Violences en Guinée : Un groupe de filles et femmes des partis politiques hausse le ton

Le cadre de concertation des filles/femmes des partis politiques de Guinée (CCFPPG) était face aux de médias, ce lundi 03 janvier 2020. Cette plate-forme regroupant des femmes des partis politiques exigent la justice pour les violences enregistrées lors des différentes manifestations, à travers une déclaration rendue publique au ¹¹1cours de cette conférence de presse.

« En tant qu’actrices de la vie politique, nous filles et femmes des partis politiques de la République de Guinée, prenons l’initiative d’interpeller tous les acteurs sociopolitiques par rapport à la crise que traverse notre pays depuis plusieurs mois » a dit Mme Sent Tinamou.

Dans la même déclaration, Ce cadre a lancé un appel vibrant au président de la République Alpha Condé et de son gouvernement, aux institutions nationales et internationales, aux acteurs politiques (opposition et mouvance), à la société civile, mouvement syndical, et au leaders religieux, afin que les événements tragiques auxquels la Guinée fait face ces derniers temps, notamment la violence faite aux femmes par les forces de sécurité, les tueries de manifestants et la destruction des biens publics et privés, cessent immédiatement.
« Le C.C.F.P.P.G exhorte le gouvernement à prendre toutes les dispositions afin que des enquêtes indépendantes soient faites pour identifier, arrêter et traduire en justice pour répondre à leur forfaiture, les auteurs et instigateurs des crimes commis lors des différentes manifestations. Ce, conformément aux lois de la République ».

Il demande également à l’État de jouer davantage son rôle de garant des libertés individuelles et collectives, et de la justice sociale au bénéficie de tous les citoyens.
Car, si la paix et la quiétude sociale constituent la condition sine qua none de tout progrès, les viols, les tueries de nos enfants et la destruction des biens publics et privés ne peuvent profiter à personne, «sinon que de remettre notre pays au point zéro » ajoute la porte parole.
De sa par sa voix, le CCFPPG invite les acteurs à s’inscrire dans une logique de dialogue et d’apaisement pour une sortie de heureuse de crise. Il demande des enquêtes de ces crimes et surtout les violences faites aux femmes-filles par nos forces de sécurité afin de les juger conformément aux actes commis.
Également, il (CCFPPG) demande justice pour toutes les victimes et réitère un engagement ferme de poursuivre le combat pour l’atteinte d’une justice pour tous et de la quiétude sociale.
«Nous voulons la justice, car il n’ y a de paix quand il n’y a pas de justice.»

Le cadre de concertation des filles/femmes des partis politiques de Guinée a été créé le 21 mars 2009 lors d’un atelier stratégique organisé par le NDI afin de faciliter le partage d’expériences entre filles et femmes des partis politiques, en vue de les qualifier davantage.

Mouctar Kalil Camara

In the news
Load More
%d blogueurs aiment cette page :