Tribune : le défi de la cohésion sociale en Guinée (Thiam  Alseny)

Depuis les indépendances la société Guinénne a connu pas mal de déchirement sociaux qui ont mis à mal le tissu social.

La première République a laissé des plaies béantes que la seconde n’a pas pu résoudre, il est nécessaire que les Guinéens cultivent le pardon, s’acceptent en tant que compatriotes et cultivent la paix. Nombreux sont les pays qui ont connu des violences politiques, des pays comme le Rwanda en Afrique, en Europe les pays baltes, où même l’Espagne sous Franco,des pays comme le Chili ont connu des crises sociales majeurs mais ont réussi à se relever et construire des sociétés qui s’acceptent.

Pourquoi en Guinée nous n’arrivons pas à refaire société ? je pense qu’en Guinée il y a un replis sur soi,les communautés font bloc et refusent l’ouverture à l’autre, le pas vers l’autre qui permettrait d’aller vers une nouvelle page de notre histoire et de faire le deuil des périodes passées.

La cohésion passe aussi par “une socialisation” primaire au service de l’unité, c’est à dire que la famille doit dans l’éducation développer l’altruisme des enfants, leurs ouvertures aux autres communautés et non un repli sur la sphère familiale, l’éducation civique doit aussi revenir dans les programmes afin que les jeunes des nouvelles générations aient le sens du civisme, du respect de la loi, et surtout du respect de la dignité de chaque individu.

En plus de l’éducation des nouvelles générations, la cohésion sociale passe par une prise de responsabilité des acteurs de la vie du pays dans toutes les sphères, du chef de famille aux chefs des institutions Républicaines chacun doit cultiver le respect de l’autre, l’altruisme, la révérence afin de tendre vers une société la plus harmonieuse possible, car c’est la somme des agissements au niveau micro-social qui conduira à une société au niveau macro plus unie à défaut d’être solidaire.

Enfin je pense qu’un effort doit être fait au niveau des langues locales, afin qu’une des langues soit parlée de tous, car c’est au travers d’une langue commune qu’on peut developer des émotions communes, un tissu commun, des valeurs et un patrimoine propre qui nous distingue d’autres peuples.

Somme toutes pour faire peuple il faut que chacun trouve la force dans son fort intérieur d’aimer l’autre et ce quelques soit les différences de base, il faut construire, ses carrefours, des ponts et des points de convergence pour que la Guinée devienne une société où la cohésion sociale faciliterait une base de développement et de prospérité.

Thiam  Alseny

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