Les habitants de Simbaya École, un quartier situé dans la commune de Matoto, font face depuis plusieurs jours à une situation préoccupante liée à l’accès à l’eau potable. Selon les riverains, l’eau qui coule des robinets est devenue impropre à la consommation, dégageant une odeur nauséabonde, suscitant inquiétude et colère au sein de la population.
D’après plusieurs témoignages recueillis sur place, le problème persiste depuis environ une semaine. Cette situation affecte gravement le quotidien des ménages de ce quartier de la haute banlieue de Conakry, contraints de redoubler d’efforts pour se procurer de l’eau jugée potable.
Interrogée à ce sujet, Hawa Camara, résidente de Simbaya École, exprime son désarroi: «Ça fait environ une semaine que nous sommes confrontés au problème d’eau potable. L’eau qui vient au robinet n’est pas propre et on ressent une odeur nauséabonde. C’est une situation qui nous inquiète vraiment. Moi, je ne dors pas jusqu’au petit matin pour voir si je peux tomber sur de l’eau propre à la pompe, parce que des fois, on tombe sur l’eau propre», a-t-elle expliqué.
Face à cette situation, la citoyenne affirme avoir pris contact avec un responsable local de la Société des eaux de Guinée (SEG). Selon elle, ce dernier lui aurait assuré que des travaux sont en cours: «Oui, j’ai contacté le responsable de cette zone. Il m’a dit qu’ils sont en train de travailler et que bientôt ils vont finir. Mais ce qui nous inquiète, c’est de savoir si l’eau est consommable. À cette question, aucune réponse. Pourtant, la SEG doit communiquer pour le bien-être des citoyens», a mentionné Hawa Camara.
À ce jour, aucun communiqué officiel n’a été publié par la Société des eaux de Guinée (SEG) pour informer les populations sur l’origine du problème, la qualité de l’eau distribuée ou les mesures prises pour y remédier. Une absence de communication qui accentue les inquiétudes des habitants, exposés à de potentiels risques sanitaires.
Les populations de Simbaya École appellent ainsi les autorités compétentes et la SEG à agir rapidement et à communiquer clairement afin de garantir un accès sécurisé à l’eau potable, un droit fondamental pour tous.
Mansaré Soumah Naby Moussa
