Réunion du G7 :L’Afrique de l’Oust francophone, représentée par la Présidente du club des jeunes filles leaders de Guinée

Hadja Idrissa Bah, la Présidente du club des jeunes filles leaders de Guinée était en France pour parler des droits filles en Guinée et de l’Afrique de l’Ouest francophone à la célébration du sixième anniversaire du HCE. Cette invitation du haut conseil à l’égalité entre l’homme et la femme, fait suite aux nombreuses actions que le club a eu à faire sur le terrain. Durant son séjour, l’activiste des droits de la jeune fille a expliqué les problèmes auxquels sont confrontées les filles du pays.

« Il était important pour moi de parler des problématiques notamment les MGF et les mariages précoces. De les faire savoir qu’il y’a beaucoup de choses à faire. Au lieu d’investir dans d’autres pays comme le Sahel, l’Afrique francophone a besoin d’eux. Vous savez au niveau de la tribune internationale, les pays anglophones sont beaucoup plus sollicités et bénéficient de beaucoup d’opportunités alors que nous, nous en avons besoin » explique-t-elle.

Hadja Idrissa Bah a aussi demandé à ce que les ONG féministes de l’Afrique de l’Ouest francophone soient accompagnées dans leur combat « Nous avons demandé à ce que les jeunes féministes de l’Afrique de l’Ouest soient écoutés et que nous participions à tous le processus du G7, ils ont tout de même pris note et ont demandé à ce que je participe à la réunion de CHERPA de Lyon. C’était une occasion de parler devant les hauts conseillers du G7, une façon de promouvoir la francophonie car il n’y avait qu’un seul pays francophone, mais aussi la Guinée n’est presque pas connu au plan international et d’entendre une voix guinéenne pour nous accompagner dans le combat, d’accompagner les organisations féministes» rajoute-t-elle.

Le combat de Hadja Idrissa Bah pour la lutte contre les violences faites aux filles et aux femmes, est salué à l’international. C’est pourquoi elle a été contactée par ‘’SOS Africaines en Danger’’ présidée par une femme de 80 ans qui s’intéresse beaucoup à la question d’excision. La jeune activiste est désormais l’ambassadrice de cette ONG en Guinée, mais aussi en Afrique de l’Ouest.

La mission de Hadja Idrissa Bah, sera de développer cet outil qui est un bus incubateur, dans lequel on retrouve trois composantes notamment « la communication avec des projecteurs, micros et sonorisation pour sensibiliser les villageois, deuxième outil c’est le WI-FI qui sera accessible à tous les jeunes qui vont venir au près du bus et qui vont écouter en même temps, puis il y’a un dispensaire dans le bus qui va soigner les femmes et les jeunes filles qui subissent plusieurs violences. Il y’aura un gynécologue qui aura pour rôle de soigner ces femmes qui en ont besoin » précise-t-elle.

Sachant que l’excision est une question tabou et qui fait couler encre et salive dans nos communautés, l’ambassadrice cette ONG notifie qu’il y’aura une étude de terrain pour connaitre réellement les femmes qui en ont besoin, cibler les exciseuses et former ces femmes pour une activité génératrice de revenus. Ce ‘’bus’’ touchera tous les secteurs, particulièrement les leaders religieux.

Hassatou Lamarana Bah

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