Tribune : La ridiculisation en nature, un fait social contre-productif

Dans un procédé sociologique objectif, je voudrais essayer là, de m’attaquer à un phénomène social très rependu.  Ce phénomène consiste à coller des clichés sur l’autre, soit sur sa profession; son métier, sa spécialité ou sur sa catégorie sociale. Il se caractérise par la mauvaise éducation dans la famille ou dans l’école; par l’ignorance, par  la faiblesse d’esprit, par l’environnement social car, lorsqu’un individu reçoit une bonne éducation dans une sphère sociale sereine; il saura respecter, aimer, vivre avec les autres et les comprendre.

Le fait de voir l’impact catastrophique de ce fléau, me lance objectivement vers sa dénonciation préméditée et immédiate.  J’ai constaté depuis mon enfance, lorsque je faisais encore l’école primaire, qu’il y’avait toujours là à coté; des louches qui prétendaient être les meilleurs, des meilleurs qu’on ne doit jamais dépasser quel que soit la nature de notre effort physique, mental ou énergétique.

Ce genre d’esprit les poussait à banaliser, ridiculiser, stigmatiser jusqu’à même se conduire en bagarreurs contre les autres élèves. Ils étaient prêts à tout pour être appelés tout simplement les maîtres, les indépassables, les intouchables. Toute fois qu’ils voient une personne vouloir sortir de l’aune pour dépasser les limites ils le pointe du doigt.

Ce qui est plus révoltant dans tout ça, ce que je pensais que ce genre de comportement s’était arrêté juste à l’enfance, jusqu’à ce que je vois hier quelques individus entrain de ridiculiser certains groupes de personnes par le fait de leur spécialité, de leur couleur de peau, de leur langue, de leur identité culturelle. Je me suis dis alors là, nous avons un combat à livrer contre ce genre d’idées, on doit intellectuellement engager des posts pour démontrer objectivement la meilleure voie dans le vivre ensemble.

Cependant, la société est composée de plusieurs fragments qui se cohabitent régulièrement, elle est aussi un tissu très délicat qui mérite notre attention, notre préservation et notre renforcement. Elle ne supporte pas les bousculades, les railleries, les tensions ni les moqueries, non pas parce que ce genre de  comportement fait mal mais aussi parce ce qu’il est contre-productif. Y’a combien de personnes qui ont laissé leurs activités personnelles ou professionnelles qu’ils aimaient tant par la faute des louches, ils ont tous finies par être déloger de leurs jobs. Chez nous, on peut compter ça par centaines, car toute personne ne faisant pas ce qu’ils font, est susceptible d’être mit dans le moulin des moqueries infantiles.  

N’avez-vous pas été une victime de ce genre de comportement un jour ? Qu’aviez vous ressenti en cet instant?  N’aviez-vous pas été dérangé quelque part ? Oui bien sûr que, vous allez me dire si votre objectif est bien fixé; vous n’avez rien à foutre avec des railleurs de profession, c’est leurs option de vie ! C’est ce que vous allez me dire éventuellement, mais bon; moi j’estime qu’on doit tout simplement accepter de respecter les choix des autres dans notre société, nous devons avoir le sens d’encouragement, la volonté d’aider, la faculté d’initiative et de proposition. Il y’a beaucoup de choses qui peuvent être à la place de ce genre de comportement incivique.

En outre, je vais essayer de traiter ce phénomène par le plan suivant:

  1. Définir le concept dans sa logique linguistique et sociologique.
  2. Délimiter les causes essentielles de ce fléau dans ses racines sociales.
  3. Démontrer des exemples topologiques de ce phénomène.
  4. Proposer des luttes curatives pouvant servir de vaccin contre ce symptôme viral.

Je ne vais surtout pas utiliser des notes de bas-page ici, juste pour faciliter le focus dans la lecture. Donc je vais directement commencer de traiter ce sujet que, je prétends être une maladie cosmologique qui ne laisse pas l’esprit tranquille.

  1. La définition du concept:

La ridiculisation est définie dans Larousse par: «Rendre quelqu’un, quelque chose ridicule, en faire un objet de risée, se moquer de… », Cette façon de faire, peut s’en prendre sur plusieurs facteurs sociaux, professionnels, artisanaux ou sur même des personnes physiques en questions.

De fois, les louches peuvent s’attaquer  à des professions comme le journalisme; le  traitant de brouhaha. D’autres fois, ils s’attaquent à des artisans; comme aux forgerons ou aux menuisiers, en les traitants de subalternes ou d’esclaves. Ils s’en prennent quelques fois aussi à des individus, comme les politiciens ou les professeurs, les traitant de faibles, insoucieux ou de sales misérables.

