Rapport d’Amnesty international: Le ministre Albert Damatang dénonce plusieurs irrégularités

Le ministre de la sécurité et de la protection civile a récusé ce vendredi 16 avril, le rapport fait par Amnesty international sur les violations des droits de l’homme en république de Guinée.

Selon Damatang Albert Camara, la pluspart de ces rapports sont rédigés par des ONG qui manque d’objectivité dans leurs démarches.

La plus part de ces rapports sont rédigés par des ONG qui ne jouent pas le jeu de la transparence, de l’objectivité, de l’impartialité. Et donc ça ne nous permet pas d’être efficace. On aimerait travailler ensemble avec ces ONG pour obtenir des résultats parce que c’est vrai que tout n’est pas rose en matière de droits de l’homme en Guinée, on est bien placé pour le savoir, mais à condition qu’on travaille ensemble sur des bases saines. Mais malheureusement vous avez dû voir nos réactions par ailleurs, la plus part de ces représentants de ces ONG internationales ici sont affiliées à des partis politiques. Ce qui nous permet pas d’avoir une vision Claire et objective de la situation en Guinée”, a-t-il expliqué dans l’émission MIRADOR.

Le ministre de la sécurité a aussi soulevé ce qu’il appelle des irrégularités.

Ce qui nous réconforte dans notre doute sur la manière de travailler de ces organisations, c’est que justement ces rapports là contiennent pleine d’irrégularités, de fausses informations, d’informations contradictoires. Ça veut dire effectivement que ça nous réconforte dans le fait que ceux qui leurs remontent les informations ne font pas correctement. Quand je prends Amnesty, je me suis positionné sur le rapport d’Amnesty ,quand ils disent que le FNDC a été l’instigateur de manifestation de grand ampleur. Ils n’ont qu’à préciser manifestation violente, c’est volontairement absent, c’est une vérité on ne peut pas le nier. Quand ils disent qu’il a également appelé à boycotter les élections c’est faux, ils ont appelé à empêcher le scrutin et ça c’est important, quand vous dites empêcher, vous violez la constitution, vous violez une disposition du code pénal dont ça justifie qu’on peut vous poursuivre en justice, mais ça ce n’est pas dans le rapport pourquoi”, a-t-il fustigé.
D’autres anomalies reprochées aux rapports d’Amnesty International par Albert Damatang:

16 personnes ont été tuées par les forces de sécurité, alors quelles protestaient contre les résultats du scrutin, c’est péremptoire, c’est Clair, ça ne s’ouvre d’aucun doute. Il y’a 16 personnes qui ont été tuées par les forces de sécurité selon ces organisations. Le ministre de la justice vient de leur écrire, en leur demandant amicalement de nous donner la liste de ces personnes avec les preuves, pour que nous, on initie les poursuites. Parce que nous on a pas eu la chance d’identifier ces personnes“.

Le dernier point qui est extraordinaire, ils disent que le gouvernement n’avait pas communiqué officiellement au sujet des enquêtes ouvertes , mais c’est un mensonge grossier, sur l’année 2020, il y’a plus de 40 communiqués, conférence de presse, déclaration du gouvernement. Parmi ces 40 déclarations, ils en a eu au moins 12 où on annonce des enquêtes.” A précisé enfin.

Mansaré Naby Moussa

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