Triste fin pour l’UFR, le parti de Sidya Touré est en voie de disparition après les départs de Baïdy Aribot, Deen Touré…

C’est un énième coup dur que vient d’enregistrer le parti UFR en prélude aux élections législatives. Après le départ très inattendu de Baïdy Aribot, Secrétaire Exécutif du parti d’alors, plus rien ne va dans le parti de Sidya Touré. D’importants départs et non les moindres dans le parti ont été signalés ces derniers temps.

C’est une triste fin qui s’annonce pour ce parti qui se meurt à petit feu et sans jamais créer un quelconque exploit encore moins dépasser les bornes de sa plus grande gloire. Le parti connait une dégringolade qui tend vers une disparition très tragique.

L’UFR, contrairement aux clichés cliniquement soignés, fait face à une galère sèche inédite. Galère de militants, galère de finances et galère de ponctualité ou d’assiduité politique. A force d’être partout, le parti se retrouve nulle part. Mais, pour des raisons de survies politiques, cette formation a besoin de verser dans la surenchère et surfer sur les crises pour exister dans le débat politique alors qu’elle est au fil des temps devenue son propre cauchemar. Elle est de nos jours à l’image de cette jolie demoiselle du quartier mais qui très malheureusement malgré sa beauté, n’est convoitée par personne. C’est l’une des conséquence très fâcheuses de l’incohérence de son leader qui s’aligne non pas par objectivité mais en fonction de ses propres intérêts au détriment de la volonté du plus grand nombre.

L’UFR traverse un moment très incertain de son histoire. Le parti se déplume et fond comme un morceau de glace sous le soleil. Et il a été aujourd’hui comme dans le passé un appoint qui n’a jamais réussi à attirer un grand monde malgré le passé glorieux de son président qui vieillit à son poste en même temps que le parti et refuse de céder malgré le poids de l’âge avec sa fébrile santé.

La maladroite décision portant exclusion de Baïdy Aribot a précipité la chute de manière libre et fracassante du parti avant l’heure.
Des mois après son exclusion sur un fondement d’humeurs qui fait preuve d’ailleurs d’immaturité et d’irréalisme politique aujourd’hui, c’est au tour du Dr Deen Touré et l’honorable Aly Doumbouya de claquer la porte. Eux qui servaient de segments pour renforcer le vieux moteur (ufr) finissant, quittent à leur tour.
Des jeunes communicants DK Camara, Ismaël Gassime Kalissa et d’autres ont boudé l’UFR au profit de Baïdy Aribot. L’UFR se désagrège et chute dangereusement.
Alors que dans un passé récent, ce parti incarnait la crème de l’intelligentsia guinéenne et suscitait assez d’espoir pour un changement qualitatif dans le débat politique et ses enjeux démocratiques.
Triste de voir de nos jours, que le parti se meurt lentement par la seule volonté de son Président animé de mauvaise foi et très parfois très égotique.
La Présidentielle de 2020, le souci majeur pour Sidya Touré ?
A l’UFR, des anciens accusent Sidya Touré d’être un nombriliste qui veut tout pour lui, rien pour ses proches. Selon eux, le refus de Sidya Touré pour participer aux législatives s’explique par plusieurs raisons.

D’abord, ils affirment que Sidya est bien conscient que son parti a perdu du terrain. Son électorat a été morcelé et agressé par des partis aux grandes ambitions et très constants.

En dehors des agitations intempestives de son fédéral de N’Zérékoré en l’occurrence, Cécé Loua, l’UFR existe beaucoup plus dans les médias et réseaux sociaux que sur le terrain politique. C’est pourquoi, Sidya Touré ne voulant pas prendre ce risque qui pourrait lui porter un grand préjudice à décider de se cacher derrière la décision du FNDC pour justifier sa non participation. Alors que le manque de candidats potentiels et la crainte de perdre seraient les vraies motivations.
En plus, toujours aux dires des cadres de son parti, ils estiment que Sidya Touré mise beaucoup plus sur la Présidentielle de 2020 où, il espère avec sa propre notoriété, ratisser large. Il ne souhaite donc pas mettre suffisamment d’argent dans les législatives qui ne lui apporteront pas grand-chose.

C’est un refus stratégique et égoïste. Il ne fait pas confiance à ses poulains et il ne veut non plus laisser des plumes dans un duel qu’il s’avoue déjà vaincu.

A quand le réveil des militants pour le destin de leur parti en main ?

Si rien n’est fait à temps, l’UFR risque de disparaitre à jamais dans le répertoire national des partis politiques guinéens.

Sanfa Malal Barry dans L’Observateur

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