Le mot ridiculisation peut avoir beaucoup de synonyme dans le français moderne,  ils sont entre autre: la dérision, la moquerie, la caricature, la raillerie, l’ironie, le sarcasme, le persiflage. C’est sont des mots qui sont utiliser pour manifester plusieurs formes de révocations sociales, d’exclues et d’excommunications.

Les divisionnistes  sont des rigollots par excellence, ils observent les styles des gens, les manières de démarcations, leurs statuts sociaux pour s’adapter à leurs mesures afin de les collé des étiquettes dérisoires. Ils peuvent utiliser des surnoms comme ils peuvent aussi s’attaquer aux points faibles des gens.

C’est pourquoi d’ailleurs, je considère ce phénomène comme un fait social, car il est devenu une maladie pure est simple. Sociologiquement, Selon Durkheim, le fait social dans une société est donc, un phénomène suffisamment fréquent pour être dit régulier et suffisamment étendu pour être qualifié de collectif; c’est-à-dire qui est au-dessus des consciences individuelles et qui les contraint par sa préséance.

Vu que ce phénomène s’avère contre-productif, nous visons ensemble de le dénoncer, de l’évacuer  de notre société car, ce n’est pas la meilleure façon pour établir un climat de cohésion sociale.

Mais pourquoi y’a-t-il toujours des imposteurs qui sont là à coté pour mystifier ou se moquer ? Y’a-t-il des indicateurs sociaux à l’origine de cela ? On répond scrupuleusement  à cela dans le point suivant:

  1. Délimitation des causes de ce phénomène dans la société:

Ce phénomène est amplifier par plusieurs facteurs émancipateurs, c’est pourquoi je vais tout d’abord essayer ici de mettre en exergue les éléments clés parmi ces causes bases et essentielles.

  1. L’ignorance: l’ignorance mène objectivement à toute activité indésirable dans une société donnée. Elle pousse à ridiculiser, se moquer et même détester tout ce qui ne l’a pareil pas facultatif. Elle ne peut pas définir les choses d’une manière scientifique mais elle passe par tout les moyens pour les coller des étiquètes et des clichés, c’est d’ailleurs la manière la plus profane de l’holographie conceptuelle des choses.

Cette ignorance qui n’est même pas apte à clairement imaginer à plus forte raison que de décrypter ou de juger, devrait d’abord faire preuve de patience dans l’apprentissage, dans l’étude, dans la cruauté et dans la dimension perspective des formes et des natures des actions sociales afin de ressentir leurs juste importances et valeurs.   

Elle devait apprendre à comprendre l’impact effectif des agents sociaux, des métiers et des comportements dans la sphère public, au lieu de se transformer en juge social  et créer une sorte de racisme social, de haine de l’autre et de controverse malsaine.                                                                                                

  • L’orgueil: elle est dénommée ici la folie de grandeur, c’est la pire mégalomanie, elle consiste à voir tout par le bas de l’épaule. C’est une illusion pathogène portée sur la réalité actuelle des êtres et des choses. Elle est due à une conception erronée des valeurs,  des mesures et des tailles.

Elle renverse l’échèle, démode  l’ordre et les normes naturelles des choses. Elle se voit supérieure sur tout ce qui existe au tour d’elle, même si elle n’est absolument rien.

Cependant, elle tire par la queux en ridiculisant toute personne qui grandisse, émerge et évolue. Le malaise de cette manière de se comporter vient d’où l’on ne peut savoir si l’on est ou pas, car c’est une aptitude qui évolue peu à peu jusqu’à ce qu’elle devienne enracinée et irrémédiable.

  • L’incivisme: c’est une forme de manouvre conçue par la mauvaise éducation en bas âge. Si un agent social n’apprend pas les bonnes manières lorsqu’il était aussi très jeune, il serait très difficile de le réinventé à nouveau.

L’agent social, doit être initié, enseigné, intégré et montré le bon sens lorsqu’il est fertile, le moment où il est encore sceptique à tout sujet. C’est en ce temps là, qu’on puisse le former dans le cadre du vivre ensemble, sinon il va personnellement se forger un caractère quelconque, qui le pousseras à renverser les mesures sur lesquelles la société est fondée.

L’incivisme, c’est de ne pas connaitre les règles sociales, les bases sur lesquelles une société est ordonnée. C’est d’être en quelque sorte loin de la réalité sociale, cela est appelé incivisme éducationnel. Par contre, y’a une autre forme d’incivisme qui est appelé aussi incivisme orgueilleux, il consiste à réfuter les règles sociales par malhonnêteté et absurdité et non par méconnaissance.

