Tribune: Madic 100 Frontières et Grenade snobent leurs avocats sans le moindre MERCI

C’est un fait qui a retenu mon attention. Cela peut paraitre anodin et inaperçu chez bon nombre de personnes.
A la faveur d’une grâce qui leur a été accordée par le chef de l’Etat, Professeur Alpha Condé à qui ils ont demandé pardon, Mamady Condé ( Madic 100 Frontières), Boubacar Diallo ( Grénade) Souleymane Condé et Youssouf Dioubaté sont désormais libres de tout mouvement.
Quelques jours et heures qui ont suivi cette libération, ces anciens locataires de l’hôtel cinq étoiles de Coronthie ont communié avec leurs proches, amis et parents.
Ils ne se sont pas limités là.
Les sieurs Madic 100 Frontières et Grenade ont surpris plus d’un. Ils sont passés en boucle chez certains hauts dignitaires du régime à la surprise générale des militants de leur formation politique d’origine, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), principal parti d’opposition du pays.
Des photos ont été prises dans le bureau chic de Baidy Aribot, vice-gouverneur de la Banque Centrale, des retrouvailles au village PRAC de Youssouf Sampil et que je sais-je encore !
Le seul bémol dans leur démarche, ces deux pensionnaires de la maison centrale ont snobé les avocats qui ont assuré leur défense.
«La reconnaissance est l’œuvre des grands hommes», dit-on. Cette maxime semble être méconnue par les deux compagnons d’infortune qui doivent la majeure partie de leur libération à ces hommes en robe noire.
Pour ne frustrer personne, les avocats maître Salifou Béavogui, le bâtonnier Mohamed Traoré, maître Pépé Antoine Lama, maitre Thierno Souleymane Barry et Cie méritaient mieux. Car, ils ont tout abandonné, lésé d’autres clients, passé des nuits blanches à fouiller le lexique juridique pour trouver l’expression JUSTE qui allait concourir à la libération de ces anciens détenus.
Un simple déplacement pour leur exprimer la reconnaissance dont ils méritent suffisait pour adoucir leurs cœurs qui ont été meurtris par des décisions de justice montées de toute pièce.
La vie en est ainsi faite. Continuez à défendre les innocents parmi lesquels figuraient le tandem Madic 100 Frontières et Grenade.
Seule l’histoire vous donnera raison.
Siba Guilavogui, journaliste et activistes des droits humains

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