’on utilise les réseaux sociaux pour apaiser le processus, vous allez voir certains trouvent le moyen d’utiliser les réseaux sociaux pour faire des escalades ou pour chercher à jeter de l’anathème sur ceux qui fournissent, ceux qui contribuent à aider le pays dans le but d’atteindre les objectifs de notre processus électoral », a-t-il déclaré.
Gabriel Haba a rappelé que l’objectif principal demeure l’organisation d’élections transparentes dans un climat de paix et de quiétude sociale. Il a ainsi invité les citoyens, les médias et les acteurs de la société civile à poursuivre les efforts de sensibilisation afin de préserver les acquis enregistrés au cours du processus.
Le président du CNOSCG s’est particulièrement félicité de l’absence de violences majeures pendant les différentes consultations électorales récemment organisées en Guinée. Pour lui, cette évolution constitue un signe encourageant de la maturité démocratique du pays.
« Ce qu’on a constaté durant les trois processus que la Guinée vient de connaître en matière de paix sociale et de maturité démocratique, il faut que cela continue à caractériser notre pays. On ne pouvait jamais estimer que la Guinée peut organiser une élection sans qu’on ne parle des morts », a-t-il souligné.
Faisant référence au passé électoral souvent marqué par des tensions et des affrontements, notamment lors des scrutins locaux, Gabriel Haba a estimé que le principal acquis de ces élections communales et législatives reste le maintien de la paix.
« Pour celui qui connaît le passé de ce pays, sans qu’on ne parle des affrontements, surtout les élections locales qui sont les élections les plus agitées du pays. Donc le premier acquis pour lequel la Guinée doit se féliciter, c’est la paix qui caractérise le processus », a-t-il conclu.
Mansaré Soumah Naby