Il se met à ridiculiser, à saboter tout ce qui n’est pas profane ou mondaine. L’incivisme peut détériorer tous les fondements sociaux, créer des agents pathogènes qui peuvent dégrader la formation des normes.

  • La faiblesse: c’est un agent irritatif, un germe de pathologie qui pousse à révolter contre toutes et tous. Sa seule force est la ridiculisation inconditionnelle de tout ce qui essaye de faire un pas vers l’avant. Le faible en question, voit en lui que la nature n’est pas juste, il se pose fréquemment et successivement des questions du comment jusqu’au pourquoi. tout son regard est braquer vers le pourquoi de la force du meilleur et le comment le réduire en taré.

C’est pourquoi d’ailleurs, sa force de détracteur par excellence se cache derrière sa faiblesse sociale.

Il se transforme en radio privée non tarifaire dans le cadre de suspicion, de ridiculisation, de stigmatisation, de représentation erronée de toutes les figures emblématiques de la société. Pour lui il est le centre de l’univers et tout ce qui le parait étrange est dénaturé.

  • L’oisiveté: selon Voltaire, tout citoyen oisif est un fripon. Il voulait tout simplement montrer combien de fois l’oisiveté est amère. C’est un caractère social lamentable, générant toute forme d’irrégularité comportemental car, l’esprit de l’oisif est très vigilant pour décortiquer tout ce qui se passe à travers. Il est prêt à tout rappeler, raconter, peser à sa façon de voir et partager l’information.

L’oisiveté est plus dangereuse que toutes ces formes qu’on vient de citer, car l’oisif peut être orgueilleux, ignorant, faible et incivique. L’oisif est le pire des agents social qui existe selon ma thèse. Il ne fait aucunement rien mais, ceux qui travaillent n’auront nullement de paix de sa part, il fait guerre à tout le monde à tout moment, qu’Allah nous en préserve. Il est tout simplement un agent frustré.

Pour mettre l’indexe sur les conséquences de ce fléau, il faut absolument parvenir à des exemples démontants que cette forme d’habitude est contre-productif.

  1. Démonstration des exemples topologiques de ce phénomène:

Dans notre société il y’a beaucoup d’exemples de ce type de mesure, mais on va juste se limiter à trois:

  1. Dans le cadre informel: chez nous, toute personne qui travaille dans le secteur informel est traité de moins que rien. Les forgerons à titre d’exemple, les cordonniers, les pécheurs traditionnels, les ramasseurs de fagots, les creuseurs de carrés, les maçons, les opérateurs de nettoyage de l’environnement, les éleveurs, les agriculteurs, tous sont prit pour des nuls. alors qu’ils font bouger les choses et aident à façonner le quotidien selon leur mieux sans tendre la main aux autres membres de la société. C’est pourquoi d’ailleurs, ils méritent notre encouragement et non d’un regard rabaissant.
  2. Dans le domaine professionnel: les agents toxiques qu’on a cités ci haut, sont des matérialistes pure et simple, cause pour laquelle ils s’en prennent aux professeurs, aux sages-femmes, à la police communale, aux syndicalistes et à tout professionnel n’ayant pas un grand rendement mensuel dans son travail rémunéré.
  3. Dans le secteur spirituel: là aussi ils s’en prennent aux opérateurs moraux, ils ridiculisent les imams, les muezzins, les prêcheurs et toute autre personne s’accoutumant à s’occuper du maintien de l’ordre religieux et coutumier.

Ils ont diverses formes d’appellations pour ces gens, tout simplement par qu’ils ont des maigres imageries mentales inaptes à voir la sagesse divine, juridique ou philosophique dans l’ordonnancement des choses.

Il y’a plusieurs d’autres exemples que je n’ai pas touché ici, car pour moi, le lecteur connait beaucoup d’autres exemples dans ce cadre, il suffit juste qu’il soit informer de ce qui se passe dans son environnement.

Comme nous le constatons bien; le phénomène est pénible, c’est une fracture sociale désamorçant, qui empêche la tranquillité de se faire valoir dans la vie des gens. Certains me diront que la ridiculisation est un élément générateur d’énergie, qui peut aider beaucoup de personnes à se dépasser. Je serais très d’accord à ce genre de propos si seulement l’intention de l’agent toxique était ça mais, sa velléité est conçue pour rabaisser, déployer des symptômes et rendre très médiocre.

