Sécurité/Matam : Forum local de sécurité et de prévention de la délinquance à Lansébounyi

Le Renforcement de la gouvernance locale de sécurité est une question transversale où chacun a un rôle à jouer. Mais comment faire participer la population à la réflexion et à la concertation des questions de sécurité ? C’est dans cette optique, que les différents quartiers de la capitale ont initié des forums locaux de sécurité et de prévention de la délinquance en partenariat avec COGINTA et la police de proximité sous financement de l’Union Européenne.

Au quartier Lansébounyi dans la commune de Matam, des femmes, des jeunes, des sages, se sont réunis ce lundi 16 septembre pour discuter des problèmes qu’ils rencontrent dans leur quartier. Même si la population de Lansébounyi n’enregistre pas de crime, elle est souvent confrontée aux problèmes de délinquance « l’abandon des enfants, des fœtus au bord de la mer, on en a rencontré en 2014 et en 2019 ; Sur le pont du rond-point de Donka des handicapés qui s’y trouvent là, on en a combattu, fait appel au gouvernorat qui est venu les déloger de là, mais ils reviennent. En dehors de ça, ce sont des cas de drogue, au port de pêche de Mayorè les enfants se regroupent pour fumer de la drogue, le long des rails du chemin de fer » liste M. Camara Salifou adjoint du chef de quartier de Lansébounyi.

Pour l’adjoint du chef de quartier, la construction d’un autre commissariat outre que Mafanco serait primordial « Nous souhaitons que la police soit à nos côtés, mais permanemment, la répartition qui a été faite aujourd’hui, un policier pour un quartier qui a 5 mille, 6 mille populations c’est un peu faible. Nous sommes un peu loin du commissariat central de Mafanco, c’est pourquoi nous allons solliciter la création d’un poste de police pour les quartiers de Lansébounyi, Domino, Coléah Cité, Coléah centre » propose-t-il.

La COGINTA étant un appui technique aux quartierspour la tenue de ces forums, des émissaires de cette structure ont pris part à cette rencontre « Le ministère de l’administration du territoire et le ministère de la sécurité ont élaboré un guide qui s’accorde sur la résolution des conflits par les chefs de quartier. Un guide qui cadre le dialogue de concertation qui doit exister dans les quartiers. Le chef de quartier doit se faire accompagner par les policiers, par la justice, par les jeunes, les femmes et tous les résidents du quartier » indique Asmaou Barry chargée à la communication de COGINTA. 

Du côté de la police de proximité, l’équipe a compris l’inquiétude de la population et s’engage à être à son chevet pour apporter des solutions pour la sécurité « A chaque fois qu’ils ont besoin de nous, on viendra à leur secours, on essaiera d’augmenter les nombres de patrouilles pour que la sécurité soit assurée davantage. Après le départ des partenaires, nous continueront sur cette lancée pour que le quartier Matam soit dans la sécurité » promet Capitaine Camara El hadj Moussa chef service de sécurité des quartiers de Matam.

Il faut préciser qu’au-delà des discussions liées à la sécurité des quartiers, ces forums ont également pour objectif de renouer le dialogue avec la population et la police.

Hassatou Lamarana Bah

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