Dans ce titre suivant, je vais m’y mettre pour proposer des solutions pratiques et typiques à ce fait social.

  1. Proposition de luttes curatives pouvant servir de vaccin contre ce symptôme viral:

Il y’a trois façon pour éradiquer ce type de phénomène de nos sociétés. On va mettre en exergue ces trois vaccins sociaux thérapeutes puis éventuellement proposer d’autres précautions nécessaires.

  1. La déférence: elle signifie trois sens:
  2. La considération: qui est une forme de respect accorder à un être égal ou supérieur à soi.
  3. La dévotion: qui est de fois une forme d’amour qui résulte de la vénération.
  4. L’affection: elle est une admiration adressée à une personne quelque soit par une causalité ou non.

Ces trois formes d’implication sociale pourront formuler une manière très productive dans la réédification de la perceptivité de l’autre. Cette forme se base sur le respect mutuel dans la sphère sociale partagée.

  • Le sérieux: ici le sérieux n’est pas forcément anti-ludique mais, c’est une forme d’adoption comportementale qui vise à animer l’amour du travail, l’encouragement mutuel, l’entraide, la cohésion, l’harmonie et la vivacité. Le sérieux ici est une réserve contre la médisance, l’escroquerie, l’oisiveté et la détresse.

Cette manière d’harmonisation sociale appelée ici sérieux, vise à refonder l’imagination, les figures holographiques de la pensé et les représentations imaginatives portées sur l’autre pour une meilleure façon de vivre ensemble.

  • La complémentarité: la complémentarité que je souligne ici, c’est un mode de sécurité sociale, qui consisterait non seulement à générer un respect mutuel et un environnement paisible mais aussi le respect du choix, de la spécialité et du dévouement de chaque membre de la société.

C’est un mécanisme d’interconnexion et de fusion. C’est un processus de d’interdépendance sociale, c’est la façon à laquelle on peut ouvrir un dialogue souriant, une bonne ouverture et réceptivité de l’autre.

Je parle ici de l’altruisme, de la reconnaissance du voisin, du principe incontournable du collectivisme affectif.

Chacun de nous a des limites auxquelles il ne peut pas franchir, alors que son voisin s’y opère aisément dans ces domaines là, si y’a simplement une interdépendance compromise entre les deux, chacun pourras-auras ce qui lui manque, renforceras sa faiblesse et combleras son vide.

Le forgeron va fabriquer des haches et coupecoupes, le jardinier va les utiliser dans le jardinage, le cuisinier va aussi s’en servir pour découper ses bois morts.

Le juriste, le sociologue, l’islamologue, le philosophe, le politicien, l’artisan, le syndicaliste et d’autres pourront s’assoir côte à côte pour engager un vrai dialogue social sans dénie ni mépris ni jugement de valeur.

L’oisif du quartier au lieu de rester là à médire, saura aller ramasser de bois morts pour le soupé du soir ou pour revendre et gagner sa propre vie.

Pour conclure: voilà une synthèse, un résumé de ce fait social qui a tant causé de douleur. Dans chaque société y’aura de contre poids bien sûr, des agents pathogènes qui vont empêcher les laboureurs d’avoir la vie tranquille.

Cependant, il faudra vivement lutter contre les démesures, les instigations, les railleries, qui mènent à la haine, le clivage, la détresse, l’angoisse et la désolation. On ne peut pas vivre ensemble pour simplement se causer du tort, se jeter d’étiquètes et des clichés. C’est pour cette raison qu’on doit ensemble tracer ou rappeler les justes mesures du civisme, la valeur ajouté de chaque fragment social qui nous entours.

Sachant qu’on doit ensemble aussi lutter contre l’insatisfaction morale dans nos différentes sociétés. L’être humain diffère de l’animal par le faite de sa capacité de raisonner, car à l’abri du raisonnement on peut se transformer en des loups solitaires ou à des fauves nécrosâtes.

Enfin bref, l’organisation sociale nous requiert harmonie, cohésion, amour, sérieux, respect, fidélité et affection. Nous devons partager l’humanisme entre nous, la philanthropie, l’altruisme pour se développer. C’est un devoir civique, religieux, moral, philosophique et juridique.

Est-ce que réellement on est prêt à partager ce genre de message? Le message de l’humanisme? Avons-nous l’audace d’observer et relater, analyser et essayer de changer? Chaque individu mérite le respect et la considération. Alors faisons preuve d’éveille, de bravoure, j’en suis sûr qu’avec la ferme volonté qu’on puisse tout changer.

Sow Mamadou Bhoye

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